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les TIC en enseignement, bien sur

Je suis de ceux qui préconisent une implication concrète de l’éducation pour sensibiliser la jeunesse aux défis du web. La netiquette, la propriété intellectuelle ou la pensée critique ne sont pas des notions innées. Seulement, en tant qu’intervenant, nous nous devons d’adopter une attitude exemplaire dans l’utilisation de ces outils. D’accord, nous ne sommes pas tombés dans le chaudron du web quand nous étions petits. Nous n’avons pas connu les jeux interactifs ; si ce n’est « les cowboys et les indiens». Vous avez compris que je suis un baby-boomers; Sol et Gobelet, le capitaine Bonhomme et autres émissions de divertissement ont meublé mon enfance. Seulement, comme transmetteurs de savoirs et de connaissances, nous avons le devoir incontournable d’être en mesure de répondre à leurs besoins au niveau professionnel. Nous avons un important retard technologique à rattraper à leur égard et plus nous retardons à répondre à cette demande, plus le retard sera difficile à combler. De plus, la génération C n’est pas cette clientèle qui s’assoit et accepte de «gober» ce que l’enseignant lui impose. Les mettre à l’action, au défi, éveille en eux la curiosité et la fierté; leur progression les encourage et engendre le dépassement. Par contre, les étudiants de tous âges attendent que les formateurs que nous sommes fassent preuve de rigueur; il n’y a pas de place pour les «peut-être». Pour permettre aux étudiants d’utiliser les outils du web 2.0, il nous faut les guider dans cette découverte. Car dans toute démarche, si nouvelle soit-elle, il est préférable de respecter une certaine démarche. À l’instar des expériences réalisées par les étudiants du secondaire en chimie ou en physique, le web nécessite, de la part de l’utilisateur, le respect d’un protocole s’il veut parvenir à un résultat satisfaisant. Ce même respect s’applique aux propos trouvés sur le web ainsi qu’à leurs auteurs. C’est une condition «sine qua non» si on croit en l’utilité du web; non seulement pour la recherche et le partage d’informations, mais aussi comme outil pédagogique. L’être humain, peu importe l’âge, doit gérer ses émotions. Il semblerait que le jeune adulte parvient à mieux les gérer vers l’âge de 25-30 ans. Comme la clientèle en Entretien Général d’Immeubles est très variée (17-55 ans), les valeurs varient beaucoup selon les groupes d’âge et à ce chapitre, les générations peuvent s’entraider. Alors, si la génération C nous arrive en formation professionnelle en connaissant les plateformes d’échange accessibles sur le net, il y a un bon pas de franchi. Comme enseignants nous pouvons non seulement lui présenter l’outil, mais aussi le mode d’emploi. Nous verrons plus loin que le dernier point est plus difficile à appliquer. Comme la formation en Entretien Général d’Immeubles touche plusieurs métiers de la construction, les notions d’utilisation d’une foule d’outils, tant manuels qu’électriques, sont expliquées aux étudiants. À cela s’ajoute une vision sécuritaire dans leur utilisation. Avant même de saisir un outil, l’étudiant a déjà passé en revue les bonnes conditions d’utilisation de l’outil qu’il s’apprête à utiliser; la sécurité est un mode de vie. Le même concept peut s’appliquer avec l’utilisation des outils web. Il ne suffit pas de leur donner l’outil et de s’en servir. Il faut les sensibiliser aux comment et pourquoi s’en servir et leur faire comprendre que d’autres utilisateurs font de même déjà. Car, si tous les utilisateurs le font dans le même but, le même esprit d’échange d’idées et d’informations, tous les utilisateurs en sortiront gagnants et en retireront beaucoup de bénéfices. Pour mieux comprendre la génération C face à un protocole, la mise en situation suivante explique bien des choses. Devant un nouvel achat, le baby-boomer jette un coup d’œil sur le livret d’instruction et la garantie. La génération C n’en a rien à foutre. Montrez-lui le bouton de démarrage et laissez-le se débrouiller. Ce qui est parfois frustrant, c’est qu’ils réussissent mieux que moi dans ce domaine. Cette génération sait comment envoyer des courriels mais ils sont si difficiles à décrypter que je ne suis absolument pas intéressé à tenter de les comprendre. Comme enseignant, nous devons l’aider à développer des compétences afin qu’il soit en mesure de trouver, récolter et apprécier l’information tout en s’assurant que non seulement l’information est bonne, mais que la source est fiable. Les nouvelles technologies ne sont pas un mode de vie, mais un moyen. Alors, à nous de l’utiliser intelligemment. Seulement il faut éviter de leur tendre des pièges au sujet des sources et de leur contenu car ils en feront autant contre nous. J’entends par là que l’étudiant trouve la réponse à une question, la note et l’enregistre, pour ensuite se faire dire que l’information est erronée. Ça se joue à deux et l’enseignant en sortirait probablement écorché; seul contre tout un groupe, le poids du nombre le ferait crouler. Nous ne sommes tout de même pas en guerre et ce n’est pas dans la confrontation que se réalisera l’apprentissage. Donc, une attaque semblable à un piège entraînera une riposte et rien de concret n’en ressortira. L’usage de l’informatique et de l’internet devient un recours privilégié et surtout incontournable pour les professeurs et les étudiants. Cependant, il existe un risque réel à créer une certaine dépendance. Les enseignants, au même titre que les étudiants, peuvent en arriver à refuser toutes activités qui n’ont pas recours au numérique. Les ados et les jeunes adultes utilisent les technologies de façon intuitive. Je l’allume et je verrai bien ce que je peux en tirer. S’il ne s’est pas doté d’une ligne de conduite et de balises, il agira comme ses amis, ou se laissera influencer par la publicité; ou les deux. C’est donc cette utilisation quasi à l’aveuglette qui doit être corrigée à l’école. L’ado pourrait considérer cet «encadrement» comme contraignant mais il doit être informé de l’intention pédagogique et des retombées bénéfiques que cette nouvelle approche du numérique lui apportera tout au long de sa vie. Car les principaux irritants pour les internautes (piratage, fraude, escroquerie, spam,) peuvent facilement être évités. Quand ce dernier ouvre son ordi en sachant ce qu’il va faire, en sachant où il va, il évite ainsi une foule de désagréments. Les mauvaises expériences sur «Face-book» ou «Twitter» racontées par leurs utilisateurs en ont rendu plus d’un très «frileux» à l’idée de se présenter sur les réseaux sociaux. Il y a là une différence entre utiliser internet de façon réfléchie ou simplement pour échanger. On peut avoir des centaines voire des milliers d’amis sur les réseaux sociaux, on peut échanger avec de parfaits inconnus, seulement, le but réel des réseaux sociaux est-il de se faire de nouveaux amis ou de rester en contact avec nos amis réels? Demandez donc à vos amis Face-book de vous aider à déménager, vous verrez bien. Lorsque le jeune adulte, celui qui n’a pas appris à utiliser Internet sagement, apprendra une toute nouvelle utilité de cette technologie, il ne la verra plus de la même façon. Il lui sera possible de se créer un véritable réseau social (ça il devrait aimer) et avec peu d’efforts et un peu de persévérance (ça ce n’est pas gagné) parviendra-t-il à s’approprier cet incroyable outil; à condition de bien vouloir s’ouvrir à une nouvelle approche et accepter cette différence dans les façons de l’utiliser. Dès le moment où l’adolescent ou le jeune adulte réalisera qu’il y a autre chose que les réseaux sociaux et la musique sur le web et que d’autres facettes de ces outils peuvent lui être très utiles à court et à long terme, alors nous pourrons utiliser les TIC dans la formation professionnelle. Ce billet a été créé sans le respect du code d'éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction des articles et commentaires.

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Auteur: etu5

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Commentaires (2)

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  25 avril 2013, 11:29:31 AM

Bonjour!

J'avais hâte de te lire. Tu m'auras fait patienter toute la session! C'est intéressant ton idée de faire avec l'outil Internet comme avec les autres outils et de commencer par penser à la sécurité et au mode d'emploi. C'est une stratégie intéressante pour familiariser ta clientèle avec Internet et les règles de sécurité pour l'utiliser adéquatement. En leur présentant comme un autre outil, tu arriveras probablement à en aider plusieurs à ne pas trop prendre de risques inutiles. Ça risque d'être efficace s'ils ont déjà développé le réflexe "sécurité" avant que tu leur parles d'Internet!

Une petite remarque technique pour terminer: Je crois que tu as copier/coller ton billet 2 fois! Tu devrais peut-être effacer ce qui est de trop.

etu5 etu5 ·  28 avril 2013, 10:05:38 PM

Tu as raison car je l'ai collé 2 fois. Pour la question de sécurité, elle omniprésente en atelier et un étudiant qui manipule mal un outil le laissera de côté pour en utiliser un autre qu'il maîtrise plus ou moins mais qui n'est pas adapté à la tâche à exécuter; ce qui augmente les risques d'accidents. Peux-tu me dire comment effacer le deuxième collé?

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