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Autobiographie: Ma relation avec les technologies

Bonjour,

Je suis une jeune étudiante de 21 ans qui se dirige, depuis maintenant deux ans et demi, vers la profession d’enseignante au secondaire. Je serai la fameuse enseignante qui donne la matière «endormante», c’est-à-dire l’histoire. Concernant la phrase précédente, notez bien qu’il ne s’agit évidement pas de mon opinion personnel. Après avoir lu mon titre et appris mon âge, la logique vous a probablement poussés à penser que je fais partie de cette génération qui «baigne» dans la technologie ou comme dirait ma grand-mère : «… qui oublie ce qu’est la vraie vie au profit de cette réalité virtuelle». Je vous l’accorde, je me débrouille assez bien avec toutes ces babioles technologique et j’en possède même certaines. Toutefois, je n’ai pas oublié ce qu’est un dialogue en présence d’un être humain.

Contrairement à la majorité de mes camarades, je ne possède pas de cellulaire intelligent, ni de tablette. Bref, je n’encourage pas la sur-utilisation des nouvelles technologies comme le font plusieurs. Où est-ce que je me dirige avec ce discours pessimiste concernant cette nouvelle ère technologique? Simplement au fait que, tout comme dans le quotidien, je ne vois pas d’un bon œil cet apport non-négligeable de la technologie dans la sphère éducative. Il est important de mentionner qu’il est obligatoire aux enseignants d’appliquer la compétence 8 : Intégrer les technologies de l'information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d'activités d'enseignement-apprentissage, de gestion de l'enseignement et de développement professionnel.

Je crois qu’il est intéressant pour l’enseignant d’y avoir recours afin de susciter l’attention des élèves en variant son enseignement. Toutefois, en ce qui a attrait aux apprenants du secondaire, la connaissance des logiciels tels que Word, Excel, Powerpointet Internet suffit amplement à leur apprentissage. Je suis plutôt de la vieille école; le bon vieux crayon et la feuille lignée sont parfaits pour prendre des notes à ce niveau scolaire.

Malgré mon aversion envers l’omniprésence des inventions technologiques, il n’en demeure pas moins que je sais comment les utiliser. Je comprends assez bien le fonctionnement des télévisions et de leurs multiples prises différentes. Je ne serai donc pas l’enseignante qui ne comprend pas le principe de «la chaine 3». Malheureusement, n’en possédant pas un, je suis en apprentissage concernant les nouveaux cellulaires intelligents. C’est fou toutes les fonctions qu’on y retrouve! Toutefois, je maîtrise très bien l’art de «texter». Ce qui nous intéresse le plus est, évidemment, les ordinateurs. Pour ce qui touche les logiciels Office, je ne peux pas prétendre les connaître à la perfection. Cependant, je me débrouille bien et rapidement pour l’usage que j’ai à en faire. J’ai aussi appris, par moi-même, comment utiliser les logiciels de retouche ou de création tels que Photoshop, PhotoFiltre et NTI Media Maker. Naguère, j’ai tenu un blog via les fameux Skyblog sur lequel j’appliquais l’écriture HTML: le Facebook de mon adolescence. En parlant de Facebook, ce dernier me cache encore quelques secrets, mais peu. D’ailleurs, je perds beaucoup trop de temps sur ce site web. Twitter? Jamais utilisé. Je sais comment envoyer un message et des fichiers via les comptes de messagerie. Je n’ai aucun problème à faire des recherches internet et à convertir des fichiers (audio, vidéo, etc.). Nous avons aussi appris dans les dernières années comment utiliser les tableaux blancs interactifs (TBI). Malheureusement, ma connaissance du sujet est limitée.

Personnellement, en ce qui concerne les TIC, je considère que mes acquis sont pertinents et suffisants lorsqu’il s’agit d’enseigner. Je ne serai pas une enseignante d’informatique, mais bien d’histoire. Malgré tout, puisque l’évolution technologique est constante, mon apprentissage le sera tout autant. Par cette déclaration, je confirme que je vais demeurer ouverte aux nouveautés et je tenterai de les intégrer à mes cours si cela est intéressant.

ETU71

Ce texte a été rédigé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

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Auteur: etu71

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Commentaires (4)

A. Gagné A. Gagné ·  16 janvier 2014, 3:52:04 PM

Je me permets de réagir à votre texte.
D’abord, je suis surpris qu’on relève dès la première phrase que l’histoire est une matière « endormante ». C’est triste de penser que c’est a priori ce dont on se souvient. Relever ce fait revient à perpétuer cette idée et vient justement appuyer la nécessité d’y introduire les technologies.

Justement pourquoi ? Si les élèves considèrent l’histoire ennuyante c’est peut-être parce qu’on leur a trop raconté et qu’ils ont été peu actif dans les cours. Écouter un prof raconter l’histoire est effectivement bien désolant. Certes, certains moments sont nécessaires pour situer des faits, remettre en contexte, mais les technologies permettent aujourd’hui aux élèves de prendre part à l’histoire du passé pour mieux la comprendre et surtout la faire vivre.

Il est impératif que les élèves acquièrent un méthodologie de travail. Lire des textes est fondamental. Les comprendre encore plus. La technologie leur vient en aide pour définir et visualiser cette histoire parfois difficile à saisir.

Par la suite, de nombreux projets avec des ressources en ligne, comme les vieux journaux de la BANQ, ou des banques de photos aux États-Unis, en France et au Québec fournissent matière à donner vie à l’histoire. Faire parler un personnage du passé sur Twitter ? Pourquoi pas! Faire dialoguer ce personnage avec d’autres de son époque ou répondre à des questions de jeunes d’aujourd’hui ? Encore mieux.

L’histoire n’a de sens que si elle est vécue. L’enseignant doit être en classe pour donner le goût aux élèves d’être curieux. Une fois cela fait, ils feront le reste pratiquement tout seul, s’ils sont bien encadrés…ce qui revient au prof.

Ce prof doit cesser d’être à l’avant-scène. Il doit être au coeur de la classe pour soutenir les élèves dans leurs découvertes.

On dit qu’il est « obligatoire » d’appliquer la compétence professionnelle 8. Oui, et c’est bien ainsi, car les jeunes générations en devenir sont et seront les travailleurs de demain dans un environnement numérique. Les empêcher d’utiliser les outils numériques revient à leur bloquer un avenir prometteur. Heureusement, vous dites « demeurer ouverte aux nouveautés » et je vous encourage à vous documenter et à vous former en ce sens et cela tout au long de votre carrière.

L’histoire est vivante et tous y participent chaque jour. C’est loin d’être ennuyant. Et les technologies rendront la chose encore plus vivante car il participe à activer l’implication des élèves dans la matière. Dire que nous allons les utiliser « si cela est intéressant » seulement n’est pas suffisant. Il faut trouver de nouvelles façons de faire, sinon vous aller perpétuer ce que vous avez probablement vous même eu comme cours d’histoire…un cours ennuyant.

Bonne chance et soyez dynamique. Faite l’histoire !

Alexandre Gagné
historien, journaliste, communicateur
Conseiller pédagogique
Montréal, Qc

Suzie Suzie ·  17 janvier 2014, 2:29:03 PM

J'ai envie de te suggérer la lecture de cet article afin d'alimenter ta réflexion sur l'intégration des TIC en classe, c'est un modèle sur lequel nous reviendrons ce trimestre...

http://www.infobourg.com/2013/09/09...

etu71 etu71 ·  24 janvier 2014, 12:09:18 PM

Merci pour votre commentaire A.Gagné.

Toutefois, je me permets de vous préciser mon point de vue sur des éléments que vous avez abordés.

Personnellement, je me souviens d'un seul cours endormant en histoire au secondaire et il s'agit d'un cours où l'enseignante tentait désespérément de nous transmettre la matière par l'entremise des technologies du moment. Simplement un adon? Peut-être bien. Tandis que l'enseignante qui nous a le plus intéressés à l'histoire était celle qui avait un don pour nous raconter les faits historiques. (Je précise l'utilisation du «nous», car c'est un sujet que nous avions déjà abordé en secondaire 5, dans ma classe. Je connais donc l'opinion général de mes anciens camarades de classe.) Donc, de dire que les technologies vont nécessairement rendre un cours d'histoire captivant, permettez-moi d'en douter puisque j'ai vécu totalement le contraire. De plus, les jeux de rôle sont particulièrement appréciés des élèves et c'est un excellent moyen de leur faire «vivre» l'histoire.

Ensuite, peut-être me suis-je mal exprimée, mais dire que j'utiliserai les technologies si cela est intéressant revient au même que si j'essaye de trouver de nouveaux moyens de faire comme vous me l'avez conseillé. Si ces nouveaux moyens sont intéressants, ils rentrent automatiquement dans cette catégorie. Cependant, on voit souvent dans nos stages et durant nos cours, des enseignants qui veulent intégrer les technologies à tout prix, mais qui détruisent de facto notre intérêt car cette intégration est inutile et inintéressante. Chaque activité doit être pertinente pour captiver l'élève et certaines ne nécessitent pas l'utilisation de moyens technologiques.

J'ai déjà utilisé les technologies durant mes stages et je ne me priverai pas de les utiliser car, en effet, c'est un bon moyen pour divulguer de la matière autre que les cours magistraux. Néanmoins, je ne l'utiliserai pas systématiquement à chaque cours comme on semble vouloir me convaincre de faire. ( Le «on»ne vous vise pas bien évidemment!)

Je prends votre commentaire au sérieux et je le garde en mémoire. Je tenais simplement à préciser ces détails que je trouvais important pour la compréhension de mon billet, autant pour vous que pour les prochains lecteurs.

Bien à vous, bonne journée!

etu71 etu71 ·  24 janvier 2014, 12:10:14 PM

Merci Mme Suzie,

J'ai bel et bien lu votre article.

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