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Identité numérique : deux mots qui font peur?

Jeudi, le 28 octobre 2010, dans le cours Initiation aux technologies de l’apprentissage, le thème numéro 5 a été abordé. Ce thème? Celui de l’identité numérique. Dès la première question de M. Giroux, je ne comprenais pas pourquoi nous devions nous questionner sur le sujet et encore moins pourquoi jumeler le mot « identité », au mot « numérique ». Chacun de nous possède déjà une identité depuis la naissance : notre identité biologique. Grâce à cette dernière, nous sommes tous uniques. Nous n’avons même pas à la créer ou à décider de ce qu’elle peut être (du moins, à ce que je sache). Alors, pourquoi utiliser un thème dont je n’avais encore jamais entendu parler, pour définir l’identité. Mais plus le cours avançait, plus je constatais que nous possédions bel et bien tous, une identité numérique. Cependant, à première vue, pour quelqu’un n’ayant jamais entendu parler de ce terme ou n’y ayant jamais porté une attention particulière (je me considère dans cette catégorie), cela peut sembler sans importance. Alors, pendant les explications, j’ai décidé de « Googler » mon nom. À mon grand désespoir, je me suis trouvée (j’ai plus précisément trouvé ma page Facebook). Cela m’a plutôt dérangée. Je me suis donc aussitôt précipitée dans les paramètres de mon compte, afin de remédier à cette trouvaille. Mon agissement m’a alors portée à réfléchir sur le sujet de l’identité numérique. Pourquoi la vue de ma photo sur Google m’a-t-elle dérangée? Dans cette réflexion, je tenterai de répondre à cette question, tout en donnant mon opinion. Je commencerai par définir la nouvelle expression identité numérique (je dis nouvelle, car d’après mes recherches, on l’emploie surtout depuis l’arrivée des réseaux sociaux en 2003, dont Frendster et Myspace). Ensuite, j’aborderai l’action de se « Googler » soi-même, je tenterai aussi d’élaborer des bons moyens afin de gérer le mieux possible son identité numérique. Pour terminer, je ferai des liens avec ma future profession qu’est l’enseignement.

Comme je viens de le spécifier, je n’ai vraiment pas aimé me retrouver sur Google. En effet, je ne comprenais pas pourquoi, car j’étais persuadée que je prenais toujours les bons moyens afin que je puisse être en mesure de contrôler les endroits où peuvent se retrouver des informations à mon sujet, mon image, mon adresse courriel, etc. Tous ces efforts que je croyais infaillibles afin ne pas laisser de traces venaient bel et bien de quelque part. En effet, lorsque j’étais en cinquième année, une personne s’était fait passer pour moi sur le site de « clavardage » MIRC et ce, même si je n’avais jamais utilisé cet outil. Cela a duré quelque temps sans que je ne sache qui était cette personne. J’étais tellement anéantie que je me suis jurée que ça ne se reproduirait plus jamais. J’ai donc, depuis ce jour, une certaine réticence envers tout ce qui touche Internet. Je tiens donc à dire que je n’étais pas enchantée de publier mes essais sur Internet, lorsque M. Giroux nous l’a annoncé. J’ai toujours été très prudente pour ce qui est de ce sujet. Adolescente, je n’ai jamais voulu suivre la mode des blogues, et adulte, cela m’a pris un bon moment avant que je me crée un compte Facebook (mais je suis encore très prudente en ce qui concerne son utilisation). Évidemment, tout cela remonte au fait que l’on se soit fait passer pour moi. Il est donc très facile de constater que je suis plutôt peureuse en ce qui concerne mes relations avec Internet. Avec du recule, je crois maintenant que je peux faire un lien entre ma peur, le fait que l’on ce soit fait passer pour moi et l’éducation à Internet. Cependant, en faisant des recherches sur le sujet de l’identité numérique, j’ai appris plusieurs choses. Je suis donc très heureuse de faire part de ces informations.

Maintenant, qu’est-ce que l’identité numérique? Bien que j’en aie quelque peu parlé précédemment dans cet essai, il serait temps que j’y donne une définition. Après avoir fait plusieurs recherches, je me suis rendu compte que je ne parvenais pas à trouver une définition claire de ce terme. J’ai donc décidé de le définir en séparant les deux termes. Selon Le Petit Larousse 2010, l’identité est « un caractère permanent et fondamental de quelqu’un. » Pour ce qui est du mot numérique, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’informations transmises à l’aide de la technologie. Ainsi, avec ces deux explications, l’on peut se faire sa propre définition. Par contre, il est tout de même important de se renseigner sur le sujet. Je crois donc que j’ai eu de la difficulté à trouver une réelle définition du terme de l’identité numérique, puisqu’il est relativement nouveau. On l’utilise surtout depuis l’arrivée des « réseaux sociaux qui ont fait leur apparition en mars 2003 sur internet avec le lancement du site Friendster, puis quelques mois plus tard, de MySpace aux États-Unis. » (Rodic, Largeur.com). Ensuite, comme nous le savons tous, Facebook et Tweeter ont définitivement permis au terme « réseaux sociaux », d’atteindre son apogée. Ainsi, l’identité numérique est un terme plutôt abstrait que l’on associe à l’arrivée des réseaux sociaux et des blogues. On peut donc dire que ce sont leur arrivée et leur popularité qui ont « provoqué la prolifération des données personnelles sur le Web. » (Wikipédiat). En effet, maintenant, chaque utilisateur laisse des traces sur les sites qu’il visite, entre des informations personnelles sur leurs nombreux profils et contribue au développement des blogues, en y laissant des commentaires par exemple. Cependant, dans cet essai, je m’attarderai davantage au phénomène des réseaux sociaux. Ces utilisateurs créent donc leur identité numérique peut-être même sans s’en apercevoir. Ils devront donc en prendre connaissance pour par la suite, être en mesure de la gérer.

Maintenant, je vous mets au défi d’ouvrir la page Google, d’inscrire votre nom et d’appuyer sur rechercher. Qui sait ? Peut-être allez-vous vous trouver. Si oui, vous venez de recevoir en plein visage une partie de votre identité numérique. En effet, vous venez de vous « Googler ». Ce verbe, dérivé du nom du moteur de recherche appelé Google, est maintenant un mot que l’on utilise en français et qui gagne en popularité. Pour ma part, je ne voyais pas l’utilité de me « Googler », puisque j’avais toujours fait attention à tout ce que je faisais sur Internet. Mais un jour, dans le cours Initiation aux technologies de l’apprentissage durant lequel était abordé le thème de l’identité numérique, j’ai décidé de le faire. À mon grand désespoir, la photo de mon profil Facebook est apparue. J’ai donc immédiatement modifié mes paramètres de confidentialité. Par le fait même, j’ai compris que des futurs employeurs qui me chercheraient pourraient tomber sur mon compte. Bien que je fasse très attention à ce qui se trouve sur mon profil, je n’ai pas envie que mes employeurs y aient accès.

Ceci m’amène donc à vous parler des bons moyens qui, selon moi, peuvent faire en sorte que vous ayez une bonne identité numérique. Premièrement, pour ceux qui ne se préoccupent pas leur identité numérique, il ne faut pas nier les choses. Nous sommes dans l’ère de l’information rapide et facile d’accès. Avec les réseaux sociaux, la première chose à faire, est de modifier vos paramètres de confidentialité, afin de garder un certain contrôle et de ne pas rendre accessible à tous, chacune des choses que vous publiez. Deuxièmement, je crois pertinemment de dire que l’on ne doit pas publier de photos ou de propos pouvant être compromettant pour nous ou pour notre entourage. Il faut toujours avoir en tête que plusieurs personnes y auront accès. À ce sujet, un animateur de radio a récemment été congédié après avoir tenu des propos sexistes et disgracieux sur Tweeter, envers une chanteuse québécoise. Le lendemain, même après s’être excusé publiquement, ses employeurs ont décidé de le congédier. En effet, « pour la direction d’astral, ces excuses se sont avérés insuffisantes » (LCN). Vous vous rendez compte ? Si l’animateur avait réfléchi aux conséquences de sa publication, il aurait encore un emploi. Cela peut aller loin. En plus d’avoir été congédié, l’animateur a terni son identité numérique, car maintenant, lorsque l’on écrit son nom sur Google, ce sont les premières informations qui apparaissent. Dans le même ordre d’idée, on doit faire attention à ce que l’on dit sur les blogues, car même sous un pseudonyme, il est possible de remonter à la personne ayant écrit les propos. Et les conséquences peuvent être tout aussi graves. Troisièmement, pour protéger notre identité, il serait préférable de ne pas donner de moyens de nous localiser. En effet, selon le site Justaskgemalto.com, fournissant des moyens de protéger notre identité numérique, il est important de ne pas donner d’information personnelle, car une personne mal intentionnée pourrait tomber dessus par hasard. De plus, nos mots de passe doivent rester confidentiels. Ainsi, l’on assure de façon optimale de garder tous nos comptes personnels. Cependant, je garde le truc que je considère comme étant le meilleur, pour la fin de cet essai.

Maintenant, je crois pertinent de faire un énorme lien entre l’identité numérique et ma future profession qu’est l’enseignement. En effet, lors du cours Initiation aux technologies de l’apprentissage, M. Giroux a proposé de nous créer une réelle identité numérique, afin de la gérer de façon optimale. Il nous a conseillé de nous concevoir une page Web ou bien un blogue qui nous représenterait, en tant qu’enseignante ou future enseignante, de nous assurer de la qualité de notre identité numérique. Cette idée est simple, mais surtout très pratique. Sur notre page, on pourrait y retrouver notre nom, notre domaine d’étude, nos emplois reliés à l’éducation, quelques travaux universitaires dont on est fières, etc. On pourrait même y insérer une photo, nous représentant en tant que professionnel enseignant. Ainsi, lorsqu’une commission scolaire, un employeur, un enseignant associé ou un superviseur de stage chercheront à nous connaître, ils pourront inscrire notre nom sur « Google » et trouver notre page Web au lieu de tomber sur nos profils de réseaux sociaux. À titre d’exemple, je vous suggère une très belle prise en charge d’identité numérique. Suzie Tardif, collègue de classe en éducation préscolaire et enseignement primaire, s’est créé un portfolio vraiment très bien fait et surtout très professionnel. L’on peut la suivre quotidiennement sur http://madamesuzie.wordpress.com, car elle y écrit souvent. Elle nous donne même quelques trucs pouvant être utiles lorsqu’on enseigne. Je vous invite donc à faire de même, et à prendre le contrôle de votre identité numérique dès maintenant.

Pour conclure, il est facile de constater que je n’ai pas toujours eu une bonne relation en ce qui concerne Internet et les réseaux sociaux. Puisque je l’ai vécu, je ne souhaite à personne que l’on se fasse passer pour elle sur le Web ou sur les réseaux sociaux. À cette époque, je n’avais aucune idée de l’existence de l’identité numérique. Heureusement, bien que je n’aie jamais découvert qui était cette personne, je ne crois pas que mon identité numérique se soit fait ternir, car ce terme n’existait pas à cette époque. En effet, il a été vu qu’on utilise l’expression identité numérique surtout depuis l’arrivée des réseaux sociaux. Ainsi, puisque Facebook, Tweeter et compagnie sont relativement nouveaux, il n’existe pas encore de réelles définitions du terme nouvellement arrivé. Cependant, l’on peut utiliser plusieurs moyens afin de bien gérer notre identité numérique. Les principaux moyens sont de ne pas publier, sur nos profils ou nos blogues, de photos ou de commentaires compromettants pour qui que ce soit, de modifier nos paramètres de confidentialité ainsi que de ne pas fournir nos mots de passe ni de trop donner d’information sur nous. Cependant, ce que je privilégie le plus et qui est surtout en lien avec la profession enseignante, c’est la décision de se créer un portfolio ou un blogue. Ainsi, on s’assure de garder un certain contrôle sur les informations que peuvent trouver nos futurs employeurs par exemple. Cependant, bien que je me sois réconciliée avec le Web, il me reste encore du chemin à faire. Pour l’instant, je ne suis pas encore prête à me créer un blogue ou une page que tous pourront voir, puisque je ne pourrai pas refuser l’accès à certaines personnes ou choisir qui peut consulter mon blogue. Cependant, mon défi sera de baisser ma garde et d’enfin créer ma page d’ici la fin de mes études.

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Auteur: etu24

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Commentaires (1)

Suzieee Suzieee ·  18 décembre 2010, 9:14:04 AM

Merci de donner cette visibilité à mon blogue Joany :)

Je suis bien d'accord avec toi sur le fait que celui-ci permet de garder un CERTAIN contrôle sur notre identité numérique.

Tous les exemples que tu apportes dans ton essai sont aussi très pertinents. Ils prouvent que tu as fait de bonnes recherches sur le sujet de celui-ci.

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