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Les TIC et la langue française

Les technologies font partie de notre vie quotidienne. Dans le système de l’éducation, il est nécessaire de les intégrer auprès des jeunes afin de susciter leur intérêt et leur motivation. Plusieurs outils technologiques permettent de corriger les erreurs d’orthographes et de syntaxes tels que les logiciels de correction. Toutefois, la technologie ne doit pas remplacer l’apprentissage. Les TIC aident les jeunes à l’amélioration du français écrit, mais peuvent aussi nuire à cette langue. C’est ce que nous allons constater dans ce texte grâce à mes recherches. Je vous présenterai plusieurs auteurs qui ont mené une recherche sur ce sujet et je vous ferai part de mon opinion face à leurs idées. De plus, vous aller y retrouver les avantages et les inconvénients de la technologie vis-à-vis la langue française. Je traiterai trois aspects de ce sujet soit :les logiciels de correction, le système de recherche et le clavardage. Ensuite, je ferai des liens par rapport aux TIC et la pédagogie éducative. Je terminerai avec une brève conclusion.

Les bienfaits des TIC

Selon madame Sophie Cadieux, « les aides technologiques à l’écriture offrent une meilleure chance de réussite scolaire aux élèves présentant un trouble d’apprentissage. Ces outils ne sont pas une béquille, mais une occasion pour l’élève de reprendre confiance en ses propres capacités. ».Cette orthopédagogue de l’école secondaire Soulanges de la Commission scolaire des Trois-Lacs témoigne que « lorsque les élèves voient leurs résultats augmenter, leur confiance et leur estime d’eux-mêmes augmentent aussi. Maintenant, ils savent qu’ils peuvent réussir ». Depuis septembre 2008. Elle utilise le logiciel d’aide à la rédaction WordQ avec des élèves dyslexiques et dysorthographiques. Le logiciel WordQ n’écrit pas à la place de l’élève, mais il l’aide à écrire. Elle constate des améliorations après seulement quelques utilisations. Les notes de français en production écrite sont passées de 40% à environ 65%. Cela les valorise beaucoup. Aussi, Mme Cadieux intervient auprès des élèves de première et deuxième secondaire en classe régulière. Son but est de « les rendre autonomes dans leur apprentissage et dans la gestion de leurs outils d’aide afin qu’ils soient assez outillés pour fonctionner seuls ». Cependant, elle souligne que les logiciels comme WordQ ne vont pas régler tous les problèmes. « Il faut quand même que l’élève écoute en classe de prime abord ». En ce qui est du même sens, M. Jean-François Ferland souligne que « plusieurs outils permettent de corriger les erreurs, mais la technologie ne doit pas remplacer l’apprentissage. »

Plusieurs articles ont été publiés à propos des compétences en français des élèves québécois. Dans la Presse, 6 mars 2008, on y retrouve un article disant « Un élève sur deux échouerait en orthographe si ce critère était éliminatoire ». C’est ce qu’observe l’Office québécois de la langue dans son bilan. Aussi, le Soleil, 26 décembre 2008, dénonce « qu’au primaire, les résultats des élèves en français continuent de se détériorer, confirmant la tendance observée depuis la mise en place de la réforme en 2000. Le taux de réussite des élèves de sixième année à l’épreuve d’écriture a encore chuté entre 2005 et 2006. »

Recherche menée par deux chercheurs concernant les TIC et le français écrit

Suite à ces publications, une étude a été réalisée à l’Université de Montréal concernant l’amélioration de la réussite des élèves par les TIC. Selon Simon Collin et Thierry Karsenti les TIC ont un potentiel pour soutenir la compétence en français des élèves. Tout d’abord, les élèves en présence de TIC sont beaucoup plus motivés à écrire. En effet, les portables sont très présents dans la vie quotidienne des enfants et ils seraient très utiles et bénéfiques de les utiliser. De plus, cela rend plus facilement accessible des ressources et des outils diversifiés pour le français. Comme les nombreux logiciels et sites qui nous permettent de corriger nos textes. Aussi, pensons aux nombreuses recherches sur internet, plus besoin d’aller chercher dans les multitudes de livres à la bibliothèque. Les informations sont facilement accessibles pour les élèves et ils font des recherches beaucoup plus poussées.

L’étude a été réalisée auprès de deux classes de 4e et 5e années dans une école défavorisée de Montréal. Pendant une année, les élèves ont été évalués et analysés trois fois sur leur habileté en écriture par les TIC ou ils devaient composer un texte écrit sur papier et sur ordinateur. Finalement, ils ont analysé les résultats et ils constatent une amélioration de la compétence en français. Suite à l’utilisation des TIC, les élèves ont eu de meilleurs résultats dans leur bulletin dans la section de l’écriture. « L’utilisation des ordinateurs portables a eu un très grand impact sur le français écrit. Ça leur a donné un gros coup de pour développer l’habileté à écrire chez les enfants. ». Maintenant, les jeunes qui répétaient toujours les mêmes mots utilisent un vocabulaire beaucoup plus varié. Il y a amélioration de l’orthographe et de la syntaxe. Les élèves produisent moins de fautes et font des progrès dans la structure des phrases.

Les limites à l’amélioration du français

Ces chercheurs de l’Université de Montréal soulèvent les limites de l’utilisation des technologies concernant l’amélioration de la langue française. Certains effets ne sont pas désirés auprès de certains logiciels de traitement de texte. Par exemple, il y a des élèves qui ne vont pas réfléchir à la faute que souligne Antidote ou même World. Ils vont cliquer, puis on leur donne la réponse. Certains élèves ne sont pas habiles avec les ordinateurs et ont un faible niveau de compétence informatique. Pour eux, c’est difficile d’appliquer certaines fonctions. Ils vont avoir besoin de support auprès de l’enseignant. De plus, il y a une variation de l’amélioration suivant les élèves. Chaque élève progresse différemment et leur niveau d’amélioration de l’écriture dépend de chacun.

À mon avis, cette étude présente des résultats très intéressants. Cependant, elle possède certaines lacunes. L’échantillon d’élèves est trop petit et la recherche se déroule sur une année seulement. La collecte des données est trop proche pour observer un changement radical sur la langue française. Je doute ces élèves aient acquis autant d’habileté dans le français écrit. Nous pourrions vérifier dans une production écrite à la main et comparer avec une production écrite par ordinateur.

Les TIC peuvent nuire à la langue française

Ya tu kk1 ki veut parler ak moa? Nous pouvons apercevoir cette phrase, si nous pouvons appeler cela une phrase, dans le journal Le Devoir publié le 1er février 2007. Il est possible de constater que le clavardage nuit à la langue française. Les personnes qui utilisent Msn, Mirc ou les messages textes se font un propre langage. Ils font des abréviations et l’important, sont de se faire comprendre. Il ne se soucie pas du tout de la langue française. Même qu’il invente des mots comme lol (laft a lot) ou mdr pour (mord de rire). Selon moi, les gens deviennent tellement habitués d’écrire de cette manière qu’il y a des répercussions sur la langue française écrite. En effet, il reproduise des dans leurs travaux à remettre aux enseignants. Cependant, monsieur Marc Nolet pense le contraire, le clavardage serait une nouvelle culture de communication tant chez les jeunes que chez les vieux. Le clavardage s’inscrit dans la dimension des compétences transversales, TIC- communiquer- coopérer. Le milieu de l’éducation doit dans certains cas voir à s’adapter aux nouveaux modèles culturels. Je suis tout à fait en désaccord avec ses propos, car l’école est un milieu d’Éducation qui nécessite des apprentissages. Elle doit proposer des activités qui demandent beaucoup de rigueur dans le respect de la langue française. Alors, dans mon cas, les fautes d’orthographe et les erreurs de syntaxes ne sont pas pardonnables. Les enseignants doivent être des modèles et maîtriser la langue française parfaitement. De plus, comme nous le savons tous, es compétences transversales ne sont plus évaluer dans les TIC. Alors, le milieu de l’éducation ne doit pas nécessairement s’adapter pour intégrer toutes les technologies.

Mon opinion

Plusieurs personnes croient que les logiciels de traitement de texte n’aideront pas les élèves à améliorer leur français écrit. En effet, ils détectent automatique les erreurs de syntaxe et d’orthographe qui sont présente dans le texte. Les élèves ne développent plus de compétence en français. Ils n’ont plus besoin de relire leur texte pour le corriger, ils n’ont qu’à cliquer sur le bouton de la souris. Ils n’utilisent plus les outils qui permettent d’améliorer le français écrit comme la grammaire et les dictionnaires. Alors, ils deviennent paresseux.

Je crois que si les logiciels de correction sont utilisés correctement et dans le but d’améliorer le français, c’est un outil très utile. Lorsqu’il repère une erreur, il justifie et explique l’erreur. De plus, il donne la piste de solution. Suite, à ma correction, j’utilise moi-même Antidote qui est le plus grand logiciel d’aide à la rédaction du français. Cela m’aide à répertorier des erreurs que je n’avais pas repérées lors de mes prochaines rédactions, j’essaie de ne pas produire les mêmes fautes. Aussi, je peux savoir mes difficultés pour pouvoir les travailler.

Je suis en accord avec les propos de Madame Cadieux. Intégrer les logiciels de correction peut être une bonne solution afin d’améliorer les élèves dans le volet français écrit. Toute fois, ils doivent l’utiliser correctement et réfléchir sur les mots qu’ils corrigent. En ayant de meilleurs résultats et en faisant moins de fautes, les élèves en difficultés vont être beaucoup plus motivés. Ils vont s’apercevoir qu’eux aussi peuvent réussir. Néanmoins, l’utilisation d’un logiciel de correction ne signifie pas que l’auteur d’un texte doit accorder moins d’importance à sa maitrise de la langue. Confier l’essentiel de la qualité de la langue écrite à un logiciel peut avoir des conséquences désagréables, parce que le logiciel ne peut corriger à 100% un texte. Il y aura toujours des ambigüités qui ne seront clarifiées que par l’auteur du texte. Il reste que c’est de l’information et le logiciel ne peut pas tout repérer les erreurs. Selon moi, améliorer grandement la qualité de la langue écrite, en pus de permettre à une personne d’apprendre la bonne façon de maitriser l’écriture d’une langue.

Concernant le clavardage, il nuit à notre langue française en mesure ou il est mal utilisé. Si tout le monde faisait attention lorsqu’ils "chattent". Cela éviterait beaucoup de problèmes quant à la dégradation de notre langue. Les technologies ne doivent pas remplacer les apprentissages, mais peuvent aider à améliorer le français écrit. Si nous voulons régler les problèmes majeurs que possède une personne, il faut repérer le problème et le travailler. Alors, les cours de français sont beaucoup plus utiles que les technologies. De plus, les technologies sont facilement accessibles aux élèves. Ils rendent les recherches beaucoup plus faciles. Les élèves n’ont plus besoin de se rendre à la bibliothèque et de chercher dans différents livres. Avec un simple clique, ils ont accès à une multitude d’informations.

Liens avec la pédagogie éducative

Les enseignants devraient permettre aux élèves d’utiliser ces logiciels de correction afin que ceux-ci produisent moins de fautes d’orthographe et d’erreurs grammaticales. C’est un bon outil de travail, afin que les élèves se trouvent de bonnes stratégies pour la correction de textes. Cependant, il ne faut pas mettre les textes écrits à la main de côté. Au contraire, avec ses textes à la main, nous pouvons évaluer la progression chez les élèves. Tout d’abord, avant l’utilisation de ces logiciels, l’enseignante doit sensibiliser les élèves au rôle de ces logiciels. Il faut que les élèves soient conscients de sa situation, de la raison pour laquelle il utilise tel outil et de ses différences. En effet, les logiciels sont des outils de correction parmi tant d’autres. Il y a le dictionnaire, le Bescherelle et le dictionnaire des synonymes. Il ne doit pas seulement de fier à ce que l’ordinateur lui suggère, mais plutôt réfléchir aux propositions et évaluer selon le contexte. De plus, je crois que pour contrer le problème de la langue écrite, il faudrait davantage de cours de français dans l’horaire des élèves. La technologie malgré ses bienfaits n’est pas la solution pour régler le problème. La langue française est une langue complexe et nous devrions y consacrer beaucoup plus de temps dès notre plus jeune âge. Nous avons juste à remarquer le nombre d’échecs dans le TECFÉE ou lors des examens finaux au secondaire et au cégep. Par ailleurs, les TIC sont un bon moyen pour aller chercher la motivation auprès des élèves. Surtout lorsqu’ils voient des progrès.

Conclusion

Pour conclure, les TIC ont leurs avantages, leurs inconvénients et leurs limites face à notre langue. Il est certain que certains outils elle peut améliorer le français écrit, mais ne pourra jamais tout régler les problèmes. Les correcteurs de texte sont utiles pour repérer les erreurs grammaticales et de syntaxes, mais l’auteur du texte doit toujours juger de la pertinence et ne pas seulement se fier à cela. Ils servent comme guide. Ces logiciels redonnent confiance et aident les jeunes à se trouver des stratégies de correction. Ils seront beaucoup plus motivés à corriger leurs textes les élèves en difficultés verront des progrès. Aussi, les technologies aident lors de nos recherches. Cependant, il faut accorder une attention particulière au clavardage et aux messages textes qui peuvent nuire à notre langue, en déformant les mots et en n’accordant pas d’importances aux fautes.

Références

ISKANDER, E. (2010). INFOBOURG, Aide technologique à l’écriture : un outil qui redonne confiance. Disponible en ligne le 1 juin 2010 : http://archives.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=15255

COLLIN, S. et KARSENTI, T. Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal ( 2010), Améliorer la réussite des élèves par les TIC. http://132.213.9.3/coreper/PPT_SCollin_COREPER.pdf

NOLET, M. 2006. Réseau pour le développement des compétences par l’intégration des technologies. Bon ou mauvais le clavardage? Disponible en ligne le 16 octobre 2006. http://www.recit.nordtic.net/spip.php?article37

DRUIDE INFORMATIQUE.1993.Antidote.info. Consulté le 5 décembre 2010 : http://www.druide.com/a_description.html

QUILLSOFT. WordQ 2 Français. Consulté le 2 décembre 2010 : http://www.inqplus.com/wordq1francais.html

FERLAND, J. DIRECTION INFORMATIQUE (2007), Avoir mal à la langue, Disponible en ligne le 9 novembre 2007 : http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=45889

Yoni.Assouline

Auteur: Yoni.Assouline

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Commentaires (2)

Manon Tremblay Manon Tremblay ·  26 avril 2011, 8:59:38 PM

C'est un bon texte. L'utilisation d'Antidote t'aurait évité plusieurs fautes. Dommage que ce texte, qui fait les louanges de l'importance du français, contienne quelques fautes d'orthographe et de syntaxe.

pgiroux pgiroux ·  27 avril 2011, 9:18:19 AM

Bonjour Manon,

Je partage ton opinion. Étant le professeur responsable, je peux te dire que la qualité de la langue a été évaluée...

PAt :-)

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