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L'importance des TIC dans l'enseignement professionnel

Bon, je me lance!

Bonjour, je suis enseignante en formation professionnelle dans le domaine de la décoration et de la confection de vêtements. Les TIC ne sont pas mes amies depuis longtemps. Ils le sont seulement depuis que j’ai ouvert mes entreprises, il y quatre ans. Il était donc impensable que celles-ci ne soient pas dans le monde virtuel et mon budget était moindre. Donc, je n’avais pas les moyens d’avoir des services professionnels pour cela. J’ai donc presque que tout appris par moi-même; de la construction d’un site web jusqu’au marketing 2.0. Bien sûr, je suis allée chercher la plupart de mes informations et formations sur le web. Sans lui, j’aurais eu beaucoup plus de difficulté.

Alors, voici où j’en suis avec ma connaissance des TIC. Je suis capable de créer des sites web et des blogues, de participer vivement aux réseaux sociaux connus et moins connus (j’en utilise six pour ma part), de manipuler des courriers électroniques de plusieurs types et d’acheter sur le web (je suis quelqu’un qui préfère acheter en ligne plutôt que de sortir de chez moi). J’utilise aussi un téléphone intelligent, un portable et un ordinateur personnel. Je manipule également des logiciels de traitement de texte, de photos et de graphisme. Bref, il y a quatre ans, je suis tombée dans les technologies grâce à un besoin et je confirme que l’on devient vite accroc et que rapidement, on veut en savoir plus, toujours plus.

Malheureusement, j’ai encore un peu de difficulté à utiliser les TIC dans mes classes, car je suis nouvellement enseignante en formation professionnelle et j’utilise régulièrement des notes déjà montées. Par contre, j’aimerais vraiment les intégrer davantage, car ces outils technologiques servent beaucoup plus qu’on veut ce le faire croire.

En décoration, par exemple, les programmes de dessins assistés par ordinateur prennent de plus en plus de place (et ils en existent de plus en plus). De plus, il est difficile d’interdire les cellulaires intelligents dans mes classes puisque les étudiantes font leurs recherches et leur magasinage d’articles de décoration à partir de ceux-ci. Une photo et op! On montre le produit à notre client ou cliente. Pour ce qui est de la couture, les dessins géométraux (dessins de vêtements en noir et blanc sans ombrage) sont maintenant tous créés avec des logiciels de type «illustrator» (peut-être existe-t-il un logiciel libre équivalent, si oui, j’aimerais le savoir). D’ailleurs j’essaie de trouver des alternatives gratuites pour mes élèves, car les programmes de «renoms» sont souvent très dispendieux, mais j’ai toujours la crainte d’attraper des virus quand je télécharge des logiciels libres.

Donc, je considère donc qu’il est très important que les enseignants montrent aux étudiants comment fonctionnent les TIC car ceux-ci leur serviront toute leur vie.

Ce billet a été créé dans le respect du code d'éthique de blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

etu20

Auteur: etu20

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Commentaires (11)

Bertin Desjardins Bertin Desjardins ·  12 janvier 2013, 12:19:02 PM

Bonjour,

billet très inspirant. Bravo! Et bravo pour votre apprentissage personnel comme quoi on peut apprendre sans enseignant ;).

Pour obtenir un logiciel libre équivalent à «Illustrator», je vous invite à communiquer avec Stéphane Dubé du Service national du RÉCIT de la formation professionnelle. Il sera vous aider.

http://www.recit.qc.ca/bottin/natio...

etu20 etu20 ·  12 janvier 2013, 1:22:36 PM

Bonjour,

Merci beaucoup pour le compliment et l'information. Je me renseigne dès cette semaine.

Bonne journée!

pachot pachot ·  12 janvier 2013, 3:29:48 PM

Cela peut être aussi les étudiants qui montrent aux enseignants comment fonctionnent les TIC, et les enseignants sont là pour amener une certaine réflexion. Non?

Attention, il ne faut pas confondre les logiciels gratuits et les logiciels libres. Internet Explorer est un logiciel gratuit. Firefox est un logiciel libre.

Un logiciel est considéré comme libre, au sens de la Free Software Foundation, s’il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3)7 :
0. la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ;
1. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins ;
2. la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ;
3. la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.
(source http://fr.wikipedia.org/wiki/Logici...)

Je t’invite à alles voir Framasoft (framasoft.net), un répertoire de logiciel libre. Au lieu d’utiliser Illustrator, tu pourrais utiliser Inkscape.
http://www.framasoft.net/article213...

Tes étudiants n’auront surement pas les moyens d’acheter Illustrator. En utilisant un logiciel libre, il n’y a aucune incitation au piratage.

L’avantage des logiciels libres, c’est que le code source est accessible. S’il y avait du code malicieux (virus, porte dérobée…), il serait vite détecté. Ce qui n’est pas forcément le cas des logiciels gratuits dont le code n’est pas accessible.

Pourquoi utiliser des logiciels privateurs (dits propriétaires) plutôt que des logiciels libres donc partageables. Le partage n’est-ce pas l’essence même de l’enseignement?

Qu’est-ce que le code éthique de blogueur et la procédure de rédaction pour les articles? Un lien pourrait être pertinent, non?

pachot pachot ·  12 janvier 2013, 7:32:11 PM

Cela peut être aussi les étudiants qui montrent aux enseignants comment fonctionnent les TIC, et les enseignants sont là pour amener une certaine réflexion. Non?

Attention, il ne faut pas confondre les logiciels gratuits et les logiciels libres. Internet Explorer est un logiciel gratuit. Firefox est un logiciel libre.

Un logiciel est considéré comme libre, au sens de la Free Software Foundation, s’il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3)7 :
0. la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ;
1. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins ;
2. la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ;
3. la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.
(source http://fr.wikipedia.org/wiki/Logici...)

Je t’invite à alles voir Framasoft (framasoft.net), un répertoire de logiciel libre. Au lieu d’utiliser Illustrator, tu pourrais utiliser Inkscape.
http://www.framasoft.net/article213...

Tes étudiants n’auront surement pas les moyens d’acheter Illustrator. En utilisant un logiciel libre, il n’y a aucune incitation au piratage.

L’avantage des logiciels libres, c’est que le code source est accessible. S’il y avait du code malicieux (virus, porte dérobée…), il serait vite détecté. Ce qui n’est pas forcément le cas des logiciels gratuits dont le code n’est pas accessible.

Pourquoi utiliser des logiciels privateurs (dits propriétaires) plutôt que des logiciels libres donc partageables. Le partage n’est-ce pas l’essence même de l’enseignement?

Qu’est-ce que le code éthique de blogueur et la procédure de rédaction pour les articles? Un lien pourrait être pertinent, non?

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  13 janvier 2013, 6:15:17 AM

Bravo pour le premier billet du trimestre!

Parmi les logiciels libres, il y a SVG Inkscape qui permet de faire du dessin vectoriel. Il ouvre et permet d'enregistrer dans les formats d'Adobe. Ce n'est pas tout à fait aussi puissant, mais c'est tout de même un excellent logiciel. Dans le style de Photoshop, il y a GIMP. Un logiciel libre très intéressant et aussi très efficace qui ouvre et permet d'enregistrer dans la majorité des formats. Je l'utilise fréquemment pour mes photos. Il existe aussi plusieurs logiciels pour faire de la 3D , mais c'est un domaine que je ne maitrise pas, de l'animation et même quelques logiciels libres pour créer des maisons 3D.

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  13 janvier 2013, 6:16:05 AM

Pour les virus, nous en reparlerons...

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  16 janvier 2013, 9:14:23 AM

Je viens de lire le commentaire de PACHO qui avait été intercepté par le filtre anti-pourriel ASKIMET concernant le code d'éthique du blogueur... C'est une bonne idée d'ajouter les liens. Je vais mettre mon billet à jour.

PACHO: Tu trouvera des informations relatives à ta dernière question ici: http://pedagotic.ca/?post/2013...

etu20 etu20 ·  16 janvier 2013, 4:09:55 PM

Merci Pachot pour votre aide et oui, les étudiants peuvent aussi montrer les TIC aux enseignants, je suis parfaitement d'accord!

Bonne journée!

etu20 etu20 ·  23 janvier 2013, 1:55:10 PM

Pachot, j'ai essayé le logiciel Inkscape et personnellement, je le trouve plus facile d'utilisation que Illustrator. Je crois que je me dirige vers un virage logiciel libre, maintenant qu'il ne me font plus peur.

Merci encore et bonne journée!

pachot pachot ·  24 janvier 2013, 10:49:28 AM

Je suis content que cela te plaise. Comme autre logiciel à découvrir, il y a Tux Paint qui est destiné à un public plus jeune.
http://www.framasoft.net/rubrique16...

Personnellement, je ne connais pas Inkscape, mais j’adore la philosophie qu’il y a derrière les logiciels libres. Je préfère même avoir un environnement moins convivial, moins de fonctionnalité, mais de savoir que les libertés de l’utilisateur sont respectées. En ce qui me concerne, c’est un choix plus philosophique que pratique.

Le but du logiciel propriétaire (privateur) est de faire du profit. Le but du logiciel libre est de servir l’utilisateur. La question fondamentale est de savoir qui maitrise le code. Si l’utilisateur n’a pas accès au code, ne peut pas le modifier, et ne peut pas modifier ses modifications, c’est le code qui maitrise l’utilisateur.

Si tu as quelques minutes, je te laisse lire l’article suivant « Qui maitrise le code ? »
http://linuxfr.org/users/sygne/jour...

etu20 etu20 ·  28 janvier 2013, 9:10:21 AM

À force de farfouiller et de me renseigner, je commence à être plus conscientisée. D’ailleurs, un ami m’a envoyé ça : http://www.cryptonomicon.com/beginning.html (visité le 24 janvier 2013). En anglais, mais très intéressant. Je crois que cet article fait le tour de la question des logiciels libres et propriétaires et de leurs histoires. Ce que j’en comprends, c’est que sans les logiciels libres, il n’y aurait pas de logiciels propriétaires. Ce qui m’amène à me poser la question suivante : «Que serait le monde sans logiciels libres?»

D’un côté, les logiciels propriétaires font travailler des milliers de personnes à travers le monde et comme c’est si bien écrit dans l’article «In the Beginning was command Line (Stephenson, 1999), lu le 24 janvier 2013» beaucoup de gens préfèrent ne pas régler leurs problèmes informatiques eux-mêmes. Même si toute l’aide dont ils auraient besoin pour un logiciel libre se retrouve sur internet.

D’un autre côté, les logiciels libres permettent à des milliers de personnes d’avoir accès à des programmes qui sont normalement dispendieux pour presque rien (avec quelques fonctions de moins bien sûr, mais tellement pratique). Je ne connais pas beaucoup de gens qui peuvent se permettre d’acheter des logiciels à huit cent dollars et qui bien souvent (et malheureusement), vont réussir à se trouver des programmes piratés pour pouvoir les utiliser (en toute illégalité…).

Voici un article de blogue que j’ai lu à propos de mon questionnement : «Un jour sans logiciel libre, lut le 26 janvier 2013». L’auteur de ce billet démontre bien que le web ne fonctionnerait plus très bien sans logiciels libres et j’abonde dans son sens. Moi, je comparerais les deux types de logiciels à la médication (un peu comme l’a fait M. Stephenson dans son article «In the Beginning was command Line» avec les automobiles). Dans ce monde, il y a les médicaments «princeps» (génériques) et ceux originaux (marques déposées). Certaines personnes croient dur comme fer que les médicaments génériques ne font pas effet ou que très peu versus les médicaments de souche et selon moi, ce n’est pas vrai, car les substances actives contenues dans les deux types de médicaments sont identiques en proportion. Bref, je crois que le choix d’utilisation entre logiciels libres ou propriétaires dépend de nos valeurs, nos apprentissages et nos croyances (comme toutes nos actions en rapport à la consommation). Par contre, pour revenir à l’article de blogue «Un jour sans logiciel libre», si les logiciels propriétaires disparaissaient, les logiciels libres pourraient facilement compenser cette disparition, mais pas l’inverse puisqu’il existe très peu d’entraide dans le monde des logiciels propriétaires.

Finalement, je me suis aussi rendu compte que j’utilisais (et que j’utilise toujours) plusieurs logiciels libres sur mon ordinateur sans le savoir depuis quelques années. Comme quoi, ils apparaissent dans nos vies facilement et que même si on ne sait pas ce que c’est, on l’utilise quand même. On les manipule justement, car ils sont libres.

Par contre, les utilisons-nous pour les bonnes raisons? Comme l’indique le billet Journal: Qui maîtrise le code? lut le 27 janvier 2013:

«N'oublions pas par ailleurs que le partage du code est un moyen efficace de faciliter l'apprentissage de la technologie pour ceux qui n'en font pas le cœur de leurs études: on apprend sur le tas, en lisant les sources, et en les modifiant.

Néanmoins, la question de fond me semble pertinente: l'efficacité économique et technique du logiciel libre ne va-t-elle pas à l'encontre de l'éthique qu'il défend?

Faute d'avoir le temps de développer cette question, je me contenterai d'une remarque: de plus en plus, dans les commentaires de Linuxfr, c'est pour des raisons techniques et économiques que le logiciel libre est défendu, et l'argument éthique est moins présent qu'il a pu l'être il y a quelques années. Je crois que dès que le débat se déploie sur un plan technique, le logiciel libre a perdu la bataille: il n'est plus défendu pour ce qui justifie son existence.»

Encore merci pour ce commentaire qui m’a ouvert l’esprit.

Ce billet a été créé dans le respect du code d'éthique de blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

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