PédagoTIC

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

La connaissance de l'identité numérique

Les réseaux sociaux et les blogs ont provoqué la prolifération des données personnelles sur le Web. Désormais, chaque utilisateur dispose et doit gérer 1 une véritable « identité numérique » constituée des informations qu'il a rentré dans ses profils, de ses contributions (par exemple dans les blogs) et des traces qu'il ou elle laisse sur les sites web visités... Wikipedia

Daniel (nom fictif), un étudiant de secondaire 1, décide de s’ouvrir un compte facebook. Il rempli le formulaire d’inscription et se monte un profil : son adresse électronique, sa date de naissance, ses intérêts, etc. Il se retrouve, en quelques jours seulement avec 150 amis facebook qui sont ses amis d’école, les amis de ses amis et ainsi de suite. Daniel est heureux, car à l’école il en est de ceux qui passent quasi inaperçu. Il vient de se créer des amis en quelques temps et facilement. Wow il est quelqu’un !

Daniel est actif sur ce réseau. Il écrit ses commentaires, ses activités et clic régulièrement sur des liens dont les gens peuvent devenir adepte. Un jour, sur son babillard (endroit du site où nous apercevons les commentaires de tous) les internautes pouvaient lire Daniel est adepte des hommes qui nous fascinent. Et voilà ! Une rumeur était activée : Daniel était gai !

Daniel n’était plus l’inaperçu, il était devenu le centre de l’attention de l’école. Les étudiants ne le taquinaient pas en classe, mais lui envoyais des insultes et même des menaces via Internet. Daniel, ne sachant pas quoi faire supprima son compte facebook. Trop tard il avait laissé sa trace.

Quelques semaines plus tard, par le biais d’un ami, Daniel appris qu’il avait un compte encore ouvert à son nom. Il y était écrit des choses affreuses sur lui et les gais. Un étudiant avait ouvert un compte à son nom avec toutes les informations que Daniel avait écrit auparavant.

L'utilisation du monde virtuel, l'évolution de l'internet offrant de plus en plus de services, soit pour les particuliers, les entreprises et les gouvernements amène irrévocablement à se poser la problématique de la sécurité de l'information et plus particulièrement les données personnelles.Wikipedia

Le but de cette mise en situation est de faire prendre conscience que ,selon moi, les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas encore assez conscient qu’il est facile de se créer une identité sur Internet mais qu’il existe des effets négatifs quand ils ne protègent pas leurs informations.

La cyberintimidation est une intimidation qui se sert d’un canal électronique (ordinateur, téléphone cellulaire) pour s’exercer. Fr

Tout cela est tout nouveau pour les enseignants, c’est un problème qui n’existait pas dans le passé. D’après moi, afin que l’on puisse gérer ces situations, il faudrait tout d’abord former les enseignants pour qu’ils aient conscience du réel problème. Ils devraient être informés sur les marches à suivre et savoir comment agir si l’un des étudiants vie cette problématique. D’après La cyberintimidation : une introduction destinée aux enseignants, les enseignants peuvent créer un environnement mettant en valeur chaque élève. Pour atteindre ce but, ils devraient :

•Passer en revue leurs propres attitudes et rester respectueux en tout temps envers leurs élèves et leurs collègues

•Intervenir dès qu’un élève est sujet à l’intimidation – que l’intimidateur soit un autre élève, ou un enseignant.

•Repérer les élèves timides et marginalises, et les encourager à prendre une part plus grande aux activités de classe en mettant en valeur leur points forts.

•Encourager de saines relations en intégrant des stratégies anti-intimidation dans les activités de classe.

Ensuite toujours, selon moi, il serait indispensable de prévenir les élèves de l’importance de la sécurité sur leur identité numérique. Ils devraient savoir qu’il existe aussi des lois à ce sujet comme par exemple :

Il est criminel de publier un libelle, qui insulte quelqu’un ou peut nuire à sa réputation en l’exposant à la haine, au mépris ou au ridicule. Fr

Selon Shariff,8 les écoles doivent privilégier une approche préventive face à la cyberintimidation : l’approche préventive permet d’accéder à l’égalité des chances en matière d’apprentissage. L’approche réactive (expulser les cyber-intimidateurs, par exemple) produit un environnement où l’apprentissage est appauvri, comme le montre le schéma ci-après : Fr

schema cyberintimidation© Shaheen Shariff, Ph.D., Université McGill, 2007

En terminant je dirais que la prévention chez les enseignants et les jeunes, est une bonne façon de prévenir le problème de la cyberintimidation. Les enseignants en étant plus conscient du problème pourront le gérer plus facilement et les étudiants eux, en étant informé de l’importance de la sécurité de l’identité numérique et des conséquences négatives qui peuvent s’y rattacher, seront plus prudent.

vquenneville

Auteur: vquenneville

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Commentaires (0)

Soyez le premier à réagir sur cet article

Ajouter un commentaire Fil des commentaires de ce billet

no attachment



À voir également

Laisser la place aux jeunes pour apprendre

Mon activité favorites à Clair 20XX, c'est la période où les jeunes prennent le contrôle!

Lire la suite

Les choses changent!

Je suis souvent un peu désabusé par la vitesse à laquelle les choses changent (ou ne changent pas!) en éducation... J'ai souvent l'impression qu'on vraiment beaucoup de difficulté à tout aligner correctement pour créer un changement. Vous comprendrez donc que lorsque je constate un changement, ça me fait très plaisir!

Lire la suite