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LE WEB 2.0 AU SERVICE DES ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUES

Si on consulte le rapport synthèse du CEFRIO de décembre 2009 sur la génération C http://www.cefrio.qc.ca/index.php?i..., on peut remarquer que les statistiques sont révélatrices. En fait, on ne s’étonne pas de constater que c’est une importante majorité des jeunes âgés entre 12 et 24 ans qui possède un appareil électronique (iPod, console de jeu vidéo, ordinateur, téléphone cellulaire, etc.) Ainsi, les jeunes ont un accès presque illimité à l’information. Le même rapport révèle que les adolescents québécois de 12 à 17 ans passent en moyenne 16 heures par semaine à naviguer sur le Web. Souvent, l’enseignant d’aujourd’hui va se retrouver face à des élèves qui connaissent déjà ce qu’il s’apprête à leur enseigner. De plus, il ne faut pas s’imaginer que les bons vieux livres d’exercices sauront capter longtemps l’attention de ces jeunes surexposés aux technologies. Ceux-ci ont l’habitude que tout aille vite et ils aiment connaître rapidement les réponses à leurs questions. De manière générale, s’ils s’intéressent à la formation d’un tsunami, ils n’attendront pas au mercredi matin pour poser la question à leur enseignant de science. À mon avis, il faut savoir diversifier et innover. On doit tenter de les surprendre quand c’est possible et de les stimuler. Pourquoi ne pas le faire en utilisant ces technologies, qui les intéressent tant, au profit de la matière à faire apprendre, ou de s’en servir simplement pour les faire s’exprimer et échanger. Cependant, il est aussi très important d’éduquer les élèves à l’utilisation de ces outils électroniques. Il ne faut pas négliger la rapidité avec laquelle l’information circule avec Internet. S’il utilise ce médium dans sa classe, l’enseignant doit s’assurer que l’utilisation d’Internet est faite dans le respect d’autrui.

Le Web 2.0 permet de faire plusieurs choses qu’il n’était pas possible de faire avec l’ancienne version du Web. Les wikis en sont un exemple. C’est quand même extraordinaire de pouvoir contribuer à l’élaboration, avec d’autres internautes, d’une page sur un sujet qui nous intéresse. Le wiki le plus connu dans le monde ne traite pas d’un seul sujet. En effet, Wikipedia, le plus important wiki, est une encyclopédie en ligne traitant de dizaines de milliers de sujets différents. L’utilisation de cette encyclopédie gratuite, accessible et facile à utiliser est pourtant controversée. Alors que certaines personnes font cent pour cent confiance au site, d’autres le consultent pour se donner des pistes de recherche et d’autres condamnent l’utilisation de Wikipedia comme source d’information. C’est le cas de certaines écoles américaines, dans lesquelles l’utilisation de Wikipedia est complètement interdite. On va même jusqu’à «bloquer l’accès à l’encyclopédie en ligne depuis (les) ordinateurs (de l’école).» http://www.ecrans.fr/Wikipedia-banning,2684.html Dans cet article, on énumère trois raisons pour lesquelles on refuse l’accès à Wikipedia comme source d’information. D’abord, on met en cause l’inexactitude de l’encyclopédie, celle-ci étant rédigée par à peu près n’importe lequel internaute. Ensuite, on veut éviter que cette source ne devienne l’unique ou la principale source d’information utilisée par les élèves. Finalement, on craint le recopiage, car Wikipedia est, selon les enseignants et bibliothécaires l’interdisant, «trop facilement accessible et utilisable (et donc recopiable)». Certains parents condamnent pourtant cette pratique venant des enseignants de leurs enfants. Ils voient là, au contraire, un bon moyen d’éduquer les jeunes à l’importance de vérifier les informations trouvées à l’aide d’autres sources. Aussi, comme Wikipedia est une encyclopédie collective, une dame, Denise Gonzalez-Walker, soulève la possibilité de faire corriger les informations fautives trouvées par les élèves. Je suis plutôt de l’avis de madame Gonzalez-Walker, dont le blogue est très intéressant d’ailleurs. http://blog.seattlepi.com/chalkboard/archives/126657.asp Son billet sur Wikipedia a généré plusieurs réactions intéressantes sur le sujet. Je crois, comme plusieurs personnes, que de bannir le site ne règle pas les problèmes que celui-ci peut engendrer. Éduquer les jeunes à l’utilisation de plusieurs sources d’information, sans égard à la première source utilisée, serait une manière de contrer une mauvaise utilisation de quelque source que ce soit. Il faut apprendre à nos élèves qu’il est important de ne jamais se fier sur une seule source. Et si un élève découvre une information qui est fausse sur une page de l’encyclopédie tant controversée, pourquoi ne pas lui proposer d’aller la corriger. Et si c’est l’enseignant qui découvre qu’un élève a produit une recherche contenant de fausses informations à cause de Wikipedia, il suffit de s’en servir comme exemple pédagogique. Il est même possible d’explorer la possibilité de faire créer un wiki par les élèves sur un sujet donné. Par exemple, si, en français, on étudie les bandes dessinées d’Astérix, ça peut être intéressant de leur faire créer un wiki, en collaboration avec l’enseignant d’univers social, sur l’histoire de l’invasion romaine, en lien avec les bédés.

Un autre exemple de ce que permet de faire le Web 2.0 est la production d’un blogue. Certains, peut-être même plusieurs des jeunes qui sont dans les écoles secondaires gèrent probablement déjà un blogue. Dans ce cas, pourquoi détestent-ils autant écrire dans nos classes? Si nos élèves aiment publier des billets en ligne, émettre leur opinion sur leur babillard Facebook ou argumenter l’opinion des autres sur Internet, pourquoi ne pas exploiter cet intérêt et leur faire produire un blogue dans le cadre d’un cours. Il serait intéressant de pouvoir lire l’évolution de leurs expériences scientifiques en ligne. Les élèves pourraient aller commenter les hypothèses des autres, argumenter, tenter de convaincre leurs collègues que leur hypothèse est la meilleure. Ensuite suivraient les résultats des expériences, avec des photos, des liens, etc. C’est un travail qui peut très bien se faire en équipe et dans toutes les matières. Tous les sujets peuvent être objet à bloguer. Si l’activité est faite dans le respect de la nétiquette et qu’on donne une importance à la qualité du français, je crois qu’elle peut être intéressante à réaliser. Ainsi, on peut aussi éduquer les élèves sur l’importance du français, même lorsqu’il s’agit d’Internet. On peut aussi leur apprendre à toujours révéler leurs sources d’information. En publiant sur un blogue, les risques de se faire prendre à plagier sont plus grands, à mon avis, à cause du médium utilisé. Il est tellement facile de googler une phrase et de la retrouver intacte dans un article sur le Web. Sans nécessairement faire créer un blogue aux élèves, ceux-ci peuvent devenir pédagogiquement intéressants. Après tout, les blogues sont une source infinie d’information quant à l’opinion publique. On peut utiliser le billet d’un blogue comme point de départ d’un débat, par exemple, ou même comme source d’information, car il se peut qu’un blogue soit administré par un scientifique ou par un historien. Tout le monde peut créer un blogue, c’est ce qui rend la chose intéressante et riche. Je crois qu’il est important, si on se sert du blogue dans notre classe, d’insister sur le respect d’autrui. En effet, comme il est possible de publier un commentaire sur le blogue de quelqu’un d’autre, il faut insister sur le fait que les commentaires doivent être faits d’une manière respectueuse. Il faut apprendre aux jeunes à éviter d’insulter les gens lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec leur opinion. Il est possible de leur montrer des exemples de commentaires respectueux, ainsi que des contre-exemples, pour leur montrer qu’il est possible d’être en désaccord avec quelqu’un tout en restant respectueux. Je crois que tout enseignant qui utilise le blogue dans sa classe ne peut pas passer à côté de cette partie de l’éducation des jeunes.

Les possibilités de partage du Web 2.0 sont infinies. Le Web est modifié tous les jours. En tant qu’enseignants, nous avons la possibilité d’entretenir des relations professionnelles avec des enseignants de partout grâce au Web. Ce sont maintenant tous les enseignants qui utilisent Internet qui peuvent devenir nos collaborateurs. On peut demander l’avis de collaborateurs partout dans le monde, consulter des activités pédagogiques d’autres enseignants, partager nos propres idées et ainsi les améliorer grâce aux suggestions d’autres personnes qui ne travaillent pas dans le même endroit. Grâce à la syndication RSS, il est maintenant possible de savoir ce qui est nouveau sur un site et ce, à mesure que le nouveau contenu y apparaît.

Ce sont autant d’avantages que nous procure le Web 2.0. À mon avis, les outils de la nouvelle version du Web comportent plus d’avantages que d’inconvénients. Il faut savoir les utiliser et enseigner aux à les utiliser adéquatement. J’étais mal à l’aise avec l’utilisation des technologies en classe, étant donné que les élèves en connaissent plus que moi-même sur le sujet. Par contre, je crois qu’il ne faut pas que je m’arrête à cause de ça. Au contraire, la richesse du Web et de ses possibilités peut nous amener à produire des choses tout à fait exceptionnelles. Plein d’idées me viennent en tête pour des projets éducatifs utilisant le Web.

Je certifie avoir fait tout ce qui est en mon possible pour ne pas plagier et pour ne pas faire d'erreurs de français.

http://www.ecrans.fr/Wikipedia-banning,2684.html site consulté le 7 octobre 2010 http://blog.seattlepi.com/chalkboard/archives/126657.asp site consulté le 9 octobre 2010 http://www.cefrio.qc.ca/index.php?i...=4507&cHash=9c3ca Je n'ai pas consulté le rapport en ligne, mais en format PDF, disponible sur le site du cours 3TLE108

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Auteur: etu55

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