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Le WEB 2.0

Le Web 2.0. Qu’est-ce que ça permet?

Le Web 2.0 est défini comme de l’informatique sociale qui offre divers services. J’en ai retenu trois : le microblogage, la cyberconférence et la création collaborative de contenus.

Pour ma part, j’avoue bien humblement que je suis loin d’être un grand utilisateur des nouvelles technologies. Après le téléphone cellulaire, j’ai apprivoisé l’ordinateur (le courriel surtout) et un peu la recherche sur Internet. Je n’ai pas encore exploré les réseaux tels Facebook ou même chatté sur MSN. Mais avec ce cours universitaire, je découvre davantage de possibilités que je pourrais exploiter dans la salle de classe avec les élèves et aussi, avec mon groupe d’enseignants de ''Protection et exploitation du territoire faunique''.

Dans le 3e texte de Mario Asselin sur le thème 3, je me reconnais parfaitement lorsqu’il écrit : « On se retrouve peut-être pour la première fois devant un phénomène pour lequel nous avons peu d’expertise (…) Pas étonnant qu’en majorité, les professionnels de l’enseignement, les conseillers pédagogiques et les cadres scolaires ne s’aventurent pas très rapidement sur l’autoroute de l’information; les besoins de formation et d’information préalables balisant leurs ardeurs et freinant parfois leurs ambitions. »

Toutefois, à la lecture du billet de mon ami Claude, j’ai été inspiré par son expérience avec Twitter et je pense demander au spécialiste en technologie de mon école de créer un compte Twitter pour former une communauté des guides dans les parcs, SÉPAQ, pourvoiries et autres. Il nous serait ainsi possible d’échanger des informations intéressantes sur les réalités vécues dans les divers lieux de villégiature, de chasse et/ou de pêche. Ce serait ma première expérience avec le microblogage.

On pourrait aussi former un réseau entre enseignants du programme qui sont peu nombreux dans le domaine de la protection et de l’exploitation du territoire faunique. On pourrait ainsi échanger des informations, des ressources et partager nos expériences.

Comme je suis responsable du placement des élèves en milieu de travail et les employeurs sont dispersés sur un très large territoire, je pourrais également établir un réseau avec les entreprises qui offrent des stages de formation pour nos élèves. Cela pourrait faciliter les communications et le suivi des stagiaires.

Je suis très conscient que tout ce réseautage demande du temps. Je suis sûr qu’il faut nommer un responsable pour chacun des comptes Twitter si on veut qu’il fonctionne…

Mais j’ai beaucoup accroché sur le fait que l’« on peut ramener à trois les principales dispositions ou attitudes qu'implique l'édification d'une communauté d'apprentissage : l'attention, le dialogue et l'entraide… et « Parce qu'ils croient à certaines valeurs et se sont donnés une mission, les membres d'une communauté d'apprentissage possèdent "un esprit de loyauté, de camaraderie et de collégialité qui crée un lien commun entre eux" (voir Myers, 1996, p. 3). » Pour des élèves ou des entreprises, ce sont de bonnes dispositions à promouvoir. Dans tous les milieux de travail, ces attitudes sont privilégiées, principalement dans le milieu faunique.

Toutefois dans notre domaine, la technologie a ses limites. Comme je l’ai mentionné dans un billet précédent et comme le soulignait Jean-François Simard dans un de ses billets, du fait que l’on travaille souvent en régions éloignées, voire isolées, il nous est parfois impossible d’avoir accès à un réseau cellulaire ou Internet et se brancher. Lorsque l’on chasse l’ours ou l’orignal, on transporte rarement notre portable avec nous! Mais comme le réseau se développe de plus en plus et que l’on installe des antennes un peu partout, le problème sera peut-être réglé d’ici quelques années.

Les technologies ne sont donc pas une panacée. Cela ne va faciliter tous les apprentissages ou toutes les communications, ou encore fournir une réponse à tout à tout instant. D’après les textes lus, on constate surtout que le réseautage permet de s’ouvrir sur le monde : d’échanger et de partager des connaissances avec des personnes qui ont les mêmes intérêts, ce qui n’est jamais négligeable.

Étant donné que l’on travaille en collaboration avec le Cégep de Saint-Félicien pour le cours de Protection et exploitation du territoire faunique, il serait possible d’envisager de faire des cyberconférences pour offrir de la formation. Comme il est difficile de trouver des enseignants spécialisés dans des domaines très particuliers (ex. formateur en propane ou en énergie solaire), certaines parties du cours pourraient se donner par cyberconférence. Cependant, comme il y a toujours une partie technique à nos cours que ce soit le tir à la carabine, le piégeage, la coupe de bois, le débroussaillage, le dépeçage de bêtes sauvages, etc., la technologie ne pourrait seulement combler en partie nos besoins.

Dans un des articles à lire, on mentionne d’ailleurs les limites que l’on peut rencontrer avec les technologies : « Dans son article sur les TIC, Monsieur Jobin dénonce l’acquisition très lente des élèves et étudiants des compétences reliés aux technologies de l’information et de la communication. Bien que dans un premier temps, il explique les causes de la mauvaise utilisation des technologies, ces causes mêmes qui justifient son défaitiste à l’égard des TIC et de la pédagogie, il convient pourtant que la technologie est très utile dans notre société.» En forêt cependant, on dépend beaucoup de plus de ses habiletés physiques et mentales pour s’adapter aux contextes particuliers de la vie en pleine nature que de ses connaissances technologiques.

Il est certain que la recherche sur Internet peut permettre aux élèves de compléter leurs connaissances (de la faune et de la flore, par exemple) et de réutiliser ces connaissances dans leur milieu de travail. De ce côté, je pousse mes élèves à faire des recherches complémentaires sur Internet pour aller plus loin dans leur apprentissage. Je peux me rendre compte qu’ils sont attirés par la navigation sur le WEB et qu’il dépasse facilement leur maître dans ce domaine!

L’idée de participer à une grande encyclopédie Internet telle que WIKIPÉDIA me semble plein de potentiel. Lorsque l’on a discuté en cours et que j’ai lu que « dans une page wiki, on travaille tous dans le même espace Web, la dernière personne de passage pouvant modifier, voire effacer, ce que la personne précédente avait pu enregistrer. Les systèmes de gestion de contenu de type wiki (des dispositifs avec lesquels on peut facilement produire et gérer du contenu en vue de le diffuser sur Internet) sont aussi au cœur de la nouvelle dynamique des apprenants », j’ai tout de suite aimé cette idée. Je crois que je vais inviter mes élèves à compléter certaines informations en rapportant des découvertes faites sur le terrain. Par exemple, ils pourraient ajouter des détails sur la vie de l’ours noir s’ils ont découvert des faits pertinents observés en forêt. L’idée d’une création collaborative de contenus me semble très stimulante.

J’aurai besoin d’aide pour explorer ces nouvelles voies. Je sais que je peux apprendre en même temps que mes élèves et qu’ils seront sûrement prêts à m’aider ainsi que mes collègues de travail. Je constate que les technologies sont incontournables et comme le WEB 2.0 offrent des options intéressantes pour enseigner et communiquer, je peux bien essayer de faire un pas de plus dans le monde technologique et profiter des bons côtés de la chose!

_Textes de référence_ : • Thème 1 – L'utilisation de contenus numériques pour l'enseignement et l'apprentissage par Johanne Rocheleau • Thème 3 – L'apprenant comme participant à la construction de contenu par Mario Asselin

Hyperliens visités :

http://www.tact.fse.ulaval.ca/fr/html/prj-7.1/commune3.html

http://sbrousseau.wordpress.com/2009/05/06/twitter-comme-levier-de-changement-a-sa-pratiquepedagogique/

dlavoie

Auteur: dlavoie

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Commentaires (1)

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  02 mars 2010, 6:34:06 PM

Et les technologies satellites (téléphones, Internet, GPS, radio...)? Elles sont utilisées ou non dans votre domaine?

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