PédagoTIC

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

L’identité numérique… comment sensibiliser nos élèves?

Depuis quelques années, les ordinateurs et l’Internet sont facilement accessibles. À ce jour, plusieurs jeunes se retrouvent même avec un ordinateur dans leurs propres chambres. Ceux-ci peuvent donc visiter les sites internet qui leur plaisent sans que leurs parents sachent nécessairement ce qu’ils font. Plusieurs sites, tels que Facebook, Twitter et Youtube sont les pages Web les plus visitées par les jeunes. Les élèves laissent donc leurs traces en y inscrivant leurs informations personnelles. En explorant ces sites, on peut se rendre compte que la vie des jeunes s’y retrouve. Il faut donc sensibiliser les jeunes sur l’identité numérique. Puisque les enseignants doivent intégrer les technologies de l'information et des communications dans leurs enseignements, ils ont donc l’obligation d’informer davantage leurs élèves sur ce nouveau phénomène. En tant que future enseignante, je me questionne donc sur : comment les enseignants peuvent-ils introduire des situations d’apprentissage sur l’identité numérique dans leurs enseignements? Après avoir décrit qu’est-ce que l’identité numérique, nous analyserons les impacts sur la vie des élèves. La première partie sera consacrée à l’importance de la sensibilisation de l’identité numérique. En second lieu, nous décrirons la situation réelle des élèves et, dans la troisième partie, nous exposerons des idées de situations d’apprentissages.

L’identité numérique

Selon ''Wikipédia'', l’identité numérique est la prolifération des données personnelles sur le Web. Ce sont toutes les informations qu’on inscrit sur les profils, les contributions qu’on fait et les traces qu’on laisse. De plus, comme l’ajoute Sandra Bellefoy dans son blogue, «L’identité numérique est un lien technologique entre une entité réelle et une entité virtuelle.» En effet, lorsque l’on veut s’inscrire, par exemple sur Facebook, on doit y laisser notre nom et prénom. De plus, nous devons inscrire notre âge, notre courriel, notre sexe et notre date de naissance pour pouvoir être inscrits sur le site. Après, en ayant accès, nous pouvons inscrire notre état civil, les noms des personnes dans notre famille, notre ville d’origine et même notre numéro de téléphone. Que ce soit sur Facebook, Twitter ou Youtube, ces sites de réseaux sociaux sont constitués à ce que les gens laissent leurs identités. C’est alors que leurs propres identités deviennent donc des identités numériques, accessibles sur le Web par n’importe quelle personne.

Les impacts sur la vie des élèves

Lorsqu’on lit l’article de Raphaël Meltz, dans le numéro 28 paru dansLe Tigre, on peut apercevoir que laisser des traces sur internet est très dangereux. Cet article nous informe sur tous les aspects de la vie de Marc. Juste le fait d’inscrire nos informations personnelles et d’enregistrer quelques photos prises lors d’un voyage peut faire en sorte qu’une partie de notre vie privée est dévoilée à toute la population. En n’ayant aucune conscience des impacts de l’identité numérique, les élèves sont en danger. Dans leur génération, ces sites sont rendus indispensables. C’est à cet endroit qu’ils retrouvent leurs amis. Ils y enregistrent leurs photos, leurs vidéos et leurs activités. Selon Enseigner l’identité numérique, les jeunes peuvent être suivis par des prédateurs, avoir des menaces, des avances sexuelles, des harcèlements… Il est donc important de bien enseigner qu’est-ce qu’est l’identité numérique afin de prévenir ces faits négatifs qui peuvent avoir un impact sur la vie des jeunes. Par exemple, si un jeune n’a pas conscience de l’identité numérique, rendu au secondaire, il pourra enregistrer des photos de quelques fêtes, inscrire son numéro de cellulaire et plus encore. Ceci pourra avoir un impact sur son futur. Son patron, par exemple, pourra trouver des renseignements sur le jeune rendu adulte et perdre son emploi. Tout ça, car il n’avait pas appris ce que c’est l’identité numérique lorsqu’il était jeune. Je sais que cet exemple est à l’extrême, mais ceci peut arriver, car tout ce que l’on inscrit et enregistre sur le Web, reste pour toujours.

Voici un véritable exemple. En faisant une petite recherche sur Youtube, j’ai trouvé une vidéo d’une jeune femme de 25 ans, Kicesie. Dans sa vidéo, elle nous parle de la sexualité. Je me suis rendu compte qu’elle avait un autre site où on y retrouve tous ces vidéos et autres informations. C’est à ce moment que je me suis questionné. Si elle veut devenir policière, ambulancière, enseignante ou même comptable, si ses collègues ou son patron voient ces vidéos, quelles réactions vont-ils avoir? Va-t-elle garder son emploi? Cette jeune femme fait partie de Twitter, Facebook, Youtube et 2nd Channel. Même si elle décide de tout supprimer, c’est évident que plusieurs vidéos et photos resteront sur le Web.

Par cet exemple, on peut constater que l’identité numérique peut avoir un impact sur le futur de l’élève et même sur celui de ces amis, puisqu’on peut enregistrer des photos et vidéos sur notre page Web.

L’importance de la sensibilisation de l’identité numérique

Afin de prévenir les faits négatifs tels que montrés ci-haut (harcèlements, menaces, avances sexuelles) l’enseignant doit sensibiliser les jeunes sur l’identité numérique. Il doit enseigner comment maîtriser leur identité sur le Web. Dans le cas contraire, les jeunes pourraient inscrire tous leurs renseignements personnels sans même savoir que ceci peut engendrer des effets négatifs. En sensibilisant, les jeunes pourront savoir les effets négatifs et ils pourront maîtriser leurs identités numériques.

La situation réelle des élèves

Ce n’est pas tous les jeunes qui connaissent les impacts négatifs de l’identité numérique. En effet, comme l’informe Enseigner l’identité numérique, de 19% à 13% des jeunes ont eu des menaces de 2000 à 2006 et 90% des prédateurs étaient des enfants du même âge. Lorsque l’on constate ce pourcentage, on peut remarquer que les jeunes ne sont pas à l’abri. De plus, un grand nombre de jeunes (américains) enregistrent des photos nues d’eux-mêmes sur leur page personnelle sans connaitre l’impact que ceci aura sur leur vie future. Sur le même site, Synthèse fréquence école, on nous informe que 4 jeunes sur 5 ont inscrit leurs informations personnelles sur le Web. Heureusement, 85,7% des jeunes, selon Synthèse fréquence école, affirment qu’il est important d’être sensibilisé aux risques qui courent sur le Web. C’est certain que si les élèves ne connaissent pas les risques de l’identité numérique, ils vont inscrire ce qu’ils veulent sur internet. Parfois, quelques jeunes vont mentir sur leurs identités, et par ce fait, ils vont pouvoir faire des menaces à d’autres jeunes de leurs âges ou visiter des sites interdits pour eux.

Idées de situations d’apprentissage

Idées

Selon moi, il est très important de sensibiliser les jeunes dès qu’ils commencent à utiliser Internet. Dès le primaire, c’est aux enseignants d’expliquer les risques de l’identité numérique, car les jeunes utilisent les réseaux sociaux et en deviennent dépendants.



En tant qu’enseignant, comme inscrit le site Enseigner l’identité numérique, il faut tout d’abord s’adapter aux nouveaux outils tels que les médias et les réseaux sociaux. Il faut bien les comprendre et savoir comment s’en servir pour connaitre les dangers et les utilités de ceux-ci afin de les enseigner. De plus, il faut constater le potentiel et les limites de ces outils pour bien les utiliser. Et finalement, l’enseignant est donc à l’aise pour pouvoir des modules pédagogiques en fonction des tranches d’âge des élèves.

L’enseignant peut utiliser des outils à la porter de la main afin de créer des situations d’apprentissage. Le site Enseigner l’identité numérique propose quelques sites et livres qui peuvent aider l’enseignant. Tout d’abord, ce site propose le livre Max et Lili. Ce livre peut être une excellente idée pour débuter la conversation avec les jeunes. Les élèvent peuvent parler de leurs expériences et par la suite, l’enseignant peut passer à une autre activité reliée au sujet. Ce site propose deux sites très intéressants. Le premier, e-enfance, aide l’enseignant à en savoir davantage sur plein de sujets reliés au Web. Le deuxième site, Vinz et Lou est dédié aux plus jeunes. L’enseignant peut se baser sur des vidéos trouvées sur ce site afin de créer des activités réelles et signifiantes.

De plus, l’enseignant peut faire comme j’ai fait pour trouver la vidéo de Kicesie. C’est-à-dire chercher des vidéos sur Youtube''. Ensuite, il peut discuter avec ses élèves des images et des situations qu’ils ont vues. Ils peuvent donner des suggestions ou des commentaires. L’enseignant peut demander à sa classe ce que le jeune aurait dû faire, ce qu’il a fait de bien ou de mal, car parfois les vidéos que l’on trouve peuvent être gratifiants pour la personne.

Avantages des réseaux sociaux

Le fait d’utiliser les sites, comme Facebook, Twitter et Youtube, peut être un avantage pour les enseignants et les élèves. Les enseignants peuvent créer plusieurs activités avec ces sites. Par exemple, ils peuvent présenter des vidéos d’animaux d’Afrique en classe grâce à Youtube, ils peuvent déposer les leçons et devoirs sur Facebook et questionner les jeunes sur un sujet quelconque sur Twitter. Ces sites disposent une foule davantage pour l’enseignant et ses élèves, mais il faut être capable de bien s’en servir. C’est pourquoi il est très important d’enseigner comment se protéger, c’est-à-dire comment protéger son identité numérique.

Programme de formation de l’école québécoise

Dans le Programme de formation de l’école québécoise, il n’est pas indiqué que les enseignants doivent renseigner les élèves sur l’identité numérique. Par contre, ils peuvent rendre un service et le faire. Selon moi, rendu en 2010 et avec tous les réseaux sociaux, il serait bien que l’on inscrive dans le programme.



Les parents

Je crois que c’est le rôle de l’enseignant, car ce n’est pas nécessairement tous les parents qui savent comment utiliser les réseaux sociaux et savent qu’est-ce que les identités numériques. En tant qu’enseignant, on peut faire, à l’aide de la direction, une rencontre avec les parents. Dans cette rencontre, on peut aborder ces thèmes : le filtrage, le contrôle parental, les outils Web.

De plus, comme indique le site Enseigner l’identité numérique, on peut insister à ce que les parents accompagnent davantage leurs enfants sur Internet. Ils peuvent savoir quels sites leurs enfants visitent. D’autre part, les parents doivent aussi avoir une autorité parentale sur l’internet, car les jeunes ne peuvent pas faire tout ce qu’ils veulent.

Conclusion

Pour terminer, on peut maintenant constater après avoir compris qu’est-ce que l’identité numérique et de savoir quels sont les impacts de celui-ci sur la vie des jeunes, qu’il est très important de les sensibilisés sur ce sujet. Pour éviter de mauvaises expériences, l’enseignant doit renseigner ses jeunes sur l’identité numérique. Il doit faire avec eux des activités réelles et signifiantes, afin que les jeunes se sentent interpellés par le sujet. De plus, l’enseignant peut inviter les parents de ses élèves en classe pour leur parler des identités numériques. Il est important de se rappeler que tout ce que nous enregistrons ou inscrivons sur le Web, restera pour toujours. Il faut prendre ce sujet au sérieux, car c’est la nouvelle réalité. Les jeunes deviennent de plus en plus dépendants de ces sites. Lorsque je me questionne sur l’identité numérique, je me questionne aussi sur comment la prochaine génération va aborder les réseaux sociaux. Aujourd’hui quelques enseignants s’en servent comme complément à leurs cours. Ils posent des questions sur Twitter, donnent les leçons et devoirs sur Facebook… Est-ce qu’un jour ses sites vont devenir la nouvelle façon d’enseigner?

Moi, Jessica, je certifie avoir fait tous les efforts nécessaires pour présenter un texte sans fautes.

etu39

Auteur: etu39

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Commentaires (0)

Soyez le premier à réagir sur cet article

Ajouter un commentaire Fil des commentaires de ce billet

no attachment



À voir également

Fake news et autres

Partage de mon visuel de conférence et retour sur ma présence au colloque 2018 de l'adaptation scolaire de l'UQAC.

Lire la suite

Vos comportements en ligne comptent!

Je vais au Séminaire à Métabetchewan demain. Je rencontre les étudiants pour leur parler des réseaux sociaux, d'identité numérique, etc. C'est un message que j'ai déjà porté dans plusieurs écoles et à plusieurs reprises. Je suis d'ailleurs déjà allé il y a quelques années. Donc rien de bien neuf... Mais ce sont tout de même des choses très importantes à savoir!

Lire la suite