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Une armure virtuelle contre les dangers de l’identité numérique … Soyez aux aguets !

Comme nous le savons déjà, tout ce que nous faisons sur Internet laisse des traces et certaines d’entre elles sont permanentes. Avec la venue du Web 2.0, nous ne sommes plus simplement spectateurs du Web, mais bien des acteurs produisant du contenu. Autant sur les réseaux sociaux, les blogues, les wikis et les sites de clavardage, nous laissons d’infimes parties de nous-mêmes étalées à la grandeur de la toile. Voilà où nous voulons en venir. Notre identité numérique permet à quiconque de soutirer des informations sur nous, sur notre vie. De plus, il vient difficile de contrôler notre identité numérique puisque nous ne pouvons gérer ce que les autres publient sur nous. Une identité numérique c’est à la fois ce que nous sommes, ce que nous exprimons, nos opinions, nos goûts et nos envies. C’est aussi ce que les gens pensent de nous et la manière dont nous sommes perçus par les autres. Nous avons effectué des recherches afin de se renseigner sur l’identité numérique puisqu’en tant que futures enseignantes, nous nous sentions interpellées par ce sujet. Ainsi, nous aborderons l’importance de la protection de l’identité chez les enseignant(e)s et comment faire pour bien se protéger sur Internet. Ensuite, nous élaborerons sur les différentes façons de sensibiliser les jeunes d’âge primaire dans nos classes, pour qu’eux aussi puissent devenir des acteurs prudents sur Internet.

L’identité numérique se divise en trois différents types soient : l’identité professionnelle, l’identité personnelle et l’identité administrative. L’identité professionnelle regroupe toutes nos coordonnées professionnelles, comme l’adresse de notre emploi et le numéro de téléphone de celui-ci. L’identité personnelle, quant à elle, se rattache à nos propres coordonnées, telles que notre numéro de téléphone résidentiel et notre adresse privée à la maison. Elle permet de s’identifier sur différents sites internet, comme les sites de commerce ou bien sur les réseaux sociaux. Finalement, l’identité administrative concerne nos données administratives. Il peut s’agir de notre numéro d’assurance sociale, de notre dossier médical ou bien même de notre identifiant pour les impôts. Aussi, nous distinguons l’identité numérique sous trois catégories. La première étant Les éléments d’authentification, elle regroupe les adresses courriels, les noms d’usagers, les mots de passe, l’adresse IP, le nom et prénom, etc. La deuxième catégorie se base sur Les signes de reconnaissances, comme les photos, avatar, logo et images. La dernière catégorie est celle des Traces numériques qui informe sur les contributions à des blogues, les wikis et les autres systèmes de clavardage.

En premier lieu, il faut comprendre que le fait que plusieurs renseignements sur nous puissent se retrouver entre les mains de n’importe qui, peut comporter certains risques. Puisqu’Internet affiche au grand jour tous nos renseignements, il devient facile pour les fraudeurs d’usurper notre identité. Grâce à ces nouvelles informations qu’il aura acquises, il pourra ouvrir un compte bancaire à notre nom, faire une demande de prêt à notre nom, louer un appartement et même donner nos renseignements personnelles en cas d’arrestation, pour qu’il échappe à une poursuite. Ceci est un exemple d’une situation poussée mais très probable que nous risquons à travers le web 2.0. Par ailleurs, il est facile pour n’importe qui de publier n’importe quoi sur nous et que cela vienne entacher notre personne. Pensons seulement aux employeurs qui, désormais, vérifient nos antécédents sur Internet, par le biais de notre Facebook ou même d’un simple moteur de recherche. Il suffit d’une photo plus au moins controversée ou d’une opinion qui ne rejoint pas la mentalité de l’entreprise, pour perdre l’emploi que nous convoitons depuis longtemps. L’enseignement est un domaine de formation qui implique d’être une sorte de modèle dans la société, surtout auprès des jeunes, c’est pourquoi il est important pour les enseignant(e)s de faire attention à leur identité numérique. Certaines mesures doivent être prises par les enseignants pour éviter que nos renseignements personnels jouent contre nous. Cette section traitera des moyens à prendre pour bien protéger notre identité numérique. Tout d’abord, allons-y avec le phénomène mondial qu’est Facebook. À priori, il faut user de notre bon jugement pour n’étaler que ce qui ne causera pas de possibles émois. La partie la plus importante à protéger est celle des informations personnelles, les publications de notre profil et nos coordonnées. Il est important de configurer son compte afin de limiter l’accès à nous-mêmes et nos ami(e)s seulement. En lien avec cela, notre cercle d’ami(e)s devrait se restreindre à seulement ceux qui sont proches de nous et en qui nous pouvons avoir confiance. Il est possible de bloquer l’accès à notre mur, pour que nous puissions être les seuls à pouvoir auto-publier sur notre profil. Également, les albums photos que nous plaçons sur Facebook ont des paramètres de confidentialité qui leurs sont propres. Nous pouvons empêcher quiconque de voir nos photos ou restreindre cet accès à nos amis uniquement. Cet aspect est préférable dans la mesure où il empêche de dévoiler une trop grande partie de soi. Dans la même optique, nous pouvons empêcher nos ami(e)s de publier des photos où nous apparaissons dessus. De cette manière, les risques de retrouver des photos inédites et controversées de nous diminuent. De plus, il faut savoir que nous pouvons enlever notre nom des recherches sur Facebook. Il suffit de décocher l’option recherche dans les paramètres de confidentialité. Nous pouvons le limiter à nos amis ou seulement à nous. De cette façon, on ne pourra plus nous retrouver à l’intérieur du réseau. Facebook est donc un outil qu’il faut savoir manipuler avec précaution pour éviter les surprises. Parlons maintenant de Twitter, ce réseau social qui permet d’envoyer des messages gratuitement à partir d’Internet ou même par messagerie texte. Il est tout aussi facile d’être victime d’usurpation d’identité avec ce réseau social. Avant de larguer un tweet, il faut être conscient de l’impact que celui-ci pourrait avoir sur notre vie quotidienne, sociale et professionnelle. Il est possible de rendre tous les messages postés privés ou le restreindre à un cercle privé. Dans la mesure où l’on veut se protéger, c’est possiblement la meilleure option pour mettre confidentiel nos propos. Il existe un site Web très populaire qui permet aux utilisateurs de partager des photos pouvant être vues par tous. Il s’agit du site Internet Flickr, une autre bonne manière de partager son identité numérique avec plusieurs autres utilisateurs des quatre coins du monde. Ce site est habituellement utilisé pour partager les photos privées d’eux-mêmes. C’est donc à faire attention. Il ne faut pas partager des photos compromettantes et il faut user de logique pour y mettre que des photos raisonnables. Comme dans le cas de Facebook ou de Twitter, il est possible de contrôler l’accès aux photos que nous publions. Il existe une multitude d’autres réseaux sociaux ou site Web permettant de nous dévoiler à quiconque le voudrait. Chacun de ses réseaux et sites offrent la possibilité de rendre confidentiel certaines options qui ne sont pas essentielles de mettre à la vue de tous. C’est à vous de juger de l’utilisation adéquate que vous ferez de ceux-ci. Il est aussi possible de se créer un site internet sur nous-mêmes en y montrant qui nous sommes vraiment. Aussi, nous pouvons avertir notre entourage de ne pas publier de photos ou de commentaires inappropriés sur nous. C’est, en quelques sortes, une autre manière de se protéger et de limiter les dégâts.

Comme vous le savez possiblement, nous sommes loin d’être à l’abri des fraudeurs qui circulent sur le web et les réseaux sociaux. Il est plus simple de prendre l’identité de quelqu’un sur Internet que de dévaliser une maison. En effet, un escroc en ligne peut difficilement être retracé s’il sait bien se cacher et se protéger à son tour. Puisqu’il agira sous l’anonymat, il sera d’autant plus corsé de le prendre en flagrant délit de vol d’identité. Sachant très bien qu’il n’y a pas de peine au vol d’identité, les fraudeurs en profitent pour commettre divers méfaits allant à l’encontre des droits d’une personne. Les risques de se faire accaparer notre identité sur les réseaux sociaux sont accrus au fait que plus nous dévoilons d’aspects de notre vie privée, plus nous pouvons offrir des artilleries aux personnes ayant de mauvaises intentions. La vigilance est spécialement de mise.

Maintenant, nous allons aborder un aspect préventif qu’une enseignante devrait mettre en place dès le début du primaire. À cet âge, les jeunes découvrent Internet et ces nombreuses utilisations. Ils ont aussi tendance à communiquer n’importe quoi à n’importe qui et n’ont pas conscience des conséquences que cela pourraient avoir dans leur vie future. Prenons seulement l’exemple d’un enfant qui, n’ayant pas un profil Facebook entièrement confidentiel, écrit qu’il se rendra à un endroit quelconque, à une journée précise. Il suffit qu’un individu malsain fouille et tombe sur ce profil. Il pourrait alors tenter de se rendre au domicile de l’enfant pour y commettre un vol ou, dans le pire des cas, kidnapper le jeune. Également, un enfant pourrait accepter n’importe qui dans ses ami(e)s et se mettre à lui dévoiler toutes ses informations, sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait apporter. Tout cela pourrait être en grande partie évité si le message était transmis le plus tôt possible. Un enseignant devrait jouer un rôle primordial dans cette diffusion d’informations. Les enseignants ont toujours été perçus comme étant des modèles auprès des enfants et des parents de ces derniers. Ils doivent donc être très prudents et ne pas accepter d’enfants ou de parents d’enfants à l’intérieur de leur cercle d’amis d’Internet. De plus, il serait assez contradictoire qu’un enseignant dévoile tous ses renseignements, alors qu’il promeut la confidentialité et le réseau d’amis restreint. Des situations d’apprentissage et d’évaluation sont disponibles au secondaire pour évaluer leur compréhension et l’éthique qu’ils adoptent lors de leur utilisation du Web 2.0. Voici l’exemple d’une leçon qui fut développée grâce à la contribution financière du Commissariat à la protection de la vie privée au Canada. Durant cette activité, les enfants pourront prendre conscience des risques et des conséquences possibles associés à la communication de données personnelles. Malgré le fait que cette leçon vise les élèves du secondaire, il serait fort envisageable de l’introduire dans des classes de troisième cycle du primaire. De cette manière, les enfants apprennent le plus tôt possible à savoir utiliser convenablement les réseaux sociaux et les sites internet propices à la propagation d’informations personnelles. En somme, les enseignants doivent montrer l’exemple et ils peuvent aussi jouer un rôle d’informateurs et de sensibilisateurs auprès des élèves. Ainsi, les dangers que procure le Web 2.0 atteindront une partie de notre bouclier de protection.

Pour conclure, la naissance du Web 2.0 n’apporte pas seulement son lot de négativités. Il faut simplement savoir tirer le maximum des avantages qu’il offre. Tous ces obstacles négatifs doivent être perçus comme des mises en garde contre certains dangers dont nous ne sommes pas à l’abri. L’identité numérique représente la personne que nous sommes. Cependant, nous ne sommes pas dans l’obligation de dévoiler la majeure partie des détails de notre vie personnelle. Il faut garder en mémoire que d’un simple clic de souris, un employeur peut découvrir les pires aspects de vous et vous refusez l’accès à un poste où vous avez précédemment postulé. Les options de confidentialité ne sont pas là pour rien. Elles vous servent, d’une certaine manière, de protection contre les fouineurs et les fraudeurs potentiels. Dévoilez au monde entier vos plus belles réalisations, mais pas vos pires beuveries entre ami(e)s dans les bars du centre-ville. La publication de commentaires désobligeants, racistes ou avec un langage inapproprié ne pourront que vous nuire et vous donnez une mauvaise réputation. En tant futures enseignantes, nous nous sentons interpellées par tous ces risques qui ne feraient pas de nous des modèles auprès des enfants à qui nous enseignerons. Nous devons leur apprendre à se protéger adéquatement pour qu’ils puissent naviguer sur Internet avec l’esprit tranquille. La vigilance et l’utilisation de notre bon jugement sont deux termes à retenir lors de l’utilisation de toutes les facettes du Web 2.0. Notre identité numérique nous appartient, ne la laissez pas entre les mains de n’importe qui.

Nous, Marie-Kim et Alexandra, certifions avoir fait les efforts nécessaires pour limiter les fautes d’orthographe. De plus, nous avons porté une attention particulière au plagiat. :)

Références:

Images: http://www.identite-numerique.fr/wp-content/uploads/2008/03/cercle_identite.gif , http://www.fredcavazza.net/files/IdentiteNumeriqueComplete.jpg

Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=88Y8mjSknIc

Sources: http://www.identite-numerique.fr/particuliers/ , http://monidentite.isiq.ca/comprenez_vol_identite/, http://monidentite.isiq.ca/suivez_bonnes_pratiques/identite_numerique.html , http://www.media-awareness.ca/francais/ressources/educatif/activities/secondaire_general/vie_privee/vie_privee_vie_en_ligne.cfm , www.facebook.com, www.twitter.com, www.flickr.com

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Auteur: etu65

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