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Des « I-pédagogues »

La technologie est en constante évolution ce qui explique son omniprésence dans la société actuelle. En ce sens, l’ensemble de la population est touché par la technologie. Par exemple, le cellulaire, l’ordinateur, les montres technologiques, l’argent fictif (les cartes bancaires, les guichets automatiques, les achats en ligne), etc. Par conséquent, le milieu scolaire se retrouve également au centre de cette évolution. De plus en plus, les pédagogues tentent d’intégrer les technologies de l’information et de la communication dans leurs enseignements pour favoriser la curiosité et l’écoute des élèves. Effectivement, depuis 2001, le programme de formation de l’école québécoise comporte la compétence 8 soit « intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel ». Il est donc important de se questionner sur les acteurs devant enseigner la citoyenneté numérique, se questionner sur les compétences à acquérir pour bien maitriser les technologies de l’information et de la communication et de déterminer le moment opportun pour le faire. De plus, il est nécessaire de se demander si nos compétences en tant que futur enseignant sont valables pour enseigner cette citoyenneté numérique.

L’univers de la technologie est immense. Effectivement, il y a une diversité accrue d’information. De nos jours, les enfants ont accès dès leur jeune âge à des appareils électroniques de toutes sortes, tel qu’aux tablettes électroniques, aux consoles de jeux et aux cellulaires. En effet, selon le rapport d’enquête (Août 2012) de monsieur Giroux et ses associés près de 90 % des jeunes du troisième cycle du primaire, disent utiliser les réseaux sociaux numériques. Par réseaux sociaux numériques, on entend Facebook, Twitter, YouTube, Etc. En ce qui concerne notre point vu sur les personnes devant enseigner la citoyenneté technologique, nous croyons que cela serait une bonne idée d’avoir des professionnels de la technologie (technicien en informatique) qui travaillent en partenariat avec les enseignants. En tant que futurs enseignants, nous voulons développer le plein potentiel des élèves. Pour ce faire, nous proposons que les cours d’informatique déjà mis en place par le système scolaire soient dorénavant donnés par des spécialistes de la technologie. Ceci aurait pour objectif de montrer aux élèves comment manipuler adéquatement les ordinateurs et de les former sur l’utilisation de l’Internet. En d’autres mots, leur faire connaitre les sites Web propices à l’apprentissage et leur montrer comment bien les manipuler pour que plus tard, ils deviennent un bon citoyen technologique. En ce qui concerne les enseignants, ils ont une place importante à jouer dans l’épanouissement des jeunes avec la technologie. En effet, l’enseignant se doit lui-même d’acquérir des compétences nécessaires et pouvoir les transmettre aux élèves. Le pédagogue se doit d’être un modèle et d’expliquer les conséquences d’une mauvaise utilisation des technologies versus une bonne utilisation. Il se doit également de prendre les activités du technicien et de les répéter en classe pour familiariser les élèves à devenir de meilleurs citoyens technologiques et leur donner de bonnes habitudes face aux technologies.

À nos yeux, la meilleure solution serait d’enseigner l’utilisation des technologies dès le jeune âge. C’est-à-dire dès la maternelle, puisque ceux-ci ont la capacité de comprendre le fonctionnement des outils technologiques. De plus, l’école est un bon endroit pour retrouver des technologies adaptées aux enfants et ceux-ci peuvent obtenir le soutien d’un cadre professorat nécessaire pour réaliser leurs apprentissages. Dès le début de la maternelle, les enfants seraient initiés à la technologie dans le but de découvrir, piquer la curiosité des jeunes et capter leur intérêt. Pour ce qui en est du primaire, des professionnels de l’informatique montreraient aux enfants les différents outils, selon leur niveau scolaire. Ceci aurait pour objectif de préparer les élèves à effectuer leurs travaux et de les aider dans toutes situations de la vie courante. Par exemple, donner des formations pour bien utiliser Google, Adibou, Allôprof et les différentes applications pédagogiques disponibles. Évidemment, il est crucial que les parents s’impliquent dans le développement technologique de leur enfant. En ce sens, tout commence par la transmission des valeurs familiales aux jeunes. Par exemple, la confidentialité, la pudeur, le respect et bien d’autres permettant de sensibiliser les enfants sur les navigateurs Internet. Bien que les professionnels de la technologie et les enseignants orientent les jeunes, les parents se doivent d’avoir un contrôle sur ce que font leurs jeunes sur les pages Web et particulièrement sur les réseaux sociaux.

En ce qui concerne le questionnement à savoir si nous sommes prêts à guider les élèves dans leurs apprentissages sur la technologie la réponse est mitigée. En tant que futurs enseignants, nous considérons avoir certaines compétences de base pour aider les élèves dans leur apprentissage des technologies de l’information et de la communication puisque dès notre jeune âge nous avons été initiés à la technologie. Par contre, nous sommes conscients que l’univers de la technologie est vaste et en constante évolution. Il est donc difficile de connaître l’ensemble des logiciels et nous avons pu le constater lors d’un sondage fait dans le cadre du cours « Initiation aux technologies éducatives ». Ainsi, en tant que futur pédagogue, nous croyons que suivre des formations de perfectionnement est nécessaire pour mieux guider nos élèves dans leurs apprentissages. Bien maitriser un contenu permet de bien le transmettre.

Pour terminer, nous croyons réellement qu’avec l’aide des professionnels de la technologie en partenariat avec les enseignants ainsi qu’avec le jugement moral des parents les élèves pourront développer de bonnes habiletés pour faire face à n’importe quelles facettes de la vie quotidienne. Comme nous l’avons mentionné dans le texte, la maternelle est un moment propice pour développer l’éveil aux technologies. Bien que notre formation nous fournisse des compétences sur la technologie, nous devons constamment nous mettre à jour. Ainsi, en développant tous ces outils nous deviendrons de bons modèles pour guider les générations futures. Finalement, avec cette constante évolution serait-il intéressant de se questionner sur les différentes applications permettant de varier la pédagogie éducative?

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Auteur: etu21

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Commentaires (6)

etu74 etu74 ·  14 septembre 2014, 6:39:25 AM

Je suis totalement en accord avec vous quand vous dites que les cours d'informatique devraient être donnés par des spécialistes de la technologie, et ce dès leur entrée dans le monde scolaire. Par contre je crois que le rôle des parents est plus important. Je suis en accord avec vous quand vous dites que les parents doivent contrôler ce que font leurs jeunes sur le Web. Par contre, avant d'effectuer ils doivent éduquer leurs enfants dès qu'ils utilisent une tablette ou un ordinateur. Ils ont la responsabilité de décider à quel âge leurs jeunes peuvent utiliser ces outils donc ils doivent leur enseigner afin qu'ils les utilisent correctement.

Patrick Giroux Patrick Giroux ·  15 septembre 2014, 2:40:41 PM

Votre idée de cours d'informatique par des professionnels n'est pas nouvelle. Certaines écoles l'ont adoptée. Comment pourrait-on l'articuler dans le contexte du PFEQ qui fait des TIC une compétence transversale?

etu7 etu7 ·  15 septembre 2014, 7:22:32 PM

Votre titre est vraiment accrocheur j'ai bien aimé!!!
De plus, je suis totalement en accord avec vous sur le fait que des professionnels pourraient donner des cours d'informatique ce qui pourrait diminuer la tâche des enseignants (qui en ont déjà beaucoup à faire, nous pouvons l'avouer!) Je trouve votre idée géniale je n'y avais même pas pensé! Bref, j'ai bien aimé votre texte vous avez fait du très bon travail!

Etu16 Etu16 ·  15 septembre 2014, 9:17:12 PM

J'aime vos idées, plus particulièrement sur le fait que ce soit des professionnels qui donnent des cours d'informatique, puisque les enseignants ont déjà beaucoup à faire. Je me demandais s'il y avait une progression des apprentissages des TIC? Puisqu'il est question des différentes compétences à développer et aussi des âges que les enfants doivent avoir pour l'utilisation de technologie de communication par exemple des réseau sociaux.

Etu8  Etu21  Etu27 Etu8 Etu21 Etu27 ·  16 septembre 2014, 9:55:34 AM

Merci pour tous les bons commentaires. Ceux-ci sont très appréciés.
Pour répondre à Parick, «les compétences transversales sont un levier pour les compétences disciplinaires.» En ce sens, les compétences transversales se doivent d'être bien développés pour pouvoir par la suite bien assimiler les compétences disciplinaires. Bien que les compétences transversales ne doivent pas faire l'objet de travail nous devons trouver des moyens pour favoriser leur épanouissement. Ainsi nous croyons que notre idée permet le développement de la compétence transversale des TIC. De plus, comme nous le voyons dans le PFEQ les professionnels pourront aider l'élève à atteindre chaque composante et suivre l'évolution de ces élèves. Également, le fait que ces élèves puissent avoir des bases dans le domaine des TIC permet pour ceux-ci de donner de meilleurs travaux et de, justement, mettre les élèves à un même niveau de compétence. Bien que le PFEQ se veut que les compétences transversales sont complémentaires aux compétences disciplinaires je crois que si nous n'avons pas de suivis où des formations données par des professionnels le développement des TIC va être comme il est présentement dans nos écoles, tout simplement absent.

étu119 étu119 ·  01 octobre 2014, 10:00:40 PM

Bien entendu que je suis d'accord avec la technologie dès la maternelle. Ce qui me gêne un peu, c'est le nombre de jeune de 10-11-12 ans, troisième cycle du primaire, qui s'approprient les réseaux sociaux. Vous mentionnez dans ce billet: "En effet, selon le rapport d’enquête (Août 2012) de monsieur Giroux et ses associés près de 90 % des jeunes du troisième cycle du primaire, disent utiliser les réseaux sociaux numériques. Par réseaux sociaux numériques, on entend Facebook, Twitter, YouTube, Etc." Difficile à croire qu'un enfant de cet âge soit déjà un "facebookeux" ou un "twitteux". J'émet mon opinion en tant que mère de jeunes enfants. Si on s'en tien à la recherche ou pour le traitement de texte, j'approuve son utilité. Heureusement, il y a des contrôles de sécurité dans nos écoles.

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