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Qui va gagner la partie de TIC-tac-toe?

L’évolution des technologies de l’information et de la communication (TIC) est considérable dans la société moderne en 2014. En effet, les jeunes d’aujourd’hui sont à la portée de cette technologie dès leur plus jeune âge. Beaucoup d’entre eux acquièrent énormément de connaissances à l’aide de ces outils. On leur offre des iPads, des iPods, des consoles de jeux vidéo, ce qui diffère des générations précédentes. Cela nous amène à nous questionner quant au domaine de l’éducation, puisqu’il est inévitable que ces technologies aient des répercussions sur l’enseignement éventuellement. Dans cette optique, trois questions importantes portent à réfléchir à ce sujet : qui doit enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC ? Quand doit-on le faire ? Sommes-nous prêts à le faire ? Dans cet article, nous établirons une réflexion sur notre position en tant que futures enseignantes par rapport à notre rôle concernant ces TIC.

D’abord, nous croyons fermement que ce n’est pas le devoir des enseignants de faire apprendre la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC. Avouons-le, il est quasi impossible d’être plus compétent par rapport aux technologies que les jeunes d’aujourd’hui. Ceux-ci sont extrêmement autodidactes dans ce domaine, et bien souvent, ce sont eux qui sont capables d’en montrer à leurs confrères et aux adultes. De plus, si les enseignants utilisent de leur temps pour enseigner les nouvelles technologies de l’information, ils perdent inévitablement du temps pour enseigner les autres matières. Les jeunes d’aujourd’hui ont déjà beaucoup de difficultés à l’école. S’il fallait qu’une enseignante laisse tomber ces cours qui sont si importants au détriment d’une technologie qui est probablement déjà maitrisée par la majorité des élèves, cela nuira davantage qu’aider. Dans le même ordre d’idées, selon la formation à l’enseignement, la compétence 8 consisterait à intégrer les TIC à notre enseignement pour faciliter l’éducation aux enfants avec ou sans besoin particulier, car l’élève est au centre de ses apprentissages. Cependant, la plupart du matériel dans les écoles étant désuet, l’élève se retrouve restreint dans sa stimulation et son épanouissement éducatif. Cela nous amène donc à répondre que l’enseignement à la citoyenneté numérique et les compétences liées au TIC doivent être transmises par les parents principalement. Ceux-ci disposent du temps nécessaire pour un enseignement efficace et individuel avec l’enfant. En effet, le rapport 1 pour 1 est plus bénéfique, et le rythme d’apprentissage de l’enfant est mis en premier plan. Les parents pourront donc jouer un rôle plus important dans les apprentissages de leur enfant. Ainsi, ils pourront octroyer les valeurs qui leur sont chères pour ensuite guider l’utilisation adéquate des TIC.

Dès leur plus jeune âge, la plupart des enfants interagissent avec les outils didactiques. Notre rôle d’enseignante est de sensibiliser les parents et les enfants à l’apprentissage des technologies éducatives qui doit se faire le plus tôt possible, afin de s’assurer qu’ils suivent l’évolution de la société. Selon la recherche du CEFRIO sur la génération C (Rapport synthèse CEFRIO: décembre 2009), on observe une augmentation de l’utilisation des TIC auprès des plus jeunes, il est alors primordial que ceux-ci soient en constante interaction avec l’univers qui les entoure. C’est également durant cette période que le cerveau de l’enfant est plus réceptif envers les nouvelles informations qui s’y rattachent. De plus, l’enfant est un être curieux qui cherche à tout comprendre. Plus l’enfant est jeune dans l’apprentissage des technologies, plus il sera en mesure de les appliquer avec facilité dans un futur proche. En tant qu’enseignantes, nous nous devons de nous assurer que cet enseignement est acquis chez les jeunes, même si nous sommes conscientes qu’ils sont en mesure d’acquérir ces connaissances sans que personne les pousse à le faire.

Assurément, nous répondons avec conviction que nous sommes prêtes à intégrer les TIC dans nos classes, sans pour autant les enseigner, mais bien pour les exploiter au mieux de notre capacité dans le but de stimuler les jeunes. Pour ce faire, il nous faudra être constamment à l’affût des nouvelles arrivées technologiques. Notre rôle est de s’adapter aux jeunes d’aujourd’hui, alors nous devrions avoir les formations nécessaires pour répondre à leurs besoins. Nous sommes ouvertes et prêtes à en apprendre davantage durant nos stages et nos cours, notamment quant à l’utilisation du fameux tableau blanc interactif (TBI). Nous savons que les élèves peuvent nous en apprendre énormément, et nous en sommes ravies. Il faudra également penser à une conformité pour tous les enseignants du milieu, autant ceux qui ont été formés avant que la citoyenneté numérique soit à son apogée, que ceux qui sont en formation actuellement. De ce fait, des formations devraient être obligatoires et disponibles plusieurs fois par année, afin d’obtenir la certitude que l’enseignement se fait sur des bases similaires. Ainsi, il est du devoir de l’enseignant de préserver son savoir grâce à la formation continue, mais il a tout de même besoin des ressources professionnelles qui sont expertes en la matière pour que ses aptitudes soient fondées et bien maitrisées.

En définitive, nous croyons qu’il est du devoir des parents d’enseigner la citoyenneté numérique à leur enfant, puisqu’ils peuvent le faire individuellement en suivant le rythme de leur enfant, chose qui est plus difficile à faire par les enseignants. Ensuite, en tant qu’enseignantes, nous devons promouvoir l’apprentissage des TIC dès le plus jeune âge de l’enfant, étant donné que le cerveau est une éponge durant cette période. Enfin, nous sommes prêtes à intégrer les technologies éducatives dans notre approche avec les jeunes, et ce, tout en continuant notre formation. En bref, la société nous oblige à exploiter adéquatement nos connaissances technologiques auprès de ces élèves quand a lieu de faire un enseignement magistral qui nécessite du temps, notamment pour l’usage du TBI. L’enseignant n’a d’autre choix que de se moderniser et mettre à jour ses compétences générales, tout autant que celles rattachées à la technologie.

Article réalisé par: etu102, etu103, etu104, etu110.

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Auteur: etu102

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Commentaires (4)

etu113 etu113 ·  21 septembre 2014, 9:48:37 AM

Je suis bien d'accord avec vous, les répercussions des TIC sont inévitables en enseignement et il est vrai que les élèves sont souvent plus à l'aise avec elles que la majorité des enseignants. De plus, j'abonde dans votre sens lorsqu'il s'agit d'affirmer que le matériel dans les écoles est, pour la plupart, désuet, voire inaccessible. Cependant, pour ma part, je crois que les enseignants ont une part de responsabilité dans l'apprentissage de la citoyenneté numérique de leurs élèves puisque l'un de leurs rôles dans la société est de former les adultes de demain. D'ailleurs, cet apprentissage n'a pas besoin de faire l'objet d'un cours tels le français ou la mathématique. Il peut s'insérer dans le contenu du cours d'Éthique et culture religieuse, sous forme de projet d'écriture en Français ou même comme thème principal d'une pièce de théâtre en Arts dramatiques, par exemple.

Donc, qui va gagner la partie ? Je souhaite sincèrement que cela soit les élèves...

etu118 etu118 ·  01 octobre 2014, 6:31:38 PM

J'abonde dans le même sens que etu113. Les écoles ne sont pas toutes équipées de TBI ou de laboratoire informatique moderne. J'ai eu la chance de faire un stage dans une nouvelle école, donc à jour au niveau de TIC, Le préscolaire et 1er cycle ont la chance d'avoir un chariot de tablettes électroniques, quant aux autres cycles, ils ont accès à un chariot d'ordinateurs portables. Il est ainsi beaucoup plus facile d'intégrer les TIC dans toutes les sphères de l'enseignement. En ayant accès à ces outils à même la classe, la gestion est beaucoup plus facile. De plus, avec le TBI, les élèves sont souvent sollicités et sont plus attentifs grâce à un intérêt marqué par les écrans.

Par contre, toutes les écoles n'ont pas cette chance et doivent contourner cet aspect afin d'intégrer les TIC dans les cours. Il doit être plus difficile pour une enseignante d'être à jour en n'ayant pas accès à ces technologies.

etu108 etu108 ·  01 octobre 2014, 8:56:49 PM

Je trouve votre billet intéressant et les arguments cités vont dans le même sens que mon opinion par rapport à l'enseignement des TIC chez les jeunes.

Comme vous, je crois que cet enseignement doit être d'abord fait à la maison. Moi et mon équipe avons mentionné dans notre billet, qu' il est clair que

les jeunes de nos jours naissent pratiquement avec toutes ces connaissances! Et même si on pense que certaines familles ne sont pas dotés de TIC

à la maison, il y en a tellement partout, que tôt ou tard, l'enfant prendra contact avec ceux-ci. Nous sommes prêtes, comme vous,

à enseigner une certaine base de l'informatique à nos élèves, mais de là a en faire un cours 101, je ne pense pas.

Super billet! Les arguments sont bien amenés, bravo!

etu117 etu117 ·  01 octobre 2014, 11:05:57 PM

Wow !!!!! J'adore votre billet. Je partage le même point de vue que vous, car c'est le devoir des parents de leur montrer la technologie avant tout. D'ailleurs, les jeunes interagissent avec les outils didactiques très tôt ( iPad, jeux vidéos, etc. ) Alors, je suis tout à fait d'accord des arguments amenés !!!!!! 

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