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Discussion de cafétéria à l'ACFAS

Ce matin j'ai décidé d'assister à des communications en dehors de mon champ habituel d'expertise. J'ai ensuite été dîner avec deux collègues universitaires présentes pour la même série de communications. Nous avons discuté de choses et d'autres en lien avec les présentations du matin ou l'éducation.

Nous avons d'abord discuté de l'étonnement que nous avions ressenti suite à une communication dans laquelle la chercheure constatait que plusieurs (pas tous, mais plusieurs) futurs enseignants ne réalisent pas pleinement qu'ils doivent maîtriser les contenus à enseigner AVANT de débuter la formation initiale en enseignement. Plusieurs semblent se fier sur leur formation universitaire pour combler les manques dans leurs connaissances et compétences ainsi que dans leur culture. D'autres choisissent d'enseigner au préscolaire-primaire parce que les contenus sont "plus faciles". En discutant à la pause et au dîner, nous avons été étonnés de constater que cette situation prévaut en science, en lecture, en technologie... Chacun de notre côté, nous avions observé des situations de ce genre, mais nous pensions que c'était des exceptions ou que c'était unique à notre domaine. Il semble que ce ne soit pas le cas...

C'est un peu déprimant!

Cette discussion nous a amenés à discuter de la conception que les gens ont des enseignants et de la conception que les enseignants ont de leur profession.

J'ai bien aimé le questionnement de l'une de mes compagnes de dîner à propos de l'assignation ou du choix des postes. Que pensez de professionnels qui choisissent de laisser les postes les plus difficiles à des débutants ou d'un système qui encourage/permette que cette situation se produise? Dans un cabinet d'avocats, qui s'occupe du dossier de Vincent Lacroix? Le petit nouveau ou l'avocat expérimenté? Dans une grande firme comptable, qui s'occupe du dossier de la petite PME du coin (en comparaison avec le dossier d'Alcan ou d'une grosse multinationale)? L'expert qui a 30 ans d'expérience ou l'assistant qui a fini sa formation l'an dernier?

pgiroux

Auteur: pgiroux

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Commentaires (4)

André Cotte André Cotte ·  16 mai 2011, 2:41:23 PM

Tout en sachant que le syndicalisme est nécessaire (il n'y a qu'à voir les conditions de travail là où il n'existe pas), il ne faut pas avoir peur de signaler certaines situations.

Je me souviens, jeune prof, d'avoir trouvé aberrant que les profs d'expérience n'héritent pas des classes requérant justement plus d'expérience.

Et que dire des profs formés en lettres qui se retrouvent parfois à enseigner les sciences ou les mathématiques. Au secondaire, c'est tout à fait inadmissible.

L'ancienneté fait foi de tout...

pgiroux pgiroux ·  17 mai 2011, 10:24:31 AM

C'est malheureux...

André Dolbec André Dolbec ·  17 mai 2011, 1:53:37 PM

Attention aux jugements hâtifs sur les dérives du syndicalisme en enseignement.
1- À ce que je sache, les champs d'enseignement sont actuellement relativement protégés car il faut être en surplus d'effectif dans le champ d'appartenance et pouvoir prouver capacité dans le champ convoité pour pouvoir changer de discipline d'enseignement. Le problème existait alors que les détenteurs de brevet A (tous retraités aujourd'hui) étaient légalement réputés aptes à enseigner toutes les disciplines.
2- Quant à l'affectation des enseignants d'expérience aux postes les plus exigeants poursuivre cette logique équivaudrait à risquer de finir sa carrière sur les genoux. Rares sont les professions où il n'est pas légitime de vouloir améliorer sont sort avec le temps. De toute façon, là encore l'ancienneté ne fait pas foi de tout et les tâches ardues surviennent souvent au gré du hasard. Je me suis toujours demandé quand un prof devenait "expérimenté"... après un an? trois? quinze? ou après s'être fait les dents sur des tâches plus difficiles? Probablement toutes ces réponses!

pgiroux pgiroux ·  18 mai 2011, 10:06:58 AM

Je suis d'accord qu'il ne faut certainement pas tout jeter et recommencer complètement différemment. Néanmoins, la situation actuelle demeure ridicule et indique un besoin de changement ou d'adaptation.

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