PédagoTIC

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Ce que j'ai appris à propos des blogues

(BILLET RÉDIGÉ ACTUELLEMENT! RAFRAÎCHIR LA PAGE FRÉQUEMMENT = UNE BONNE IDÉE! CECI EST UN BROUILLON QUE JE METS EN LIGNE POUR RECEVOIR DES RÉTROACTIONS TOUT AU LONG DE MA RÉDACTION EN PRÉVISION D'UNE ACTIVITÉ QUE J'ANIMERAI À L'UQAC DANS QUELQUES JOURS.)

- Version du 31-03 2011!-

Mon expérience de blogueur

Je ne suis pas un natif du numérique. J'ai 36 ans. J'ai découvert Internet et je me suis vraiment approprié les ordinateurs alors que je débutais mon parcours universitaire.

PédagoTIC est en ligne depuis le mois de février 2005. Depuis, il a subi plusieurs mises à jour et quelques changements de serveurs. Je crois néanmoins avoir réussi à maintenir en ligne l'essentiel de ce que j'ai publié.

PédagoTIC fut l'un de mes premiers projets lorsque je suis devenu professeur à l'UQAC en janvier 2005. C'est l'un des premiers outils que je me suis donné. Plus précisément, j'ai publié le premier billet le 10 février 2005. Plus ou moins six ans plus tard, il y 1537 billets de publier sur ce blogue et je suis l'auteur de 991 d'entre eux... Qui a publié les autres? Mes étudiants, évidemment! La première étudiante à avoir publié sur PédagoTIC a été Mme Marylin Souci en mai 2008. Il faut ensuite attendre janvier 2010 pour que des étudiants publient à nouveaux sur PédagoTIC. À ce moment, j'avais décidé que publier sur PédagoTIC serait une activité obligatoire dans mon plan de cours. Entre mai 2008 et janvier 2010, j'ai sollicité la participation des étudiants de différentes manières et dans le cadre de différents projets, mais sans succès. Depuis janvier 2010, j'ai essayé différentes approches "obligatoires". J'y reviendrai...

PédagoTIC, c'est aussi plusieurs commentaires. Il y a actuellement 2162 2163 commentaires en ligne et quelques dizaines que j'ai rendu indisponibles sans vraiment les effacer. Le plus souvent, ces commentaires ne sont plus disponibles à cause du langage inapproprié des auteurs ou parce que le commentaire ne me semblait pas en lien avec la discussion sans toutefois être nécessairement de la pollution ou inutile. Il y a aussi eu des milliers de commentaires non-sollicités ou à caractère commercial (SPAM!). Ceux-là disparaissent le plus rapidement possible et toujours définitivement.

Ce que j'ai appris

  • Bloguer en tant que professeur et chercheur à l'université
    • De mon point de vue, les blogues ne sont pas encore facilement acceptés au niveau universitaire. Plusieurs observations me poussent à affirmer cela.
      • Il y a d'abord relativement peu de blogueurs universitaires. L'équipe professorale de mon département ne compte, à titre d'exemple, qu'un seul blogueur (moi!) et un ex-blogueur qui a abandonné pour des raisons personnelles. Je sais, par contre, que ce dernier consulte et commente encore sur la blogosphère québécoise. Cela ne représente tout de même que deux professeurs parmi une équipe qui en compte 28. Ailleurs, j'ai connaissance de quelques membres de la communauté universitaire québécoise qui bloguent ouvertement et dans le cadre de leurs activités professionnelles. Il y a, par exemple, Sébastien Paquet (TELUQ-UQAM), Martine Peters (UQO) et Daniel Lemire (TELUQ-UQAM). Ce n'est certainement pas les seuls, mais ça me semble tout de même bien peu. Un des facteurs qui explique peut-être que j'en connaisse si peu est que les blogues ne connaissent pas de limites géographiques ou linguistiques. Je suis ensuite naturellement attiré vers les blogues qui traitent de technologies, d'éducation ou, encore mieux, de technologies éducatives. Ainsi, je sais que Christophe Batier (Lyon 1, http://spiral.univ-lyon1.fr/entree.asp?id=170&id2=80&objet=blog), Georges Siemens (Athabasca, http://www.elearnspace.org/blog/) et Ray Schroeder (University of Illinois at Springfield, http://people.uis.edu/rschr1/) bloguent, mais j'ignore si mes collègues des autres départements bloguent. Derniers facteurs qui expliquent peut-être que j'en connaissent bien peu est que les blogueurs universitaires ne publicisent pas beaucop cet aspect de leur vie. Pourquoi? Justement parce que les blogues ne sont pas encore facilement acceptés au niveau universitaire.
      • L'aide ou le soutien qu'une institution offre à son personnel me semble aussi un indicateur du dégrée d'acceptation et de reconnaissance d'un outil ou d'une pratique. En 2005, mon institution m'a, par exemple, peu aidé. On m'a fourni un espace sur un serveur et un mot de passe. À ma demande, on m'a aussi fourni une base de données. Lorsque j'ai demandé du soutien technique via les canaux que l'on demande aux professeurs de suivre, on se savait même pas ce qu'était un blogue et on m'a dit qu'on allait étudier ma demande. J'ai finalement fait mes premières expérimentations seuls. Avec le temps, mes expérimentations en solo et mes recherches sur les forums m'ont amené à faire des apprentissages techniques et mes questions sont devenues plus précises et pointues. (Je dois préciser que je n'ai jamais étudier en informatique. J'ai un baccalauréat en sciences de l'activité physique (B.Sc.), une maitrise en éducation (M.Ed.) et un doctorat en éducation (Ph.D.).) Ces questions m'ont amené à rencontrer des techniciens ouverts d'esprit qui acceptaient de m'aider. Je ne passais par contre jamais par la « ligne de soutien » et je ne faisais jamais de réquisition pour régler mes problèmes. Je téléphonais directement aux quelques personnes qui comprenaient mes questions et y répondaient patiemment et rapidement même si je ne passais pas par les chemins habituels. Récemment (en 2010!), les choses semblent cependant changé. L'institution entretient maintenant une plateforme de blogue qu'elle compte utiliser pour créer facilement les sites des professeurs, des équipes de recherches, des laboratoires ou des évènements qui en feront la demande. C'est encore expérimental, mais j'imagine que les nouveau professeurs qui désireront bloguer pourront le faire plus facilement.
      • Un autre facteurs qui me pousse à croire que les blogues ne sont pas encore facilement acceptés au niveau universitaire est qu'on en tient peu compte lors de l'évaluation des professeurs. Ce n'est certainement pas une publication! Au mieux, c'est un outil pédagogique trop coûteux en terme de temps et d'investissement personnel qui, à la fin, attire moins l'œil du comité d'évaluation que le quiz que j'ai conçu et mis en ligne en 3 heures pour évaluer mes étudiants à la mi-trimestre... On m'a clairement dit qu'il serait plus avantageux pour moi mieux de garder mes idées et de tenter de les soumettre dans des journaux sérieux que d'entretenir cet « autre » site Web. On faisait ici référence aux wikis que j'utilise parfois avec mes étudiants et qui sont aussi bien mal compris.

Il n'y a pas que l'évaluation des professeurs à mon institution qui ne considère pas encore les blogues. Il n'y a pas, non plus, de place pour les blogues dans le CV Commun canadien (http://www.commoncv.net/index_f.html) ou dans le CV que les grands organismes subventionnaires (ex. FQRSC ou CRSH) exigent des chercheurs lors des demandes de subventions. On entend parfois parlé de l'importance de la vulgarisation scientifique ou du transferts vers les praticiens, mais je sens très peu de considérations réelles pour ce genre de publication.
** Donc, dans l'ensemble, un universitaire qui blogue ne le fait pas pour la reconnaissance ou pour son avancement... Alors, pourquoi?

(J'en suis ici dans ma réflexion. Le reste est plutôt en désordre...)

  • Bloguer pour apprendre
    • C'est dommage, parce que les blogues ont, à mes yeux un potentiel intéressant pour les chercheurs...
    • Mon blogue est une partie essentielle de mon EAP.
    • Mon blogue est un bon outil réflexif. Je l'utilise pour réfléchir à ma pratique, à celle des autres, aux politiques qui nous guident ou que l'on subit, aux relations avec les apprenants... Bref, c'est un bon outil pour devenir un praticien réflexif (schon?). Les commentaires des autres et leurs réactions nous gardent "sur la pointe des pieds" ou "en éveil". (Évidemment, il faut être prêt à accepté les commentaires...)

C'est un excellent moyen pour se créer un réseau ou pour créer/entretenir une communauté d'intérêt. Par contre, c'est long. Voir à ce sujet le billet de François Guité sur le "o commentaire".
** Je retrouverai le fameux billet de François cité plus haut facilement un peu plus tard, parce que les blogues sont un outil intéressant pour indexer des liens et des ressources. L'outil de recherche, les TAGS, les catégories, etc. facilitent le repérage de qui a été indexé.

  • Bloguer pour faire apprendre
    • Apprendre à bloguer nécessite du temps et une certaine ouverture d'esprit.
    • Avec des jeunes adultes, des immigrants de surcroit, il peut s'avérer utile ou nécessaire de rendre l'utilisation du blogue obligatoire. Un trimestre est souvent trop court pour perdre du temps à lutter contre les préjugés et les croyances ancrés profondément suite à plusieurs années passé dans un système éducationnel qui ne change pas nécessairement très vite. Autrement, il sera long et fastidieux de convaincre les adultes et de les amener à découvrir ce dont il s'agit. Il ne comprendrons jamais ce que Asselin appelle la wikiattitude s'il ne la mette pas en pratique.
    • Il ne sert à rien de planifier un projet pédagogique qui prévoit une intégration du blogue sur une courte période ou seulement un petit nombre de billets ou commentaires de la part des étudiants.
    • Le professeur ou le chargé de cours doit être prêt à exiger et à forcer un peu la main des adultes à qui il enseigne. Autrement, ils ne changeront pas d'idées et ne pourront pas vraiment expérimenter. Il faut tenir sont bout et exiger l'engagement réel et honnête.
    • Dans un monde idéal, l'intégration du blogue se ferait probablement sur une longue préiode, dans une approche commune et partagée par tous les intervenants de la formation universitaire. comme pour un portfolio, le blogue gagnerait probablement à ce qu'il soit intégrer
    • L'un des plus gros défi poser par les blogues est l'évaluation ou l'appréciation. À ce jour, je n'ai pas encore trouver de réponses adéquates. J'ai pourtant tenter plusieurs chose: auto-évaluation, grilles, nombre de commentaire minimal, évaluation par les pairs...
  • entretenir un blogue
    • investissement régulier nécessaire pour garder le contact
    • prévoir le temps pour effectuer les mises à jour. Perso, je les fait souvent l'Été et j'attends toujours qu'une version soit stable. Je ne migre pas vers les versions apportant des changement mineurs.
    • À propos des fameuses catégories. C'est l'une des choses que je n'aime pas de mon blogue. J'avais d'abord identifié des grands thèmes. Avec le temps, les TIC évoluent rapidement et les thèmes perdent en pertinence. Dans un futur proche c'est une chose que je vais changer. J'ai appris qu'il faut choisir des catégories très génériques. Ex.: les catégories du blogue de Mario Asselin me semblent un bon exemple parce qu'elles ont peu de risque de se démoder! (voir commentaire de François. Je suis plutôt d'accord.)
pgiroux

Auteur: pgiroux

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Commentaires (1)

François Guité François Guité ·  29 mars 2011, 9:59:53 AM

J'accorde plus d'importance aux étiquettes (tags) qu'aux catégories, ces dernières étant un relent d'une conception démodée de la classification. L'usage qu'on peut en faire à l'aide des fonctions de recherche s'avère beaucoup plus efficace.

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