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Wifi et iPod Touch à l'école?

Je suis à Clair 2012. C'est l'un des mes colloques préférés. C'est exactement le genre d'école où j'aurais aimé envoyé mes filles. Je ne dis pas ici que mes filles ont fréquenté de mauvaises écoles, mais le CAHM a un petit quelque chose de spécial... Surtout pour un mordu de techno comme moi!

Ce matin, c'est la visite des classes. Un jeune à qui j'ai posé une question m'a répondu ne pas savoir comment il pourrait faire et a, très naturellement, sorti son iPod Touch, a pianoté quelques secondes et m'a suggéré une solution. Il ne savait pas, mais savait comment trouvé! J'ai pensée que ça aurait été impossible dans la majorité des écoles que je connais. Ça m'a mis sur une piste intéressante.

La majorité des écoles n'ont pas de wifi ou ne permette pas aux étudiants d'apporter leurs appareils mobiles et de l'utiliser en classe. Les arguments sont souvent toujours les mêmes. Trop difficile à gérer, pas avantageux ou carrément inutile, les jeunes vont les perdre ou les voler, ils vont visiter des sites inappropriés... J'ai donc pris une petite heure de mon temps ce matin et j'ai questionné 4 enseignantes et le directeur du CAHM. J'ai parlé à des enseignants de la cinquième à la huitième année. J'ai jugé qu'il y avait peu de chance que les élèves plus jeunes possèdent ou utilisent beaucoup leurs iPod Touch. J'ai aussi questionné le directeur.

Ils n'ont pratiquement pas de discipline à faire... Le directeur se souvenait d'un cas de perte/vol. Les jeunes savent que c'est un privilège et, SURTOUT, les enseignants expliquent aux jeunes que c'est le temps ou pas, discutent avec les jeunes de la meilleure façon d'utiliser cet outil, leur présentent des outils. Le directeur du CAHM m'a expliqué qu'ils ont créer une charte avec les étudiants qui décrit les règles. Les jeunes et les parents doivent prendre connaissance de cette charte et l'accepter. Ainsi, si un parent ne veut pas courir le risque que son jeune perde son iPod Touch, il peut décider de ne pas le permettre. Le directeur et plusieurs enseignants m'ont aussi expliqué que les jeunes savent qu'ils sont constamment sous le microscopes, qu'ils sont privilégiés et que tout ça vient avec des responsabilités. S'ils s'écartent du bon chemin, s'il y a des problèmes majeurs, ils pourraient perdre leurs acquis. J'ai vérifié avec des jeunes et ils se trouvent très chanceux et ne voudraient pas qu'on leur enlève leurs outils technologiques. Plusieurs ne pouvaient même pas s'imaginer aller à l'école sans ça! Deux jeunes filles semblaient étonner d'apprendre qu'il n'y avait pas de studio de télé dans toutes les écoles... :-)

Loin de compliquer les choses, certains enseignants pouvaient même citer plusieurs avantages. L'enseignante de 5e permet, par exemple, à son élève dyslexique de lire ses textes à l'avance en s'enregistrant avec son iPod Touch. Lors des exercices, il n'a donc pas besoin que quelqu'un lui lise le texte. Il peut se ré-écouter tout en consultant son texte. Il réussi seul! Imaginer l'impact sur sa confiance, son estime, etc... Ça lui permet aussi d'avoir un cheminement régulier plus longtemps, jusqu'au moment où on lui donnera un portable avec des logiciels adaptés (en sixième année). On m'a, entre autres, parlé des dictionnaires qu'ils ont toujours dans leurs poches, de la caméra qui permet de noter quelque chose très rapidement ou de capter des images que l'on réutilisera dans un rapport ou pour rédiger son travail sans rien oublier et de la possibilité de toujours avoir ses documents d'aide (ex. grammaire) avec soi.

Bref, tous sont d'accord pour dire que ça se gère facilement. Il faut évidemment éduquer les jeunes. On doit parfois expliquer, mais on a pas à beaucoup répéter. Les jeunes ne veulent pas perdre le droit d'utiliser cet outil qu'ils apprécient. De plus, le CAHM est un milieu unique où les technologies sont très présentes et où l'intégration se fait petit à petit, à chaque année. Ça se fait un petit pas à la fois. C'est même un peu culturel. Ça fait maintenant parti de la vie normale au CAHM. Les jeunes s'autorégulent en dehors des cours ou du contexte purement scolaire. Ils ne semblent pas penser que l'on peut ou devrait faire autrement.

pgiroux

Auteur: pgiroux

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