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L’influence du Web 2.0 est-elle bonne ou mauvaise en éducation?

L’influence du Web 2.0 est-elle bonne ou mauvaise en éducation?

Il n’y a pas si longtemps, les utilisateurs du Web utilisaient leur ordinateur à des fins de support, de bureau de travail, de poste d’informations, de bibliothèque ou encore comme un producteur de contenu. Chacun y trouvait son compte car leur ordinateur obéissait à la tâche spécifique qu’on lui avait imposée et n'importe qui pouvait faire la recherche qu’il désirait sur le navigateur désiré. Mais aujourd’hui, la technologie unidirectionnelle est dépassée. En effet, on parle actuellement du Web 2.0 qui s’ouvre et qui se centre principalement sur les utilisateurs. Cette nouvelle technologie se concentre plus précisément sur les besoins des gens. À vrai dire, elle est davantage interactive, sociale, et s’ouvre donc à diverses possibilités qui n’existaient pas avant, sans compter qu’il est aujourd’hui tout aussi possible de s’y joindre facilement avec son téléphone mobile ou autres appareils. Il est maintenant possible de créer, de publier, de partager, de modifier, de commenter, et plus encore. Les plates formes de travail d’autrefois se sont en fait transformées en des serveurs Web où de multiples mises à jour peuvent se faire automatiquement. Cette technologie multidirectionnelle diffuseuse de contenu peut recevoir les logiciels performants peu importe le programme, en d’autres mots, peu importe le navigateur.

Après avoir pris conscience des réalités d’aujourd’hui en ce qui concerne les technologies, je me pose la question; l’influence du Web 2.0 est-elle bonne ou mauvaise en éducation? En effet, je me sens concernée par ce sujet étant donné ma future carrière en enseignement, d’autant plus que la réalité des jeunes n’est nécessairement plus la même qu’il y a quelques années au point de vue des technologies. Mais avant toute chose, je dois affirmer que je prends une position favorable quant au Web 2.0 qui fait surface, et ce, même en éducation. Afin de répondre à cette interrogation, je rédigerai cet essai en trois différentes sections où je donnerai mon opinion et où je prendrai position dans le but de vous convaincre sur les bons côtés de cette technologie multidirectionnelle. Tout d’abord, il sera question de la nouvelle réalité dans laquelle la génération C est plongée en ce qui a trait au besoin grandissant de dynamisme de nos jeunes. Par la suite, je m’exprimerai sur l’importance de l’interaction en classe. Puis finalement, je parlerai des possibilités qui sont de plus en plus grandes en éducation.

En premier lieu, les jeunes qui ont entre douze et vingt-quatre ans en 2009, font partie de la génération C. D’après le rapport synthèse du CEFRIO paru en décembre 2009, 74% des jeunes appartenant à cette génération possèdent un ordinateur soit de bureau ou portable, 65% d’entre eux ont une console de jeu, 89% possèdent un iPod ou un lecteur MP3, etc. À partir de cela, j’affirme être favorable à l’utilisation du Web 2.0 dans la vie de tous les jours comme en éducation, car le lien est facile à faire. En effet, la technologie qui évolue à un rythme incroyable est véritablement rendue essentielle dans la vie de la plupart des jeunes. En éducation, il ne faut pas exclure les technologies ni les dévaloriser car certains en auront besoin pour réussir. La génération C est née avec le caractère dynamique de la technologie et elle y développe des habitudes qui s’y rattachent. Par exemple, un jeune peut avoir besoin d’écouter de la musique avec son iPod pour se concentrer contrairement à nous, qui avons souvent besoin du silence complet pour y arriver. Nous ne pouvons pas y échapper, ils sont nés avec ce divertissement constant. C’est pourquoi un enseignant ne devrait pas nécessairement bannir ces différentes méthodes de travail même s’il nous parait inconcevable de procéder ainsi en classe. Les leçons et les devoirs à la maison font partie de leur tâche d’étudiant. Alors pour les parents, pourquoi ne pas leur laisser une courte pause pour aller clavarder avec leurs amis, émettre une information sur leur propre blogue ou encore, leur laisser commenter le blogue d’un autre? Ils sont nés dans un monde où on recherche sur Internet tout en écoutant de la musique sur son nouveau iPod, sans oublier le téléviseur qui est constamment en marche afin de créer une ambiance plus dynamique! D’ailleurs, la communication par le biais de l’électronique fait partie d’eux-mêmes et cela pourrait les aider à s’épanouir en tant que futur adulte autonome. Les petits autant que les plus grands sont devenus diffuseurs de contenu et ils apprécient énormément faire partie de différents réseaux sociaux. Effectivement, dans ce même rapport sur la génération C, ont remarque que les principales activités en ligne sont clavarder, communiquer par courrier électronique, visiter des sites de réseautage, écouter ou télécharger de la musique, etc. Après tout, pourquoi réapprendrions nous à un excellent coureur de courir avec la technique qu’un ancien professionnel utilisait auparavant…

Deuxièmement, selon le site Internet cahiers pédagogiques, trois auteurs affirment que fonctionner avec les différentes technologies existantes fait en sorte que «les élèves sont généralement motivés, collaboratifs, créatifs et enthousiastes», on dit même aussi qu’ «une journée sans ordinateur c’est comme une journée sans soleil». Personnellement, c’est un des points pour lequel je crois que l’interaction est devenue essentielle en classe. En d’autres mots, les technologies sont pour ma part un ensemble d’outils qui permet de perfectionner son enseignement en classe. Et pourquoi est-il si important d’intégrer cette nouvelle manière de faire? Parce que les technologies font maintenant partie intégrale de la vie de nos jeunes. Seulement à l’aide de l’ordinateur ainsi que d’une connexion Internet, nous sommes au moment même ouverts sur le monde. En effet, cela permet de télécharger, de créer et de publier sur Internet les réalisations de nos élèves, et c’est ainsi que nous enseignerons de façon interactive. De plus, si la tâche est adaptée au niveau de l’élève et qu’un enseignant possède un nombre suffisant d’ordinateurs, nous pouvons confronter un jeune à une situation problématique qu’il devra résoudre à l’aide de la technologie. Par exemple, le jeune devra formuler des hypothèses face au problème, les vérifier à l’aide d’Internet, et en tirer des conclusions logiques. L’idée du «par cœur» est donc écartée selon une revue documentaire en ligne très intéressante préparée pour Rescol, un projet éducatif lancé par les gouvernements provinciaux, fédéral et territorial, ainsi que des organisations éducatives. Dans cette revue, on dit que «l’approche constructiviste de l'apprentissage correspond davantage à ce qu'on attend désormais du travailleur du savoir (recherche d’informations, résolution de problèmes complexes, réflexion de niveau supérieur, communication et aptitudes à la collaboration). À mon avis, une grande proportion des enfants sont assurément habitués de répondre à leurs questions rapidement à l’aide de la technologie qui est si facilement disponible et c’est pourquoi ils seront motivés davantage à ce type de tâche! Afin de prouver davantage que les outils du Web sont bons pour nos étudiants, je cite le programme de formation de l’école québécoise : «Les technologies de l’information et de la communication servent d’accélérateur au développement d’un large éventail de compétences transversales et disciplinaires».

En dernier lieu, il faut être conscient que l’approche pédagogique est différente à cette nouvelle ère. D’après Mario Asselin, associé et directeur général chez Opossum, « il faut prendre du recul vis-à-vis l’idée que toute l’information doit passer obligatoirement par la tête de l’enseignant». En ce qui me concerne, je suis entièrement d’accord sur ce point car on sait tous que l’enseignant reste une source considérable d’information. Par contre, on doit quand même comprendre que son rôle est maintenant de guider et supporter les jeunes au travers des multiples connaissances qui les entourent. Avec ce qui précède, on peut dire que les possibilités sont de plus en plus grandes et enrichissantes en ce qui concerne le monde de l’éducation. D’ailleurs, il existe plusieurs moyens pour intégrer les TIC dans nos classes. Par exemple, on peut utiliser des cédéroms, créer un site Internet, produire un écrit via le web ou la messagerie, utiliser un tableau blanc interactif, des tablettes numériques, et plus encore. En fait, tous ces moyens permettront aux élèves de donner un sens à leur travail, et ainsi, la motivation persistera. Une classe qui pourrait être branchée quotidiennement sur les nouvelles serait une excellente méthode de rester en contact avec le monde. Mais dans ce cas, la tâche d’enseigner reviendrait à «offrir aux élèves la capacité à donner du sens aux flots d’informations disponibles», selon Philipbert de l’institut d’études politiques de Paris. Avec toutes ces nouvelles technologies, je crois personnellement qu’il est possible de développer de plus en plus de façons pour améliorer l’apport de connaissances à nos élèves et ainsi, ils créeront des liens tout en les perfectionnant davantage. Ici, je précise que la technologie améliore l’apport de connaissance. Autrement, ce lien n’est pas direct, encore faut il savoir comment on utilise les TIC. Effectivement, le personnel qui entoure le jeune possède sa part de responsabilités et c’est en les éduquant aux médias qu’ils connaitront les bons et les mauvais cotés (car ils existent) de leur utilisation. Mais malgré tout, il demeure important de se garder une petite réserve car d’après la revue sur l’apport des nouvelles TIC à l’apprentissage des élèves, «la nature et l'ampleur de ces apprentissages dépendent notamment de l'acquis préalable des élèves et des activités qu'ils accomplissent avec les nouvelles technologies». Dans cet ordre d’idée, on tient compte de l’expérience des élèves mais l’efficacité des technologies dépend principalement de la façon dont on les utilise. À mon sens, il est inévitable que les jeunes doivent être sensibilisés et qu’ils doivent connaître les avantages autant que les limites de leurs outils si précieux. C’est donc pourquoi je pense qu’il faudrait commencer tôt à intégrer les technologies dans les classes, soit dès les premières années du primaire.

Avant de terminer, je voudrais ajouter qu’il ne faut pas s’inquiéter mais aussi qu’il ne faut pas s’en faire avec l’idée que les jeunes n’iront plus dehors à cause de toutes ces nouvelles technologies. Mais au contraire, ce n’est pas parce qu’une bonne partie des jeunes d’aujourd’hui possèdent tous les jeux vidéos existants qu’il arrêteront de pratiquer leurs saines habitudes de vie. En fait, que les enfant aiment jouer à l’extérieur ou aime pratiquer des sports dépend en grande partie de la dynamique familiale qui aura agi comme modèle lors de l’enfance. D’après ceci, le sociologue Jean-Marie Tremblay ajoute que «en effet, lorsque les parents pratiquent régulièrement une activité physique, les jeunes ont tendance à les imiter». De plus, il existe de nos jours de plus en plus d’équipes sportives qui sont davantage à la mode comme le soccer, le football, le hockey, etc. ceci étant d’autant plus d’occasion pour les jeunes de diversifier leurs activités et d’être plus actifs. Pour conclure, j’affirme croire à ce que l’influence du Web 2.0 soit bénéfique dans le monde de l’éducation. Il faut se rendre à l’évidence, les jeunes d’aujourd’hui on un besoin grandissant de dynamisme, l’interaction est devenue essentielle en classe et les possibilités sont de plus en plus diversifiées et disponibles en ce qui concerne l’enseignement. Quoi qu’on en dise, nous sommes rendus à cette réalité. Le Web 2.0 qui permet d’amener l’information à nous et même d’en créer a dépassé l’ancienne technologie où tout allait dans un seul et même sens. À partir de maintenant, il ne faut plus se surprendre lorsque nous voyons quelqu’un regarder ses émissions de télévision favorite sur l’ordinateur ou même démarrer l’enregistrement d’une émission à la télé à partir de son téléphone portable, et le progrès est loin d’être terminé. Pour les élèves du primaire et du secondaire comme partout ailleurs, les nouvelles technologies sont devenues inévitables. En éducation, l’enseignant a perdu son statut d’exclusivité et il doit maintenant veiller à ses fonctions de guide, mais aussi prendre en considération que les TIC doivent être utilisées convenablement. L’évolution des TIC est partout, même lors d’embauches, la maîtrise des nouveaux outils technologiques devient souvent un incontournable. Par le fait même, nous devons, comme plusieurs autres, se conformer à toutes ces nouvelles réalités. Il faut demeurer à jour et s’adapter à la nouvelle génération qui nous en apprendra fort probablement en ce qui concerne les TIC. Graduellement, gardons en tête que ce vent de changement ne fera pas demi tour et qu’il évoluera nécessairement à un rythme bien plus rapide que le nôtre. Les technologies nous proposent de nouveaux défis? Alors… Nous les relèverons!

Rachel Tremblay Je certifie avoir fait tous les efforts nécessaires pour présenter un texte sans fautes.

Bibliographie

ASSELIN, M. (2009). La génération C vue par Mario Asselin. YouTube Canada. Vidéo en ligne : http://www.youtube.com/watch?v=LctMtHhrsl4.

BLOGUE INTERNET ET ÉDUCATION, (2005). Les technologies à l’école, apports et perspectives. Technologies et l’information et de la communication en éducation. En ligne : http://internet-education.blogspot.com/.

CEFRIO. (2009) Génération C : les 12-24 ans, moteurs de transformation des organisations. Rapport synthèse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

GRÉGOIRE, R., BRACEWELL, R., LAFFERRIÈRE, T. (1996). L’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) à l’apprentissage des élèves du primaire et de secondaire. Collaboration avec l’Université Laval et l’université McGill. En ligne : http://www.tact.fse.ulaval.ca/fr/html/apport/apport96.html.

HAYMORE, J., RINGSTAFF, C., Owyer, D. (1999) La classe branchée : Enseigner à l’ère des technologies. Cahiers pédagogiques. En ligne : http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article781.

INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE PÉDAGOGIQUE. (2004). Le média dans la classe à l’école primaire. En ligne : http://www.inrp.fr/Tecne/Rech40126/Presentation.htm#Expose.

LAFFERRIÈRE, T., BRACEWELL, R., BREULEUX, A. (1999) Avantages des technologies de l’information et des communications (TIC) pour l’enseignement et l’apprentissage dans les classes de la maternelle à la fin du secondaire. Rescol, Industrie Canada. En ligne : http://desette.free.fr/pdf/avantages.pdf.



PHILIPBERT, Y. (2001). L’Internet: Enjeux de théorie politique, conférence de Paul Mathias. Institut d’Études Politiques de Paris. En ligne : http://barthes.ens.fr/scpo/Presentations00-01/Philipbert_Education.htm.

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION. (2006).Compétences transversales, Exploiter les technologies de l’information et de la communication. Programme de formation de l’école québécoise, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, p.48-49.

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION. (2006). Les grands domaines généraux de formation : Médias. Programme de formation de l’école québécoise, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, p.28 à 31.

TREMBLAY, J-M. (2003). L’activité physique chez les jeunes Montréalais. JMT Sociologue. En ligne : http://jmt-sociologue.uqac.ca/www/html/Bibliographies/stats_jeunes_mtl_centre/sujet_02_act_phys/sujet_02.html

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Auteur: etu83

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Commentaires (2)

Pierre Lachance Pierre Lachance ·  12 octobre 2010, 2:19:01 PM

Bonjour,

j'ai été attiré par votre titre, je m'intéresse beaucoup au Web 2.0.

Je me permets une petit critique constructive:

Mis à part quelques petits éléments, votre texte touche davantage aux TIC en générales (iPod, tableau blanc, courriel, etc) qu'au cas spécifique qu'est le Web 2.0 (collaboration réseau sociaux, microblogue, etc).

Bravo pour la publication d'un billet, je vous encourage à continuer, même après le cour de M. Giroux.

Au plaisir de vous relire.

Pierre Lachance Pierre Lachance ·  12 octobre 2010, 2:19:17 PM

Bonjour,

j'ai été attiré par votre titre, je m'intéresse beaucoup au Web 2.0.

Je me permets une petite critique constructive:

Mis à part quelques petits éléments, votre texte touche davantage aux TIC en générales (iPod, tableau blanc, courriel, etc) qu'au cas spécifique qu'est le Web 2.0 (collaboration réseau sociaux, microblogue, etc).

Bravo pour la publication d'un billet, je vous encourage à continuer, même après le cour de M. Giroux.

Au plaisir de vous relire.

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