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Une mise à niveau pour les enseignants sur les TIC serait-elle nécessaire dans les écoles au Québec?

Plus le temps passe et plus le monde des technologies avance et les jeunes semblent prendre goût à ce tout nouveau tournant. Maintenant, il faut savoir si le MELS à tenu compte de cette réalité dans le futur proche. Les enseignants se trouvent très fréquemment dans des écoles où il y a peu de spécialistes en technologie et encore moins de matériel récent. Tant qu’à lui, le Ministère ne semble pas réaliser à quel point il peut créer un gouffre entre les technologies et l’enseignement en n’agissant pas. Mais comment se fait-il que nous soyons rendus là au Québec?

Nous sommes présentement dans une période transitoire en ce qui a trait à l’utilisation des technologies en classe au Québec. L’utilisation des livres est loin d’être désuète, mais les outils informatisés sont de plus en plus utiles et pratiques. Je porte à croire que les enseignants ne savent plus exactement comment se situer face à cette nouvelle réalité. Plusieurs facteurs entrent en compte quant à l’utilisation peu fréquente des technologies en classe.

Suite à mon stage Découverte de la profession enseignant et confirmation du choix professionnel dans une école primaire de la région, j’ai cru remarquer une lacune évidente chez certains enseignants dans des activités liées aux technologies. Malgré cela, en moyenne, les enseignants utilisent relativement bien les TIC. Mais encore une fois, on ne l’utilise peut-être pas encore à ça pleine capacité.

On éloge très souvent les bienfaits de l’utilisation des TIC dans la classe, mais on oublie de se concentrer sur l’élaboration de projets signifiants. Les enseignants savent qu’il est important d’utiliser les ordinateurs pour différentes activités avec leurs élèves, mais ils ne savent pas par où commencer. Premièrement, dans beaucoup d’écoles, l’accès au laboratoire informatique est limité comme il est utilisé par toutes les classes de l’école, ce qui ne facilite pas les projets. De plus, les ressources comme les conseillers pédagogiques sont difficiles à trouver et peut-être pas utilisés à leurs pleines capacités. Sans oublier que les enseignants n’ont aucun temps libéré en classe afin de monter des projets TIC.

Suite à ses constatations, j’étais très curieuse à l’idée de connaître où nous étions rendus au Québec en matière de technologie éducative et j’ai effectué une recherche internet afin de trouver des ressources en ligne pour aider les enseignants et les futurs enseignants. Au départ, je n’avais aucune idée de l’étendue des ressources sur le web. J’ai été agréablement surprise de voir tout ce qui était mis à notre disposition pour nous faciliter la tâche côté technologie éducative, et ce, autant au niveau des ressources que des produits.

Je vous en fais part et vous suggère fortement d’aller y glisser un coup d’œil si vous ne connaissez pas ses réseaux de réussite : RIRE : Réseau d’information pour la réussite éducation qui s’intéresse aux pratiques innovantes en éducation notamment l’utilisation des TIC

RIRE est aussi une réalisation du CTREQ Centre de transfert pour la réussite éducative au Québec qui eux valorise la réussite scolaire et propose des outils intéressants.

La société GRICS offre des services de soutien aux enseignants et des outils pédagogiques intéressants ainsi que beaucoup d’autres produits.

Sans oublier les nombreux logiciels libres qui facilitent la tâche à beaucoup d’enseignants qui veulent prendre d’eux même l’initiative de trouver leurs ressources didactiques. Voici une page web de APO CSSMI qui vaut le coup.

AQOPS Association Québécoise des utilisateurs de l’ordinateur au primaire-secondaire dont leur mission est de regrouper tous les niveaux scolaires afin de favoriser l’intégration et l’utilisation pédagogiques des technologies de l’information et de la communication en éducation.

Logiciels éducatifs à deux objectifs principaux de constituer un répertoire de logiciels éducatifs et de publier une analyse critique des logiciels répertoriés sur leurs sites.

Toutes ces ressources sont selon moi incontournables et méritent d’être utilisé par tous les enseignants. Pourtant, tout porte à croire que ce ne sont la majorité des enseignants qui utilisent ces sites d’informations. Je tiens à dire qu’il est facile de ce tenir au courant à l’aide de ces sites et qu’il serait important de miser sur des ressources faciles d’accès. Mais à qui est le rôle de les diriger vers ses aides pédagogiques commodes : L’enseignant, la direction, le conseiller pédagogique? Je crois que le rôle revient à chacun, car les écoles doivent toutes participer à l’élaboration de l’utilisation des technologies. Avec ces sites, j’ai pu prendre conscience que malgré le manque de compétences des certains enseignants en TIC, les ressources sont présentes sur le web. On peut remarquer que plusieurs ateliers sont présentés ainsi que des colloques. La direction a selon moi comme rôle à présenter et motiver ses enseignants à participer à des activités de la sorte.

On en arrive à ma principale interrogation : une mise à niveau pour les enseignants en matière de TIC dans les écoles serait-elle nécessaire? Je pense qu’une mise à niveau serait sans nul doute fort souhaitable afin de réduire ces inégalités de compétence. Le gouvernement devrait mettre sur pied un programme afin de contrer ces lacunes auprès des enseignants tout en ayant un budget afin que les écoles puissent se procurer une plus grande quantité d’ordinateurs ou autre matériels à l’ère des technologies.

Je crois qu’en premier lieu la direction des écoles est le principal acteur dans l’utilisation des TIC en classe. Une direction qui prône les technologies et outille ses enseignants aura beaucoup plus de chance de voir des projets informatiques se réaliser. Il est certain qu’il restera toujours des exceptions à la règle comme des enseignants poussés en informatique dans une école ne valorisant pas les TIC tandis que d’autres profs vont préférer une méthode plus conservatrice dans des écoles valorisant l'utilisation des TIC. Néanmoins, compte tenu du manque de temps des enseignants pour préparer des activités d’apprentissage réelles et signifiantes en TIC, la direction d’établissement scolaire devra prendre conscience qu’en donnant des périodes libres pour leur permettre de planifier des leçons au goût du jour, la technologie entrera beaucoup plus rapidement dans les classes au Québec.

J’ai fait d’autres découvertes avec mes recherches sur le web comme le réseau pour le développement des compétences de l’intégration des technologies (RÉCIT) qui est le programme du gouvernement afin d’aider les enseignants à se familiariser avec les TIC. J’ai pu remarquer que ce réseau offrait un camp TIC dans les régions 03 et 12 du 16 au 20 août dernier. http://www.recit.qc.ca/ Mais est-ce que c’est suffisant afin de contrer tout ce manque? Les colloques, les rencontres sur le web sont très bien, mais je crois que ce sont des rencontres où l’on retrouve une catégorie d’enseignants qui savent déjà très bien utiliser les TIC. Il faut aller chercher l’intérêt de ceux qui ressentent des difficultés et les aider à mettre à niveau leur compétence informatique.

RECIT a aussi comme mission de soutenir les enseignants avec des conseils en technopédagogie à l’aide de ces animateurs RÉCIT. Mais le problème est relié au manque de ressources, on retrouve environ une centaine d’animateurs RÉCIT pour 78 000 enseignants partout au Québec. Je souligne que pour la région entière du Saguenay-Lac-Saint-Jean on compte seulement quatre animateurs en fonction soit un dans chaque commission scolaire. Ces ressources sont d’une qualité incroyable, mais est-ce qu’ils sont capables eux-mêmes d’utiliser leur pleine capacité lorsqu’ils ont tant d’enseignants sous leurs bras? Personnellement, je crois que non.

J’ai pu prendre conscience que malgré le manque de compétences des enseignants en TIC, les ressources sont présentes, mais peu nombreuses dans les écoles.



Donc, comme bilan final je soutiens que le gouvernement devra effectivement offrir une formation continue aux enseignants au niveau primaire et secondaire, mais avant, il devra miser sur un renouvellement des ressources. En effet, il a encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine et le gouvernement aura à invertir afin de pouvoir offrir le matériel nécessaire aux enseignants. Par la suite, il sera question de mettre sur pied une mise à niveau pour les enseignants, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire avant que le MELS AGISSE!

Stéfanie L.

Je certifie avoir utilisé tous les outils disponibles afin de rendre ce texte sans fautes.

Sources:

Cathy Lalancette, enseignante au primaire à l'école Ste-Thérèse www.francoisguite.com http://www.mels.gouv.qc.ca/drd/tic/pdf/recitfrancais.pdf http://www.profetic.org/spip.php?article6675

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Auteur: etu27

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Commentaires (5)

Julie Deslippe Julie Deslippe ·  13 octobre 2010, 12:20:26 PM

En tant que conseillère pédagogique RÉCIT en Montérégie, je suis tout à fait d'accord qu'il y a urgence à agir côté technologies dans les écoles du Québec. Les enseignants, souvent remplis de bonne volonté, manquent de ressources afin d'intégrer les TIC en classe. Que ce soit un manque de compétence, de temps, de matériel informatique ou d'accompagnement, les enseignants sont portés à mettre sous la pile des nombreux dossiers à traiter celui de l'intégration des TIC. Les enseignants qui utilisent quotidiennement les technologies en classe sont plutôt marginaux. Le réseau des RÉCIT est une ressource incroyable pour tous les enseignants qui ne savent pas par où commencer. Une multitude de projets à leur portée sont proposés selon les disciplines enseignées en tenant compte de leur degré de maîtrise des technologies. Une ressource qui se devrait d'être enrichie d'une plus grande part de budget afin de répondre aux besoins de formation des enseignants.

En plus de ma tâche RECIT, je suis conseillère pédagogique en français au primaire. Je suis donc à même de constater que lorsque le Ministère met en place de nouveaux programmes, plans, cadres de référence en évaluation etc., d'importantes sommes sont allouées à la formation des enseignants. Je comprends bien l'importance de la mise à niveau des connaissances des enseignants afin qu'ils soient en mesure de développer les compétences disciplinaires chez leurs élèves. Par contre, on oublie souvent les méthodes d'enseignement qui sont jugées efficaces par la recherche afin que l'élève les développe ces compétences. C'est à cet endroit précis que l'intégration des TIC prend tout son sens. Il est donc primordial que l'école soit un lieu qui intègre les divers outils qui font partie intégrante de la vie des jeunes de la Génération C. De quelle façon une mise à niveau serait-elle réalisable? Je crois que votre piste sur le rôle de la direction en est une des plus pertinentes. Je constate au quotidien que les écoles dirigées par des leaders techno-pédagogiques regorgent de projets stimulants et signifiants pour les élèves. Je suis également à même de constater le degré de motivation des élèves quand je me pointe dans leur classe afin d'accompagner leur enseignant dans un projet TIC.

Finalement, il ne s'agit pas d'alourdir la tâche des enseignants en leur demandant d'intégrer les TIC en classe. Il s'agit de prendre le temps de les accompagner afin qu'ils soient en mesure de constater qu'intégrer les technologies en classe, ce n'est que faire l'école comme autrefois, mais autrement.

Au plaisir!

Julie Deslippe, conseillère pédagogique

Élisabeth Dufour Élisabeth Dufour ·  14 octobre 2010, 8:16:23 PM

Bonjour,

je suis aussi d'accord avec vous que les écoles et les directions d'écoles ont une grande part de responsabilité pour initier, favoriser et soutenir l'intégration des TIC dans les écoles. Il ne faut pas oublier que les enseignants actuels sont parfois beaucoup plus dépassés que nous face à cette réalité. Un des moyens de les rejoindre est d'offrir de la formation à ces enseignants et des outils pour qu'ils puissent les utiliser adéquatement afin de développer des activités signifiantes pour les élèves. Les activités actuellement utilisées avec les élèves sont beaucoup des exercices en lien avec la matière ou une activité récompense qui permette d'utiliser les ordinateurs.

Belle réflexion Stéphanie!

Élisabeth

Stéfanie L. Stéfanie L. ·  19 octobre 2010, 3:43:58 PM

Merci pour les commentaires! Vous avez pu remarqué, ça m'a pris un certain temps avant de répondre, c'est justement parce que j'étais en accord avec vos réflexions.
Ce midi, je suis allé écouter des étudiantes du BAC en préscolaire-primaire qui ont parlé de leur expérience à Clair2010. Elles nous ont parlé du fonctionnement de cette petite école c'est-à-dire ce qu'ils utilisent comme matériels, la chimie de l'équipe-école et la motivation des élèves. Ça m'a beaucoup fait réfléchir et j'ai été surprise de voir comment mon essai était en lien avec le sujet alors je vous en fait part.

En effet, cette école du Nouveau-Brunswick regroupe tout les éléments clés afin qu'une école puisse utiliser les TIC à leurs meilleurs: un directeur qui prône les TIC, des enseignants motivés et des ressources matériels en grande quantité.

Je crois que cette école est un source d'inspiration pour toute les autres au Québec car elle nous permet de voir qu'il est possible d'utiliser les TIC, que ça fonctionne et d'avoir des subventions du Gouvernement.
J'ai pu conclure que ma réflexion était bien réelle et que finalement les TIC dans les écoles, c'est drôlement bien quand on les valorisent!

etu41 etu41 ·  20 octobre 2010, 1:57:59 PM

Bonjour, je suis totalement en accord ! Il manque énormément de ressources afin que les enseignants se sentent parfaitement à l'aise d'utiliser les TIC dans des projets scolaires ou tout simplement dans leur enseignement. Effectivement, les commissions scolaires semblent manquer d'argent à investir dans ce domaine. L'an dernier, le travail de mon oncle était d'aider les élèves en difficulté en intégrant des technologies dans plusieurs écoles de la région. Je l'ai accompagné une journée dans une école primaire et nous sommes allés voir un élève qui avait des difficultés en ce qui concerne sa vue. Pour lui, il était impossible de lire un livre ou de suivre un exercice en classe sans une machine qui lui grossissait le texte. L'élève m'a tout expliqué comment il s'y prenait pour lire ou pour faire ses exercices, mais avait eu besoin du soutien de mon oncle pour lui expliquer les programmes et le fonctionnement qui avait été mis en place pour qu'il soit le plus autonome possible. J'étais émerveillée de voir comment cet enfant performait au sein du groupe. Par manque de budget, ce poste a été enlevé cette année dans la commission scolaire. Ce qui prouve que ce n'est pas demain la veille que nous aurons des aides pédagogiques afin d'intégrer les TIC en classe...

mariec mariec ·  27 octobre 2010, 1:21:55 PM

Bonjour Stéfanie, je suis moi aussi tout à fait en accord avec les arguments que tu amènes dans ton texte. Il est primordial qu'il y est investissement afin que les enseignants puissent être formés afin d'utiliser les technologies convenablement. J'ai moi aussi orienté mes recherches sur l'intégration du Web 2.0 en classe et j'ai réalisé que les éducateurs disposaient d'énormément de ressources. À l'inverse, il est certain que s'ils n'ont aucune ou encore peu de connaissance au point de vue technologique, il peut paraître très difficile de les intégrer de façon pertinente. Donc, je suis certaine qu'en leurs offrants une formation, ceux-ci seraient en mesure de l'utiliser à leurs avantages.

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