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Devrions-nous nous méfier de l'identité numérique?

Devrions-nous nous méfier de l’identité numérique?

Aujourd’hui, qui d’entre nous ne possède pas de compte sur MSN? Si cette question était posée dans une école primaire ou secondaire, une minorité de personnes vous répondrait qu’elle n’en a pas. Même chose pour Facebook qui est de plus en plus populaire auprès des jeunes. De plus, plusieurs adultes possédant un compte en banque ou en caisse populaire paient leur facture en ligne sur Internet. Toutes ces personnes ont une chose en commun : ils possèdent une identité numérique. Cette identité est le prolongement de notre personnalité, de notre individualité étalée dans le cyberespace. On y retrouve des tonnes d’informations personnelles qui sont, bien souvent, non protégées par faute d’ignorance.

C’est ce qui m’a amenée à me poser la question : devrions-nous nous méfier de l’identité numérique? Dans mon cas, je crois que nous devons garder une certaine méfiance sans toutefois exagérer.

Le texte qui suit donne des raisons de rester craintif, du moins un peu, de la création d’une identité numérique. Il sera donc question, dans un premier temps, des dangers de laisser les jeunes naviguer sur le Web sans avoir eu de renseignements à ce sujet. Dans un second temps, il sera intéressant de parler de l’éducation des jeunes en matière numérique.

Les dangers de laisser les jeunes naviguer sur le Web sans avoir eu de renseignements à ce sujet

Les enfants, n’ayant pas beaucoup d’expérience de la vie, ont parfois de la difficulté à différencier un jeu de la réalité. Ils ne pensent pas toujours aux conséquences que peut entraîner une action avant de la poser. Lorsqu’ils reçoivent un ordinateur en cadeau de parents qui ne s’y connaissent pas vraiment en cette matière, c’est, selon moi, un présent qui peut causer bien des tors. En effet, selon[ savoir CDI, des ressources professionnelles pour les enseignants-documentaliste:

« Lors de séances de travail avec des adolescents autour de l'utilisation qu'ils font d'Internet et de leurs habitudes, nous constatons qu'ils ont tendance à croire que derrière leurs écrans, ils deviennent quelqu'un d'autre, qu'ils ne risquent rien. De ce fait, ils s'exposent sans gêne, publient des textes, des photos d'eux ou de leurs amis, des vidéos dans lesquelles ils se mettent en scène dans des situations souvent dévalorisantes ou pouvant porter à préjudice, sans présumer des conséquences de leurs actes. »

Les jeunes consultent, très tôt, des sites publics. Selon l’étude CEFRIO, innover par les TI, génération C, 2009, en un mois, 13 % des garçons et 25 % des filles ont commenté un blogue personnel, 22 % des garçons et 29 % des filles ont commenté un autre blogue, 41 % des garçons et 42 % des filles en ont consulté puis 57 % des garçons et 67 % des filles ont consulté un site de réseautage.

Ces actions ont déjà eu des répercussions graves chez plusieurs personnes. En effet, la divulgation d’une pensée passagère sur Facebook ou Twitter a mené à la perte d’emploi de plusieurs personnes déjà. Des images compromettantes de personnes ayant des responsabilités comme des enseignants ont aussi mené à la perte d’emploi. Ce n’est pas la seule conséquence de l’ignorance des gens face au danger des réseaux sociaux. Dernièrement, la vidéo d’une jeune fille jetant des chiots dans une rivière circulait sur Facebook. Le traitement que celle-ci leur a fait subir est atroce, mais les conséquences qui ont suivi cet acte le sont peut-être plus. À vrai dire, la demoiselle fut traquée et retrouvée par un grand nombre de personnes, recevant des menaces de mort. Celle-ci en fut traumatisée et hospitalisé comme il l’est indiqué sur over blog.

Ensuite, les informations, même si on les supprime, restent dans la mémoire du serveur. Effectivement, selon les recherches de V.Favel-Kapoian et D.Dussurgey, :

« À partir du moment où nous nous connectons à Internet, nous laissons systématiquement des traces, et ce, même en ne faisant rien d'autre que de la simple consultation de sites. L’adresse IP qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet donne des informations sur le lieu où nous nous trouvons, le temps que nous restons connectés à Internet, les sites que nous visitons... »

C’est pourquoi il faut y penser à deux fois avant de publier quelque chose sur l’ordinateur. Par contre, il existe des solutions au manque d’information en matière numérique, ce qui m’amène au sujet suivant.

L’éducation des jeunes en matière numérique

Lorsqu’on lit le texte de Bernard Arseneault, enseignant, campus Notre-Dame de Ste-Foy l’impact de Facebook dans votre vie professionnelle, , on prend conscience des impacts qu’ont les réseaux sociaux dans la vie des jeunes ou moins jeunes qui y sont inscrits. En ce sens, M. Arseneault compare Facebook à une « vitrine de verre ». En fait, il dit que lorsqu’on publie des choses sur un réseau social, il faut s’attendre à ce que tout le monde puisse voir cette publication. Il en a démontré les effets en faisant passer des images de ses élèves, qu’il avait trouvées sur le web, pendant deux minutes un matin, dans un de ses cours. Les jeunes en question étaient gênés que leurs photos soient montrées ainsi au reste du groupe et c’est là qu’ils ont compris l’importance de se protéger en ne divulguant pas des choses que l’on ne veut pas que tout le monde voie. C’est aussi pour cette raison que les élèves doivent avoir une éducation en rapport avec l’éthique sur internet. Les gens commencent à en être informés, mais ce n’est pas suffisant, c’est pour ça qu’il existe un danger.

Pour être capables d’éduquer les jeunes, les adultes doivent l’être. En fait, on ne peut pas enseigner quelque chose qu’on ne maitrise pas. Les enfants apprennent du comportement de leurs parents comme le montre ce vidéo-choc :

Par contre, il n’y a pas que les parents qui sont des modèles pour les petits. Effectivement, il y a aussi les enseignants qui reçoivent des formations pour les éduquer. Ceux-ci peuvent faire une différence. La question qu’ils se posent c’est comment s’y prend-on? Le blogue CDI s’est intéressé de près à cette question et nous propose plusieurs solutions. À vrai dire, V.Favel-Kapoian et D.Dussurgey, confient que ce ne sera pas facile puisque les jeunes cherchent bien souvent la confrontation. Toutefois, ils insistent sur l’importance de les éduquer en cette matière. Ils proposent donc de discuter avec les élèves à propos de ce qu’ils connaissent au sujet de l’identité numérique. Ensuite, ils suggèrent de faire faire une activité concernant ce sujet plutôt que de leur faire la morale. Les jeunes apprendront plus vite et retiendront plus de choses. Ils poursuivent avec le Fait que :

«N'avoir pas peur de se positionner en tant qu'expert... : et si ces “digital natifs” étaient plus souvent qu'on ne le pense des “digital naïfs” comme le dit Jean-Noël Lafargue, maître de conférence associé à l’université Paris 8 ? D’après le chercheur, les jeunes actuels sont bien moins compétents qu’on ne le pense et ils sont souvent moins intéressés par l’outil ordinateur que leurs aînés. Ils seraient avant tout consommateurs de l’outil et leur connaissance de l’outil informatique (et leur degré d’autonomie) serait bien moindre que ce qu’on peut penser.»

En ce sens, il est important de se positionner en tant qu’expert et de donner des leçons de base aux jeunes, et ce, dès le primaire. Je crois que plus on éduque les enfants tôt, meilleure sera la maîtrise de la matière plus tard. Ils seront aussi plus conscientisés. La protection de l’identité numérique est surtout une question d’éthique. Les enseignants, en étant bien informés, peuvent faire des miracles et éviter bien des problèmes aux jeunes.

Conclusion

Pour conclure, il a été possible, avec plusieurs sources et exemples, d’identifier les dangers reliés à l’identité numérique. De toute évidence, il fut prouvé que les jeunes ont besoin de guide dans le monde informatique comme dans toute autre matière. C’est pourquoi il fut aussi possible de voir qu’il faut éduquer les enfants sur l’identité numérique. Ceux-ci, bien souvent, ne cherchent pas à faire du mal ni à choquer certaines personnes. Ils maîtrisent simplement mal leurs données. Des solutions furent aussi données afin de contrer le manque d'information face à l'identité sur le Net. C'est en prenant le problème par la base qu'on arrive à le contrôler. bref, les technologies sont de plus en plus poussés donc les gens se doivent d'être bien informé car ce n'est que le commencement.

Moi, Stéphanie, je certifie avoir fait tous les efforts possibles pour avoir un texte sans fautes.

Références

http://www.commentcamarche.net/faq/14410-proteger-son-identite-numerique :

http://www.educnet.education.fr/veille-education-numerique/avril-2010/identite-numerique-e-reputation-droit-a-l-oubli

http://www.cndp.fr/savoirscdi/societe-de-linformation/reflexion/identite-numerique-quels-enjeux-pour-lecole/en-parler-aux-eleves-pourquoi.html

http://clic.ntic.org/cgi-bin/aff.pl?page=article&id=2110

http://www.slideshare.net/scanblog/baromtre-echo-les-franais-face-aux-mdias-sociaux

http://gigistudio.over-blog.com/article-video-choc-une-jeune-fille-jette-de-pauvres-petits-chiots-dans-la-riviere-56298407-comments.html

http://www.blogpersonalbranding.com/2010/05/les-7-avantages-de-creer-en-intelligence-collective/

http://www.profweb.qc.ca/fr/publications/recits/limpact-de-facebook-dans-votre-vie-professionnelle/index.html

etu21

Auteur: etu21

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Commentaires (1)

Joël Harvey Joël Harvey ·  12 décembre 2010, 6:13:13 AM

Bravo!! C'est Guylaine qui m'a envoyé ton essai. Lâche pas. Je suis fier de toi. Je t'aime

Bye!!

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