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Le plagiat, une réalité imposante !

Depuis quelques années, les technologies ne cessent de progresser. Quoi qu’on en dise, avec l’arrivée des cellulaires intelligents et de plusieurs gadgets informatiques, nous avons maintenant une preuve déterminante. De toute évidence, ces progrès requièrent une certaine adaptation et ce, dans différents contextes.

Dans ces circonstances, «devrait-on se méfier de l’usage des technologies de l’informatique pour la réalisation des travaux scolaires

À première vue, l’utilisation des technologies de l’informatique en milieu scolaire procure de nets avantages. Néanmoins, je crois que des limites s’imposent dans l’efficacité de cet outil de recherche. Effectivement, plusieurs études ont démontré que l’inconvénient majeur est associé, plus particulièrement, à la reproduction intégrale de textes sans citer les sources. Étant offertes sur le Web, les informations reprises telles quelles sont présentées amènent le plagiat sous ces différents aspects. De plus en plus répandu dans les milieux éducatifs du Québec, le plagiat est à la portée de tous.

Selon Nicole Perrault, animatrice du Réseau des répondantes et répondants TIC, 78% des étudiants déclarent avoir recours au copier-coller sans citer les sources.

En effet, avec l’état actuel de la technologie maintenant très avancée, plusieurs formes de tricheries sont à la disposition des internautes. Voilà maintenant la raison pour laquelle je vous fais part de ma vision concernant ce côté négatif qu’entrainent les technologies. En réalité, le plagiat est à la hausse dans les écoles et fait l’objet de plusieurs controverses. De ce fait, j’aborde cette problématique parce qu’en tant que future enseignante, j’ai l’espoir et le souci que l’on peut atténuer cette immense vague de plagiat.

Dans ce contre rendu, j’expliquerai pour quels motifs, en éducation, le plagiat peut devenir un inconvénient et dans quel contexte. Par le fait même, j’énumérerai les causes qui sont associées à ce genre de tricherie. Finalement, je proposerai des alternatives envisageables pour prévenir toute forme d’inconduite de la sorte. Tout au long de cet essai, un bref aperçu de l’état actuel sera dévoilée et des statistiques effectuées auprès des étudiants appuieront les faits présentés.

Tout d’abord, dans le cas où nous évaluons que les étudiants qui effectuent du plagiat sont excessivement nombreux au niveau secondaire, collégial et universitaire, une part des analyses nous indique qu’il y a un manque. Évidemment, dans les années antérieures, ces derniers n’ont pas nécessairement bénéficié d’une formation en lien avec l’insertion de références dans un texte soit, la manière d’intégrer une citation. Certes, n’ayant pas la science infuse, les enfants doivent se référer à certains auteurs ainsi qu’aux contenus accessibles sur Internet. Malheureusement, il arrive régulièrement que ceux-ci n’aient pas appris comment l’effectuer de façon adéquate. À ce moment, nous pouvons constater que ces jeunes ne possèdent pas les connaissances requises pour réaliser cette tâche éducative.

En effet, plusieurs facteurs influencent l’idée d’avoir recours au plagiat. Premièrement, les jeunes ont une certaine pression de bien performer puisqu’ils veulent à tout prix produire et remettre un travail de qualité. C’est pourquoi, ils ont recours à la transcription d’informations telle qu’elle est présentée sur le Web. De plus, pour eux, des heures de travail sont épargnées donc, moins d’effort est accordé à la réalisation de ces travaux scolaires. En effet, la facilité à accéder aux informations sur Internet entraine le plagiat.

Également, le M.E.L.S devrait exiger une formation aux enseignants concernant les TIC puisqu’il y a une absence de savoirs au niveau du personnel enseignant. Lorsque ceux-ci sont formés, ils peuvent soutenir les élèves dans leur recherche ainsi que dans la rédaction. De cette façon, ils leur donnent des consignes claires concernant les recherches sur Internet. De ce fait, des statistiques dévoilent que :

« en l’absence de consignes claires, 77 % des étudiants ne croient pas qu'utiliser le copier-coller sans citer les sources soit un geste sérieux et répréhensible.»

Sur ces propos, je crois sans équivoque que les enseignants n’ont pas nécessairement toutes les connaissances pour adapter leur enseignement. Dans le sens où l’élève devient en mesure d’inscrire les références, ses textes ne présentent plus une copie des propos d’un auteur provenant de sites internet. Alors, je pense qu’il y a sérieux manque d’encadrement en ce qui concerne la sensibilisation au plagiat. Selon moi, le fait de donner des sanctions sévères à la suite d’un geste de plagiat diminue les risques que les élèves s’embarquent dans une telle situation. Bref, le fait d’offrir des formations spécialisées aux enseignants leur permettrait de s’approprier les contenus informatiques ainsi que les méthodes utilisées. Ces derniers pourront ensuite apprendre aux élèves comment intégrer les propos d’un autre et comment considérer une source comme étant fiable.

Laissez-moi vous raconter une preuve à l’appuie. Lors de mes stages en enseignement au primaire, un jeune garçon effectuait du copier-coller dans le cadre d’une recherche sur les animaux. À la vue de l’enseignante qui semblait satisfaite de son travail, il poursuivit sa recherche en utilisant cette façon de faire. L’élève, persuadé que cette manœuvre était très «efficace», il enregistra mentalement ce procédé qui lui semblait adéquat. Delà, cette situation se reproduira certainement dans les prochaines recherches qu’il effectuera puisqu’il y avait une rapidité d’exécution.

Et bien ! Là réside un facteur important qui deviendra une source de problème. Si l’enseignante avait pris conscience de l’ampleur que peut devenir cette situation précoce de plagiat pour un jeune insouciant, elle aurait pu prévenir cette forme de tricherie. Dans ces circonstances, elle aurait eu la chance d’expliquer à cet élève d’indiquer sur quel site internet il a trouvé ces informations. À la suite de cette manœuvre, elle aurait également pu intervenir en groupe afin d’enseigner la bonne façon d’effectuer un recherche documentaire à l’école. De plus, après avoir observé cette situation, elle aurait consacré quelques heures de classe pour offrir des explications à propos du plagiat.

Dans un même ordre d’idées, je crois que le M.E.L.S devrait instaurer un programme d’initiation aux technologies dès le primaire. Donc, revenir sur leur décision de supprimer la compétence transversale associée aux TIC. Je pense qu’il ne voit pas la réalité telle qu’elle est et que cela n’est pas en la faveur des technologies tellement présentent dans nos vies. De cette façon, très jeunes, les enfants pourront bénéficier de l’apprentissage des méthodologies adéquates en ce qui concerne les références, les citations ainsi que la reformulation des propos d’un auteur. Or, comme le mentionne l’étude sur le plagiat :

«les étudiants formés en matière de méthodologie de recherche et sensibilisés à l'éthique et aux conséquences du plagiat sont moins susceptibles de plagier.»

Nous devons maintenant prendre des mesures pour abolir cette invasion déjà trop répandu.

Par le fait même, chaque établissement scolaire devrait, en collaboration avec d’autres écoles, mobiliser les efforts en formant un comité d’enseignants et même de parents pour ainsi réussir à contrer ce fléau. Essayons d’être optimiste et de croire en la diminution des cas de plagiat. Les enseignants confrontés régulièrement par ces cas devraient prévoir des rencontres de parents afin de prévenir ces derniers de la situation. Les parents de chacun des élèves concernés pourront aider l’enseignante à sensibiliser leur enfant et pourra, par le fait même, être attentif à toute forme de tricherie. D’après un pré-rapport réalisé par le Service École-Média,

on dit que neuf enseignants sur dix ont déjà été confrontés au copier-coller.

Pour ces derniers, le plagiat occasionne des difficultés concernant l’évaluation concrète des compétences de l’élève. À vrai dire, avec l’utilisation des technologies, il est difficile d’évaluer la rédaction d’un élève puisque ses informations peuvent être reprises intégralement à partir du Web. Par le fait même, l’enseignant ne peut vérifier si l’élève est en mesure d’exprimer son opinion et ce, sans avoir recours à Internet. Ainsi, j’ai la certitude que le plagiat brime le développement de l’écrit et l’habileté à produire des textes. De cette façon, l’élève ne devient pas autonome dans la réalisation de ses travaux et il fait confiance aux TIC.

Une capsule bien intéressante, rédigée par M. Jean-Paul Lévesque, Conseiller pédagogique, explique que :

«les élève se privent d’un apprentissage qu’ils devraient réaliser, soit le but visé du travail donné. Apprendre à plagier ne mènera pas loin sur le marché du travail comme l’ont constaté plusieurs étudiants. Le plagiat se veut une stratégie pour ne pas apprendre ».

Donc selon moi, avec le plagiat, l’intention pédagogique de l’enseignant n’est plus considérée. Je suis tout à fait d’accord avec le fait que cela empêche un apprentissage spécifique. Effectivement, les étapes d’une recherche contribuent au développement de l’autonomie de l’élève. Avec l’alternative négative qu’est le plagiat, cela brime l’élève en lui offrant tout sur un plateau d’argent !!

Bref, je crois que dès le primaire, au moment où les élèves sont en mesure d’utiliser adéquatement l’outil de recherche qu’est Internet, qu’ils puissent avoir l’opportunité d’être informés sur la façon appropriée de réaliser une recherche. Également, le M.E.L.S devrait créer des programmes informatiques accessibles aux élèves à des fins de prévention. Ainsi, les enseignants auront à consacrer plus d’heures à l’explication des dangers du plagiat et de l’utilisation de l’ordinateur comme outil de recherche. À cet effet, l’initiation de montrer aux élèves comment se servir de cette technologie est une excellente forme de prévention.

Tout compte fait, dans des circonstances où les élèves sont conscients et formés en ce qui a trait aux répercussions négatives qu’entrainent le plagiat, les enseignants peuvent rendre l’informatique utile, éducatif et profitable. Ainsi, ils peuvent de parvenir à élaborer une pédagogie intéressante et efficace. Il est temps de cesser cette problématique en voyant les alternatives envisageables. Ensuite, nous pourrons faire diminuer cette situation actuelle qui augmente en cascade, principalement dans les milieux éducatifs. Ceci étant dit, les enseignants devront à tout prix déjouer la stratégie de plagiat déployée par les élèves.

Marilyn F.

RÉFÉRENCES

Notes de cours

Réseau des répondantes et répondants TIC, Portrait et enjeux du plagiat électronique dans le réseau collégial, Mars 2010

SITES INTERNETS

http://wwwedu.ge.ch/sem/documentation/documents/plagiat.pdf

http://www.cegep-matane.qc.ca/medias/mesuresaide/article13plagiat.pdf

http://www.bibliotheques.uqam.ca/recherche/plagiat/index.html

etu17

Auteur: etu17

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