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Les réseaux sociaux : nos amis ou nos ennemis?

Les réseaux sociaux tels Twitter, Facebook ou encore MySpace prennent de plus en plus d'importance dans nos vies. Bien sûr, il y a des points positifs et négatifs à leur utilisation. En ce qui concerne les points positifs, on peut se tenir au courant de ce qui se passe dans la vie des gens que l'on fréquente, partager notre vécu avec nos amis, retrouver des amis d’enfance avec qui nous avions perdu contact pour une raison ou pour une autre. Les réseaux sociaux font partie de notre vie de tous les jours. Nous écrivons tout sur Facebook; nos humeurs, nos fiertés ou encore nos goûts pour tout. Combien de fois par jour allons-nous sur Facebook pour voir les dernières actualités de nos amis? J’ai souvent entendu dire autour de moi « viens, on va prendre une photo, après je vais la mettre sur Facebook. »
Maintenant, pour ce qui est des mauvaises expériences avec les réseaux sociaux, il y a le fait que n’importe qui peut mettre une photo de vous sur Facebook, avec ou sans votre consentement. Il est impossible de prévoir les répercussions de certaines informations partagées sur Internet ou d'avoir un contrôle précis sur ces dernières ou qui pourra les consulter. Est-ce que certaines personnes pourraient être choquées? Allez-vous perdre toute crédibilité? Est-ce qu’une photo prise en dehors du contexte scolaire peut être une cause de renvoi pour un enseignant? Dans ce présent texte je vais vous parler des conséquences de partager des informations sur des réseaux sociaux, que ce soit des impacts que certains mots peuvent avoir ou la publicité néfaste que certaines photos pourraient engendrer. Pour finir, j'évoquerai la responsabilité de chacun par rapport aux informations partagées et la protection de ces dernières.

Le partage des informations sur les réseaux sociaux et les conséquences qui peuvent en découler

Les écrits

De nos jours, il est tellement simple et automatique de partager nos pensées tout comme notre vécu sur les réseaux sociaux. Il n'est pas rare de voir des gens au travail ou pendant les pauses naviguer sur Internet pour mettre à jour leur babillard et informer tous et chacun des diverses péripéties de la journée. De plus, avec la venue de la technologie qui est de plus en plus abordable et portative, l'accès à ces réseaux sociaux peut se faire partout et en tout temps. Plus besoin d'être nécessairement à la maison sur un ordinateur pour parler, échanger ou écrire. Aussi, les espaces offrant des connexions sans fil sont de plus en plus nombreux, nous assurant finalement un lien quasi constant avec le monde virtuel.
J'en suis donc venue à me poser quelques questions par rapport à un tel comportement. Comme je veux devenir enseignante, est-ce que j’ai le droit d’écrire tout ce qui me passe par la tête sur Facebook ou Twitter? Ce sont deux réseaux sociaux extrêmement populaires, ce qui veut dire que beaucoup de personnes ont accès à ce que je publie. Qu'arrive-t-il si un parent lit sur mon Facebook que je n’aime pas les gens qui n’ont pas la foi en dieu? Peut-il en parler avec le directeur? Est-ce que je peux me faire congédier pour avoir ainsi partagé mon opinion ouvertement sur la place publique ou vais-je seulement me faire réprimander pour avoir dit ma pensée? Quelle est la limite entre l'expression libre de ses croyances et les relations interpersonnelles et publique reliées à mon travail. Les réponses à ces questions sont vraiment très délicates; elles font appel à la liberté d’expression d’une personne. Justement dans un article sur ABCNews, il est question d’une enseignante qui critiquait ses élèves et leurs parents sur son mur de Facebook. À la suite de la plainte de quelques parents qui ont eu vent de ses dires, cette enseignante a perdu son emploi.

Les preuves numériques

Depuis maintenant un an et demi, ce qui correspond à mon inscription au baccalauréat en enseignement préscolaire primaire, j’entends souvent des rumeurs concernant d'autres étudiants qui fréquentent l'université, ou certains professeurs qui y enseignent.

Au tout début, les rumeurs étaient directement connectées avec leur profession ou la pratique de celle-ci; un professeur avait agit de façon répréhensible face à un élève, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Il agissait donc dans le cadre de ses fonctions et était réprimandé pour un mauvais comportement qui portait atteinte à autrui ou affectait la réputation de l'établissement scolaire pour lequel il travaillait. Récemment, les rumeurs ont néanmoins changé de dimension; elles portent de plus en plus sur une personne à l'extérieur de la pratique de ses fonctions. On rapporte des agissements qui eurent lieu dans le cadre de la vie personnelle et privée des personnes. Et les informations sont puisées très souvent sur les pages publiées dans les divers réseaux sociaux existants.

Les photos personnelles prises dans un cadre non officiel peuvent souvent être compromettantes, si elles sont sorties de leur contexte d'origine. Qui n'a pas une photo un peu grivoise dans ses albums, bien cachée au fond d'un tiroir, à ne montrer qu'à ses amis proches et à sa famille. À cet effet, j'ai fait l'exercice de regarder une à une les photos publiées sur mon compte Facebook pour voir celles qui pourraient me causer du tort si jamais elles tombaient entre les mains d'une personne un tant soi peu mal intentionnée. Les personnes ayant un métier en relation plus ou moins directe avec le public doivent être conscientes de cette toute nouvelle réalité; leur réputation en dépend. Si je mets une photo de moi sur le bord d'une plage avec un verre d’alcool à la main, en train de faire la fête, est-ce qu’un parent peut remettre en question mes compétences ou ma maturité? Est-ce que cela peut affecter la confiance qu’il avait en moi parce qu’il a vu une photo qui date déjà de peut-être quelques années alors que je m’amusais avec mes amis? Quel genre de photo puis-je mettre sur mon Facebook et partager? Quelle est la ligne de la décence, de la provocation, de la responsabilité, de la maturité?

De plus, avec la venue de la technologie, presque tous les appareils portatifs peuvent maintenant servir d'appareil photo ; les cellulaires, les ordinateurs portables, les Ipod, etc... Il est donc plus facile de prendre des photos à n'importe quel moment, et nous n'avons plus besoin de faire développer une pellicule et encourir des frais pour imprimer les photos sur papier. Tout étant maintenant informatisé et numérisé, la relation face à la prise de photos a bien changé; peu m'importe si une photo est floue, je l'efface et en reprends une autre en quelques secondes. La quantité de photos prises par tout le monde a de beaucoup augmenté avec la facilité et l'accessibilité des photos numériques.

Qui dit numérique dit également ordinateur et partage d'informations. Encore là, aucun coût n'est plus relié à la duplication d'une photo. Si je fais un voyage, je peux à l'aide de quelques clics de souris partager mes photos sur Internet. Nous pouvons faire de nombreux efforts pour garder un œil sur les photos que nous publions. Mais il est difficile de garder un œil sur les photos de nos amis. Par exemple, si lors d'une fête, tout le monde s'amuse à prendre des photos, je n'ai aucun contrôle sur ces dernières. À la limite, je ne saurai peut-être même pas quelles photos furent prises et partagées. Or, les réseaux sociaux sont si populaires, si omniprésents dans la vie de tout le monde, qu'une information peut maintenant circuler à la vitesse de l'éclair et changer la vie d'une personne à tout jamais. Le meilleur exemple à cet effet demeure Justin Bieber. Sa carrière fut lancée à la suite de la publication d'une vidéo sur You Tube.

Responsabilités

Quand nous avons un compte sur Facebook il faut bien faire attention à nos paramètres de confidentialité. Il faut savoir que la plus part des choses sur Facebook sont accessibles à tous. Il est de notre responsabilité de faire en sorte de bien contrôler nos paramètres. Je connais plusieurs personnes qui donnent accès à toutes leurs informations sur leur compte Facebook; à leurs photos, leur mur et leurs vidéos. Je pense que tout ceci peut être un manque de responsabilité de la part de la personne. Parce que nous n'avons pas de contrôle sur qui peut visionner notre page, il est impossible de savoir quel impact certaines informations pourraient avoir, tant en relation avec notre vie personnelle que celle des autres personnes figurant dans notre cercle social qui sont concernées par les informations ou photos partagées. Pour moi si je ne fais pas attention à mes paramètres de sécurité ceci peut avoir de très graves répercussions dans mon avenir proche. Par exemple, je préfère que la directrice de ma future école forge son opinion de moi par rapport à mes compétences directement liées à mon métier plutôt que par des écrits ou des photos partagées hors du contexte du travail. C'est pour cette raison que j'ai personnellement pris la décision de mettre mes informations confidentielles sur les réseaux sociaux que je fréquente, et que j'essaie de sensibiliser mon entourage à cet effet. Ainsi, je minimise le risque potentiel d'une mauvaise surprise.

Par ailleurs, il est primordial de contrôler l'accès à nos pages publiées. Il est en effet inutile de mettre toutes mes informations sous haute confidentialité si j'accepte tous ceux et celles qui désirent m'ajouter à leur réseau. Il faut rester vigilant par rapport à l'accès de nos informations et qui peut leur accéder. Par ailleurs, un exercice de réflexion est à faire, à savoir si j'accepte ou non mes élèves, mes collègues de travail, etc. De plus en plus de parents d’élèves se retrouvent sur Facebook et parfois les élèves eux-mêmes sont sur ce réseau. Imaginons-nous un étudiant qui trouve une photo de son enseignante en bikini, il peut la montrer à tous ses amis et ceci peut causer de grave problème dans la carrière d’une enseignante. Les étudiants peuvent montrer cette photo à leurs parents et ceci peut entraîner le renvoi d’une enseignante si les parents portent plainte à la direction. J’ai trouvé un article sur cyberpresse qui traite d’un cas réel qui s’est passé dans la ville de Saguenay dans l’arrondissement de Jonquière. L’article parle d’un suppléant qui ne reçoit plus d’appel pour venir remplacer un enseignant. Parce que des personnes ont trouvé une photo de lui avec un joint à la main. (Voir lien 3) Ceci me fait grandement réfléchir.

Pour conclure, j’espère que mon essai vous fera réfléchir à quel point il est important et primordial de faire attention aux informations que vous véhiculez sur le Web et avec qui vous les partagez. Comme je vous l’ai précédemment dit, les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans notre quotidien. Le nombre de fois par jour ou même par heure que nous visitons que ce soit Twitter ou Facebook est impressionnant. Il faut donc faire attention à ce que nous partageons sur nos babillards; que ce soit en ce qui concerne nos écrits ou les photos et vidéos que nous publions. Par ailleurs, il ne faut pas oublier de prendre ses responsabilités et de les assumer par la suite. Il faut rester vigilant et toujours être aux aguets de ce qui se passe dans vos réseaux sociaux. Il faut également prendre les devant et s'informer sur les politiques de publication, et se protéger en conséquence. Dans cet essai, j'ai surtout axé mon développement face aux réseaux sociaux, mais il faut quand même faire attention à ce que nous dévoilons en général sur la toile. Après tout, il s'agit de notre réputation, de notre futur. Vaut-il la peine de mettre notre vie en péril simplement pour le plaisir de partager une photo coquette sur notre mur? Notre identité numérique est de plus en plus importante et une source d'information que les hauts dirigeants commencent à sérieusement prendre en considération. Alors il devient de plus en plus primordial de soigner notre image, que ce soit réelle ou virtuelle, car elles ont désormais tout autant de répercussion l'une que l'autre pour notre avenir.

Vanessa
N.B. Je certifie avoir pris toutes les précautions possibles afin de faire un texte sans faute.

etu48

Auteur: etu48

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Commentaires (2)

lili2012 lili2012 ·  10 septembre 2012, 12:29:53 AM

je suis tout a fait d'accord avec votre lecture, je pense qu'il faut tenir en compte toutes les conséquenses que l'on peut avoir à l'heure de faire partie d'un reseau social, il faut bien s'informer et bien penser de ce qu'on va publier sur une page que sans se rendre compte, beaucoup de personnes auront l'acces de voir, et de cette maniere des autres personnes peuvent obtenir des informations de soi meme pour faire du mal.

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  10 septembre 2012, 8:56:22 AM

Malheureusement, l'étudiant qui a publié ceci a terminé le cours et ne pourra pas répondre. Merci pour votre commentaires. Je suis d'accord avec vous, les réseaux socionumériques nécessitent beaucoup de sens critique et de réflexion. Il faudrait mieux encadrés les jeunes par rapport à l'usage de ces outils. Nous publierons d'ailleurs une études à ce sujets dans quelques jours.

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