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Sondage sur le vol d'identité et la cybercriminalité au Québec

Sondage sur le vol d'identité et la cybercriminalité au Québec - Ministère de la Sécurité publique du Québec.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec a publié récemment le premier sondage sur le vol d’identité et la cybercriminalité au Québec.

Ce qui ressort de l'enquête menée auprès de 1100 personnes choisie au hasard parmi la population québécoise (j'ai ajouté du gras sur certains points):

* 877 600 incidents de vol d’identité et de cybercriminalité touchent chaque année la population québécoise en âge de posséder une carte de crédit depuis au moins 12 mois (19 ans et plus).

* 3,2 % des répondants n’associent pas la fraude dont ils ont été victimes à un vol d’identité, malgré la présence de tous les critères requis par les experts dans ce domaine. Une telle méconnaissance de ce que désigne le terme « vol d’identité » risque de s’avérer problématique lors de la promotion de programmes de prévention auprès du grand public.

* 5,7 % de la population québécoise a été victime au cours des 12 derniers mois d’un vol d’identité avec préjudice financier, ce qui correspond à un nombre estimé de 338 000 incidents pour 2006-2007.

* Le type de vol d’identité qui se détache nettement de notre échantillon est l’utilisation frauduleuse de cartes de débit ou de crédit, avec 3 % de victimes parmi la population québécoise au cours des 12 derniers mois.

* L’unique variable sociodémographique semblant être associée à la victimisation vis-à-vis du vol d’identité est le niveau de revenus du foyer : des revenus élevés sont associés à des risques accrus d’être victime d’un vol d’identité.

* 52 % des victimes d’un vol d’identité sont capables d’indiquer comment, selon elles, les fraudeurs se sont approprié leurs données personnelles.

* Le clonage de cartes de débit et de crédit semble représenter à l’heure actuelle le problème principal en matière d’acquisition frauduleuse des données personnelles.

* Les préjudices financiers individuels sont relativement faibles, puisque un peu plus de la moitié des victimes (58,7 %) ont déclaré un préjudice financier inférieur à 100 $.

* La majorité (57,1 %) ont pu obtenir un remboursement intégral de leur préjudice financier mais, contrairement à ce que l’on peut penser, un nombre non négligeable de victimes (39,7 %) ont dû assumer l’intégralité des pertes subies.

* Parmi les victimes de vol d’identité (n = 63) seulement 21,9 % ont déclaré celui-ci à la police.

* La satisfaction des victimes est très forte à l’égard des institutions financières, puisque 77,8 % d’entre elles se déclarent très ou assez satisfaites de la manière dont leur banque ou organisme de crédit les a aidées à résoudre le problème.

* 4,5 % des répondants sont victimes d’intrusions ou de piratage informatiques chaque année au Québec, ce qui correspond à 267 000 incidents parmi les particuliers.

* La fraude sur Internet (fraude sur les sites d’encan, fraude nigériane, fraude par loterie) représentait 94 900 incidents en 2006-2007.

* 0,5 % des répondants ont déclaré avoir fait l’objet de harcèlement ou avoir reçu des menaces par Internet au cours des 12 derniers mois, ce qui représente 29 700 personnes au Québec.

* Les trois principales institutions qui bénéficient de la confiance du public en matière de contrôle de la cybercriminalité sont respectivement les institutions financières (68,5 %), la police (66,5 %) et les organismes de protection des consommateurs (66 %).

Ça existe. Ce n'est pas toujours lié à Internet et, étrangement, les gens ne mêlent pas toujours la Police à l'histoire!?

Découvert grâce au carnet techno de Bruno Guglielminetti (Radio-Canada).

pgiroux

Auteur: pgiroux

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